Hongrie : le pari de Victor Orbán sur le scrutin européen
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Budapest
© Akos Stiller POUR LA TRIBUNE DIMANCHE
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Cette fois-ci,
il n'y a pas eu de tergiversations. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a approuvé jeudi à Bruxelles le programme d'aide budgétaire de 54 milliards d'euros pour l'Ukraine. L'enjeu était vital pour Volodymyr Zelensky, dont les ressources financières s'épuisent alors qu'il attend toujours les 60 milliards de dollars promis par Joe Biden.
Poutine.
« Il n'y a aucun problème avec la prétendue fatigue de l'Ukraine »,avait rappelé le Premier ministre polonais Donald Tusk, ajoutant, cinglant :
« Nous sommes actuellement fatigués d'Orbán, à Bruxelles... »Avant le sommet, les responsables européens avaient menacé de frapper la Hongrie au portefeuille, en continuant à retenir 20 milliards d'euros sur les 30 milliards d'aide budgétaire bloqués par Bruxelles pour non-respect de l'État de droit en Hongrie.
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Il y avait urgence à avoir cette clarification avec Viktor Orbán, qui
joue le passager clandestin dans l'UE et dispose de son propre agenda.
« En entamant les négociations sur l'Ukraine, Orbán a déjà obtenu le déblocage d'une tranche de 10 milliards d'euros,explique-t-on à Budapest.
Ce montant va lui permettre de tenir jusqu'aux élections européennes de juin, pour lesquelles il espère une percée des eurosceptiques. »Le Fidesz, le parti d'Orbán, qui siège indépendamment à Strasbourg, a reçu des appels du pied d'Identité et Démocratie (ID), qui réunit le RN français, l'AfD allemande et la
Ligue italienne, et des Conservateurs et réformistes européens (CRE), où se retrouvent Fratelli d'Italia, le parti de Giorgia Meloni, et le PiS polonais.Garance Le Caisne