La Grèce de retour sur les marchés financiers ?

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La Grèce pourrait tenter de revenir sur les marchés financiers cette semaine, profitant ainsi d'une amélioration de son économie.
La Grèce pourrait tenter de revenir sur les marchés financiers cette semaine, profitant ainsi d'une amélioration de son économie. (Crédits : Reuters)
Voulant profiter d'une timide amélioration de son économie, la Grèce pourrait tenter cette semaine un retour sur les marchés financier avec l'émission d'une nouvelle obligation à cinq ans.

La Grèce, qui devra se financer sur les marchés à partir de mi-2018, après son troisième programme d'aide, pourrait rapidement tester l'humeur de ces derniers avec l'émission d'une nouvelle obligation, peut-être dès lundi 17 juillet.

Y aller aussi vite ? "C'est à l'étude. Les préparatifs sont faits dans les deux hypothèses et quoi qu'il arrive, tout sera prêt", a assuré vendredi à l'AFP un participant à cette réflexion.

La Grèce, absente des marchés d'obligations depuis deux modestes incursions en 2014, n'a pas besoin actuellement de l'argent des marchés, très cher dans son cas: elle recevra en effet jusqu'en juillet 2018, dans le cadre de son programme d'aide de trois ans, les prêts à taux avantageux du Mécanisme européen de stabilité (MES).

Mais, a estimé cette semaine le directeur du MES, Klaus Regling, c'est néanmoins "le bon moment" pour commencer à préparer le retour.

Ainsi, a-t-il observé, Chypre, l'Irlande et le Portugal ont ces dernières années retesté les marchés "bien avant la fin de leur programme" d'aide.

Les planètes sont plutôt bien alignées, comme le résume le relèvement récent de la note de la Grèce par l'agence de notation Moody's. Avec une croissance prévue à 2,1% cette année, elle devrait sortir de huit années de récession, au prix des réformes ardues imposées depuis 2010 par ses créanciers, l'UE et le FMI.

Pas de déficit excessif

Pour les satisfaire, Athènes a même voté le mois dernier des mesures pour les trois années suivant le plan d'aide actuel. Avec de massives baisses des dépenses publiques, la Grèce vient également de sortir du groupe des pays européens en déficit excessif, dans lequel demeurent le Royaume-Uni, l'Espagne et la France.

C'est "un autre signal positif de la stabilité financière et de la reprise économique dans le pays", s'est félicité le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, évoquant la préparation au retour sur les marchés comme "la prochaine étape".

L'Eurogroupe, dans son communiqué du 15 juin, affirme d'ailleurs que les prochaines sommes versées à la Grèce ne serviront plus seulement à rembourser les arriérés, mais aussi à créer "des réserves de liquidités pour renforcer la confiance des investisseurs et faciliter l'accès aux marchés".

Un retour lundi?

"Lundi probablement", avançait samedi Avgi, journal proche du gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras, "lundi ou mardi" pour le quotidien économique Naftemporiki, "en début de semaine prochaine", selon Kathimerini (centre-droit).

Ce quotidien observait qu'il faudrait profiter de l'enjouement actuel des investisseurs avant qu'il soit terni par un possible resserrement de la politique monétaire de la BCE, ou le résultat des élections allemandes de septembre.

Privatisations d'abord

 Alors que le pays ploie sous une dette publique de 180% de son PIB, et que l'UE et le FMI ne sont pas d'accord sur les moyens de la réduire, le gouverneur de la Banque de Grèce, Yannis Stournaras, semble moins pressé.

"C'est un peu tôt", et la Grèce devrait plutôt d'abord "procéder à deux ou trois privatisations emblématiques dans la période à venir", a-t-il estimé mardi dans une interview au Wall Street Journal.

Toujours est-il que les marchés semblent déjà bien disposés: les taux des bons du Trésor grecs à trois et six mois, rigoureusement stables à 2,70% et 2,97% depuis l'arrivée de M. Tsipras au pouvoir, ont pour la première fois frémi à la baisse ce mois-ci, à 2,33% et 2,78%.

En 2014, seule année de mini-croissance depuis 2009, l'ancien gouvernement de coalition droite-socialistes d'Antonis Samaras avait déjà testé les marchés.

Une première obligation, à cinq ans, en avril, avait connu plus de succès qu'une seconde, à trois ans. C'est cette dernière qui arrive à échéance lundi.

Le gouvernement pourrait ainsi vouloir lui en substituer une autre, à cinq ans, si possible à un taux inférieur aux 4,95% de l'actuelle, selon Kathimerini.

L'émission se ferait à meilleur taux si elle s'assortissait de mesures concernant les obligations issues de la restructuration de la dette des banques privées en 2012, a estimé auprès de l'AFP le même connaisseur du dossier.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 16/07/2017 à 19:53 :
Les grecs sont riches de plusieurs dizaines de milliards d'€, qui ne sont pas en Grèce.
Réponse de le 17/07/2017 à 9:13 :
"Les grecs sont riches de plusieurs dizaines de milliards d'€, qui ne sont pas en Grèce. "

Ah ben ça alors ! Faut que je le dise à mon ami grec qu'en fait il est super riche ! Et dire qu'il ne le sait même pas le distrait...
a écrit le 16/07/2017 à 12:27 :
Surendetté ... Sous perfusion avec le crédit des européens ils récidivent !

Investissez chez les grecs , l'Allemagne paiera ...
Réponse de le 17/07/2017 à 9:12 :
"Investissez chez les grecs , l'Allemagne paiera ... "

C'est justement parce que l'allemagne ne veut pas payer que l'europe est en panne, quand on fait partie d'une union on en respecte les règles sinon cela ne sert à rien de s'unir.

Mais la solidarité chez nos décideurs doit être un gros mot.

Vite un frexit.
Réponse de le 17/07/2017 à 16:37 :
Votre commentaire serait dans le sujet, pour la première fois sur la dizaine de millier de messages que vous avez générés, si j'étais banquier, mais heureusement je ne le suis pas et donc une fois de plus vous êtes fidèle à votre réputation de troll à laquelle vous semblez tant tenir vous pouvez dormir tranquille.

Bien entendu afin de valider officiellement ce dix millième trollage je vous signale hein.

Ne me remerciez pas, je vous en prie.

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