L'inflation accélère en Allemagne en juillet

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Les prix ont progressé de 0,4 % en juillet en Allemagne.
Les prix ont progressé de 0,4 % en juillet en Allemagne. (Crédits : © Lucas Jackson / Reuters)
Les prix ont progressé de 0,4 % en juillet dans la première économie de la zone euro après 0,3 % en juin. Les produits alimentaires ont porté les prix vers le haut.

L'inflation s'est accélérée en Allemagne en juillet. Sur un an, les prix affichent une hausse de 0,4 % dans la première économie de la zone euro. En juin, ce taux d'inflation était à 0,3 % et en mai à 0,1 %. L'accélération est donc continue et supérieure à ce qu'attendaient les économistes qui tablaient sur une hausse de 0,3 % des prix allemands pour juillet. Sur un mois, la hausse est également de 0,4 %.

Portée par l'alimentation

Un élément principal semble avoir joué sur cette hausse des prix : l'alimentation. Les prix des produits alimentaires ont progressé de 1,1 % sur un an en juillet contre seulement 0,1 % en juin. L'ensemble des prix des biens industriels a reculé de 0,7 % en juillet contre une baisse de 0,8 % en juin. Les prix de l'énergie continuent cependant de tirer les prix vers le bas. Sur un an en juillet, ils ont reculé de 7 %. C'est moins qu'en avril ou en mai (avec -8,5 % et - 7,9 %), mais c'est plus qu'en juin (-6,4 %). Enfin, les prix des services, qui traduit le mieux la dynamique inflationniste interne de l'économie allemande demeure assez soutenu à 1,4 % en juillet, mais il n'y a pas d'accélération, ce chiffre étant le même qu'en juin.

Accélération aussi pour la zone euro ?

Même si l'accélération de l'inflation sous-jacente, hors énergie, tabac et alimentation, devrait être moins élevée compte tenu de la hausse des prix alimentaires, ce chiffre est une bonne nouvelle pour la zone euro et pour la BCE qui cherche toujours à redresser les anticipations d'inflation à moyen terme des agents économiques. La première estimation pour juillet de l'inflation de l'ensemble de la zone euro sera connue vendredi 29 juillet dans la foulée de la croissance du deuxième trimestre. On peut s'attendre à une accélération, même si on reste loin de l'objectif de 2 % de la BCE, que l'inflation sous-jacente reste peu dynamique et que l'on dépend encore beaucoup des évolutions des prix énergétiques.

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a écrit le 29/07/2016 à 9:51 :
Il est temps pour l'Allemagne de réévaluer son smic de misère (8€50 brut/h actuellement) pour enfin faire gagner du pouvoir d'achat a tous ces pauvres allemands qui triment pour pas grand chose et enfin laisser respirer les autres pays européens !
Réponse de le 30/07/2016 à 8:48 :
Il y a mieux que le smic en Allemagne il y a 3 millions de mini jobs (des emplois à ..plein temps payés 1 euro de l'heure) et si vous refusez on vous coupe la sécu , un beau pays je vous dis , un miracle économique pour ...les rentiers ,enfin une main d'oeuvre abordable !
a écrit le 29/07/2016 à 1:28 :
L'inflation est seulement une bonne nouvelle pour l'Etat qui engrangera plus de plus de TVA suite la hausse des prix et ralentira les intérêts de la dette .
les gens apprécieront de payer plus cher le gaz , l'eau , l'électricité ; le loyer ....
Ne parlons même pas des retraités dont les retraites ne sont plus indexées sur l'inflation , ils vont vite tomber dans la misère .
De plus , à part pour les smicards , et encore avec un temps de retard , aucune loi n'oblige les employeurs à vous augmenter en cas d'inflation , et donc ils ne le feront pas !
Dond , je le répète , depuis quand la hausse des prix est-elle une bonne nouvelles pour les gens ?
Réponse de le 29/07/2016 à 11:32 :
Cette fiscalité confiscatoire, propre à la société française, n'est pas révélateur de l'avidité économique du gouvernement Valls. Au contraire, pour mener à bien les politiques sécuritaires, économiques en vue de se faire État-Providence, il faut privilégier les investissements publics. Or, la source de financement de la classe dirigeante, reste les taxations et impositions. C'est donc un mal pour un bien. Néanmoins, cette politique budgétaire peut amener à une dérive autoritaire !
a écrit le 29/07/2016 à 1:13 :
Ah bon? etdepuis quand la hausse des prix est-elle une bonne nouvelle pour les consommateurs

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