Hammond met en garde Johnson : "Un Brexit sans accord serait une trahison des Britanniques"

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Aux côtés de Philippe Hammond, d'autres poids lourds s'opposent à la stratégie de Boris Johnson, lequel n'a pas écarté la possibilité de suspendre le Parlement en octobre pour empêcher les députés de bloquer la sortie sans accord qu'il souhaite.
Aux côtés de Philippe Hammond, d'autres poids lourds s'opposent à la stratégie de Boris Johnson, lequel n'a pas écarté la possibilité de suspendre le Parlement en octobre pour empêcher les députés de bloquer la sortie sans accord qu'il souhaite. (Crédits : Reuters)
Selon l'ancien chancelier, le Premier ministre Boris Johnson adopte actuellement une "position destructrice" pour renégocier et précipite le Royaume-Uni vers une sortie sans accord. Hammond accuse notamment les membres non élus qui tirent les ficelles en sous-main tel Dominic Cummings, conseiller spécial de Boris Johnson et cerveau de la campagne du référendum.

L'ex-ministre britannique des Finances Philip Hammond a prévenu mercredi le nouveau Premier ministre Boris Johnson qu'un Brexit sans accord "trahirait" le vote du référendum de 2016 en faveur du divorce avec l'Union européenne.

"Un Brexit sans accord serait une trahison du résultat du référendum de 2016", a dénoncé Philip Hammond dans une tribune publiée mercredi dans le journal The Times.

"Prétendre que les électeurs en faveur d'une sortie de l'UE ont voté pour un Brexit dur sans accord est un travestissement de la vérité".

Lors de la campagne du référendum, qui a vu le oui l'emporter à 52% en faveur d'une sortie de l'UE, les conditions du divorce n'avaient pas fait l'objet de débats.

Le chef de gouvernement Boris Johnson, qui a succédé à Theresa May le 24 juillet, a assuré que le Royaume-Uni quitterait l'UE le 31 octobre, jour prévu du Brexit, qu'il ait réussi ou non à renégocier l'accord de sortie conclu entre l'ancienne Première ministre et Bruxelles.

Hammond fustige ceux qui tirent les ficelles du gouvernement

Or, selon l'ancien chancelier, le Premier ministre adopte actuellement une "position destructrice" pour renégocier et précipite le Royaume-Uni vers une sortie sans accord, en réclamant non pas des "changements conséquents" à la disposition controversée du filet de sécurité irlandais, mais son "retrait total".

"Les personnes non élues qui tirent les ficelles de ce gouvernement savent qu'il s'agit d'une demande à laquelle l'UE ne peut pas, et ne donnera pas suite", a-t-il jugé, en allusion à Dominic Cummings, conseiller spécial de Boris Johnson et cerveau de la campagne du référendum.

Le filet de sécurité prévoit que tout le Royaume-Uni reste dans l'union douanière si aucune meilleure solution n'est trouvée à l'issue des discussions sur la future relation entre l'UE et Londres pour éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord (province britannique) et l'Irlande (membre de l'UE).

D'autres poids lourds s'opposent à la stratégie de Boris Johnson, qui n'a pas écarté la possibilité de suspendre le Parlement en octobre pour empêcher les députés de bloquer une sortie sans accord.

"S'il y a une tentative de contourner, d'outrepasser ou - que Dieu nous en préserve ! - de suspendre le Parlement (...) je me battrai de toutes mes forces pour l'empêcher", a déclaré mardi soir John Bercow, président de la Chambre des communes.

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Commentaires
a écrit le 16/08/2019 à 12:35 :
Dire qu'une sortie du Brexit sans accord sera une catastrophe pour les anglais est une ineptie.
Demandez aux Suisses s'ils veulent rentrer dans la CEE. Ils ne voudront surtout pas donner de l'argent à une usine à gaz en perdition....
a écrit le 15/08/2019 à 17:33 :
Ah!! Il a pas froid aux yeux le Bojo. Suspendre le Parlement !!
Il n'en est pas à une énormité près avec une crise politique majeure à la clé.
Et ts ces parlementaires et opposants qui ne s'insurgent pas et qui anonnent " un brexit sans accord serait une trahison du résultat du referendum de 2016".
Eh oh! On n'en est plus là. Y a le feu à bord et le fait play a ses limites...
a écrit le 15/08/2019 à 17:07 :
Si je comprends bien, les mêmes excités du brexit, qui crient au scandale démocratique quand on évoque la possibilité d'un second référendum, sont disposés à suspendre le parlement le temps de faire leur sale besogne.

Ca relativise beaucoup la fibre patriotique et le respect des institutions qui définissent la démocratie, de BJ. Faut que les britanniques s'en débarrassent au plus vite, ca va mal finir.
a écrit le 15/08/2019 à 16:37 :
Le Boris comme tous les populistes veut juste couler le bateau
Il sait très bien que l Europe ne va rien lâcher et qu il n a pas de majorité

Il va laisser pourrir et la sortie sans accord sera une obligation
Les conséquences il s’en fou il partira

Bravo aux anglais incapables d organiser un référendum sur la sortie sèche qui va les conduire à une guerre et une récession sans précédent
Réponse de le 19/08/2019 à 18:20 :
Une guerre ?
a écrit le 14/08/2019 à 21:22 :
Les européistes sont morts de trouille... Comprenez-vous la démocratie et l' abc de l' économie ?

« D’un point de vue économique, c’est comme si l’UE passait de 27 à 9 États-membres. Face à un événement de cette ampleur, la réaction de l’UE frôle le déni pathologique de réalité… Ils devraient se rappeler que la prospérité et les emplois allemands sont en jeu ici. Il est clairement dans l’intérêt de l’Allemagne que les échanges et les investissements se poursuivent sans entrave..

En réalité, le « blocage » européen découle d’un système qui a délibérément supprimé le pouvoir des Parlements et des gouvernements et qui a enchâssé l’automaticité de ce système dans des traités qui ne peuvent être révisés que par des procédures extraordinaires. Personne à Bruxelles ne voit la perspective d’une « telle chose » – c’est pourquoi le « disque » bruxellois est rayé dans une répétition du mantra selon lequel il « n’y a pas d’alternative » (TINA) à une plus grande et plus profonde intégration européenne. Et c’est précisément ce à quoi les « souverainistes » européens sont déterminés à s’opposer, par tous les moyens possibles...
Ambrose Pritchard "Evans Germany Stalls and Europe Craters".
Réponse de le 16/08/2019 à 13:51 :
N’importe quoi!
Un alignement de mots qui n’ont ni queue ni tête
a écrit le 14/08/2019 à 20:50 :
"Lors de la campagne du référendum, qui a vu le oui l'emporter à 52% en faveur d'une sortie de l'UE, les conditions du divorce n'avaient pas fait l'objet de débats."
Tout le problème est là : les brexiters n'avaient aucun plan et de toute façon ça ne les intéressaient pas.
a écrit le 14/08/2019 à 20:40 :
Ca fait des années qu'ils blablatent sur le backstop mais ils ne proposent rien d'autre.
a écrit le 14/08/2019 à 18:33 :
Un Brexit sans accord, c'est le retour inévitable d'une frontière entre les 2 Irlandes, c'est à dire le retour de la guerre.
Ne serait-ce pas la finalité du Brexit dont les buts sont plus politiques qu'économiques, pour dénigrer, discréditer, faire porter le chapeau des problèmes à L'UE, l'affaiblir pour enfin la faire disparaitre et replacer le RU au centre d'un jeu dont il n'est plus le maître depuis (pensent certains) trop longtemps.
a écrit le 14/08/2019 à 18:30 :
Boris n est que la facette dure , un autre lui succédera et ainsi de suite , jusqu a une élection programmée à leur calendrier .
Et selon les résultats un Brexit pourra ou non être envisagé .
Ainsi l honneur sera sauf !
a écrit le 14/08/2019 à 18:07 :
euh, je croyais que le parliment devait enteriner l'accord de sortie ( donc le non accord); vu comme ca se passe, c'est pas joue!
je suis pas sur que suspendre l'intitution pour l'empecher de voter soit tres constitutionnel, ce qui rendrait la sortie caduque.......ou du moins suspendu a des considerations politique d'un niveau encore superieur pour un resultat couru d'avance.......
les braillards sont prets a tout pour sauver la face, c'est triste
Réponse de le 15/08/2019 à 17:44 :
Les députés ont anticipé le coup de Trafalgar de Johnson et ont voté le 18 juillet une loi qui oblige le gouvernement à rendre compte au parlement tous les 15 jours sur un sujet étranger au brexit (le rétablissement du gouvernement régional d’Irlande du Nord, suspendu depuis 2017 pour cause de désaccord entre le DUP et le Sinn Féin).

Concrètement cela empêche le gouvernement de suspendre la session parlementaire jusqu'en décembre 2019.

Autre point. Seule la Reine peut déclarer la fin d'une session parlementaire. Jusqu'ici elle est restée d'une neutralité absolue, mais vu l'enjeu pour le royaume et la couronne, il est possible qu'elle refuse.
Je pense que cette entorse aux coutumes serait appréciée des sujets britanniques, y compris en faveur du Brexit, mais démocrates.

Bref Johnson prend un gros risque s'il veut passer en force.
a écrit le 14/08/2019 à 17:49 :
"la stratégie de Boris Johnson, qui n'a pas écarté la possibilité de suspendre le Parlement en octobre pour empêcher les députés de bloquer une sortie sans accord."
Comment le Parlement, où, rappelons-le, BoJo n'a PAS de majorité, pourrait accepter ce véritable coup d'état (quand je pense qu'en France on râle pour un malheureux 49-3...)? Cet apprenti dictateur sans foi ni loi doit être démis au plus tôt.
a écrit le 14/08/2019 à 16:22 :
Pourquoi faudrait t-ils qui attendent un accord pour sortir de l'UE quant a la trahison laisser moi rire!!un farfelu pareil qui ne propose rien et ne voit que la Sainte europe
a écrit le 14/08/2019 à 15:29 :
"Un Brexit sans accord serait une trahison des Britanniques" Heu... pardon! De l'UE de Bruxelles! non... de la GB vis à vis du dogme bruxellois! Bref les plus malheureux sont ceux qui restent, sniff! bye,bye!
Réponse de le 14/08/2019 à 17:52 :
A titre perso je suis pressé qu'ils dégagent, leur lamentable spectacle n'a que trop duré. De toutes façons ils reviendront quand ils auront compris que sans l'UE, le RU ne pèse plus rien (si tant est même qu'il n'explose pas).
Réponse de le 15/08/2019 à 13:40 :
Personnellement je pense la même chose, il faut que le doute disparaisse!

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