L'UE débloque 2,4 milliards d'euros pour faire face à la crise des migrants

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La Commission européenne a approuvé lundi 10 août le déblocage d'une aide de 2,4 milliards d'euros sur six ans pour aider les pays qui font face à l'arrivée croissante de migrants sur leurs territoires.
L'Italie recevra le soutien le plus important, avec près de 560 millions d'euros, tandis que la Grèce bénéficiera d'une aide de 473 millions d'euros.
Le 7 août, lors d'une réunion ministérielle consacrée à la crise des migrants, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a d'ailleurs promis des mesures pour améliorer les structures et les procédures d'accueil des flux croissants de migrants et de réfugiés qui entrent en Europe via la Grèce. Il a en revanche souligné que cette question "dépasse" les capacités de son pays.
Si la Grèce et l'Italie sont les premiers pays concernés, une partie de cette aide ira également aux autorités françaises et britanniques qui tentent de trouver une solution à la crise provoquée par les migrants installés à Calais.
Pour rappel, une dizaine de migrants y ont trouvé la mort depuis le début du mois de juin. Chaque soir, des centaines de candidats à l'immigration risquent leur vie pour emprunter le tunnel qui relie la France à l'Angleterre.
Vendredi 7 août, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) a réclamé à la France une "réponse exceptionnelle d'urgence" à la crise des migrants dans le secteur de Calais.
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D'après l'agence onusienne, quelque 3.000 réfugiés et migrants se trouvent actuellement à Calais et dans le Pas-de-Calais, soit quasiment le même nombre qu'en novembre dernier. Cette situation, souligne le HCR, n'est "ni nouvelle, ni ingérable".
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Le HCR encourage les autorités françaises à reloger progressivement les clandestins de Calais et "à leur fournir, comme c'est le cas dans la plupart des pays européens, des conditions d'accueil adéquates". Il juge "également essentiel" de raccourcir les délais d'examen des demandes d'asile déposées en France.
(Avec AFP)
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