Le président de Catalogne prêt à négocier un référendum légal

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(Crédits : YVES HERMAN)
Carles Puigdemont a déclaré qu'il était prêt à discuter avec le gouvernement fédéral d'organiser un référendum légal sur l'indépendance de la Catalogne. Mariano Rajoy, Premier ministre espagnol, a fait appel aux forces de l'ordre pour empêcher la tenue du référendum décidé unilatéralement par le gouvernement catalan et qui se déroule ce week end. "Nous ne renoncerons pas à nos droits" a répondu Carles Puigdemont.

Le président séparatiste catalan Carles Puigdemont a demandé samedi une médiation dans le conflit qui l'oppose à Madrid, à la veille du référendum d'autodétermination dans sa région, interdit par le gouvernement central.

"Nous devons exprimer une volonté claire de disposer d'une médiation quel que soit le scénario, que le oui l'emporte ou le non", a-t-il déclaré à l'AFP.

Sans adresser son message à une institution en particulier, il évoque spécialement l'Union européenne.

"Celui qui acceptera de se charger de cette médiation sait qu'il pourra compter sur la volonté de la partie catalane d'y participer et de dialoguer... et à partir de ce moment là une attitude active de suivi et d'intérêt de la part de l'Union européenne serait logique", a-t-il ajouté.

Dimanche, "ce qui n'arrivera pas, c'est que nous rentrerons chez nous et renoncerons à nos droits... Le gouvernement a tout prévu pour que tout se déroule de manière normale", a aussi déclaré Carles Puigdemont à moins de 24 heures du référendum interdit sur l'indépendance, en demandant aux Catalans d'éviter toute violence.

Négocier un référendum légal

Dans un entretien de 45 minutes accordé à l'AFP à la mi-journée, Carles Puigdemont se dit toujours disposé à renoncer à ce scrutin interdit par la Cour constitutionnelle, si le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy accepte d'ouvrir des discussions qui permettent la tenue à terme d'un référendum légal.

"Si l'Etat espagnol dit +mettons-nous d'accord sur un référendum+... nous arrêtons ceci. Oui évidemment, c'est la voie que tous les Catalans souhaitent", a déclaré Carles Puidgemont, qui a assuré que tout était prêt pour le référendum que Madrid veut interdire à tout prix.

"Je tente de ne pas me laisser dominer par les émotions, même si nous en avons tous. Mais basiquement en ces moments, je sens que j'ai une grande responsabilité à assumer. C'est un moment grave".

L'Espagne, déjà exposée, dans le nord, à l'indépendantisme d'une partie de la société basque, vit depuis le début du mois de septembre sa pire crise politique depuis presque 40 ans, selon l'avis de tous ses dirigeants: le 6 septembre, le Parlement catalan a adopté une loi pour organiser ce référendum malgré son interdiction, arguant du fait que les indépendantistes le réclament depuis 2012.

Une majorité d'habitants de cette région du nord-est, représentant presque 20% du PIB, souhaitent un référendum légal même s'il sont divisés sur l'indépendance.

Le gouvernement central du conservateur Mariano Rajoy et la justice sont décidés à interdire la consultation de dimanche, quitte à faire bloquer l'accès aux bureaux de vote par les forces de l'ordre.

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Commentaires
a écrit le 02/10/2017 à 9:38 :
des politicards qui agissent en agitateurs.
c'est facile de faire de l'agitation. surtout dans un pays encore blessé par le franquisme.
des agitateurs incapables de produire un "projet indépendance", chiffré, qui dirait aux Catalans "voilà le prix de l'indépendance, voilà quels seront ses bons et s"es mauvais côtés".
Car il y aurait de mauvaises surprises pour la Catalogne, comme il s'en profile pour les anglais du post-brexit.
a écrit le 02/10/2017 à 8:54 :
POur savoir ce qui est bon pour un peuple dans un forum c'est simple, repérer les messages des prêtres néolibéraux et s'ils affirment un truc de la plus mauvaise foi possible c'est qu'il faut aller vers l'inverse.

C'est l'avantage de ces boussoles qui indiquent systématiquement la mauvaise direction, pour les peuples, et la meilleur pour l'oligarchie.

Donc la démocratie, la volonté du peuple l'Europe n'en veut pas et elle le fait savoir très fort, nos tympans en résonnent...

Vite un frexit.
a écrit le 01/10/2017 à 23:19 :
En Italie du Nord, certains ont eu la même prétention d'independance, soutenu par un parti d'extrème droite souhaitant l'autonomie de la Padanie. On en entend plus parler.... Ces phenomèenes sont souvent des feux de paille... Le populisme, avec l'appui volontaire ou non des médias, entraine une foule d'irresponsables qui se calment au bout de quelques années...
Réponse de le 02/10/2017 à 8:52 :
"Ces phenomèenes sont souvent des feux de paille..."

Il faudrait vous informer mais ça fait très longtemps que les catalans réclament leur indépendance, mais bon vous avez le droit de vous rassurer comme vous pouvez c'est un fait cependant votre feu de paille est un bucher en chênes du causse.
Réponse de le 03/10/2017 à 8:20 :
Ca fait longtemps que certains catalans, comme certains bretons ou certains corses ou certains basques réclament leur indépendance... avec plus ou moins de véléïté selon les périodes. Quand à me rassurer, inutile, je ne suis pas catalan... je suis français et ma région d'origine n'a aucun intéret, en dehors de l'intéret culturel.
a écrit le 01/10/2017 à 20:57 :
Les analystes nous expliquent que la "mode" c'est, pour les régions riches, de s'autonomiser; de ne plus partager. Mais commant les catalans ne réalisent ils pas que s'ils sont autonomes (hors de l'Espagne, et donc de l'U.E.) ils sont morts ? L'Europe en a fini des statuts "un rien particuliers (Norvège, C.H.,...) et ne voudra certainement pas introduire une nouvelle Irlande en son sein. Car que pourra offrir cette région (dont la majorité des entreprises conséquentes aura disparu ? du dumping fiscal et rien d'autre... Quelque part, Rajoy a eu tort; il aurait dû leur dire: chiche... mais quand vous voudrez revenir, il faudra payer l'ardoise !
a écrit le 01/10/2017 à 19:42 :
L'existence même de la France est désormais en jeu ... PENDANT QUE LE PLAN EURO-ATLANTISTE DE DELIQUESCENCE ORAGANISEE DES NATIONS PROGRESSE, SEULE L'UPR EXPLIQUE AUX FRANÇAIS CE QUI SE PASSE VRAIMENT. Alors que les autorités indépendantistes catalanes organisent, dimanche 1er septembre 2017, un référendum sur "l'autodétermination de la Catalogne" pour une "indépendance dans le cadre de l'UE, des "indépendantistes bretons dans le cadre de l'UE" manifestent à Nantes en se prévalant de l'exemple catalan. https://www.facebook.com/RTFrance/videos/2056840257881832/
a écrit le 01/10/2017 à 17:42 :
Le gouvernement espagnol joue un jeu dangereux, il faut dire qu'outre l'apport conséquent de la catalogne en PIB pour le pays, la catalogne est surtout située entre la france et l'espagne, une indépendance de cette dernère reviendrait à se retrouver isolé,et tributaire du bon vouloir des catalans pour les exportations de produit bon marché vers le reste de l'europe. une crise du vin de table va t'elle se produire? C'est vrai que ce serait triste de ne plus voir les fruits et legumes provenant d'espagne sur nos étales ....
a écrit le 01/10/2017 à 15:54 :
Un référendum légale implique que tout les Espagnoles se prononcent sur la volonté d'indépendance de la Catalogne. C'est une voie bien dangereuse, car il pourrait redoubler la motivation des indépendantistes, même s'il est perdu, selon le résultat "légale et fiable" obtenu sur le territoire de Catalogne.
Qui pourra préjugé de la suite si le référendum est rejeté pas une majorité d'Espagnole (sauf le pays Basque?), mais approuvé par, disons, 70% des Catalans?? Surtout si c'est l'UE qui se charge de la "médiation".

Soyons pas naïf, la principale raison pour un Catalan de rejeter l'indépendance serait de ne pas être certain de rester dans l'UE. Les vielles rancœurs envers Madrid (spécialement sous Franco) et la promesse de ne plus payer pour les autres régions fera le reste (vraiment pas de Gauche ça, non?).

Ainsi les indépendantistes ce seront ils dévoilés, être de ceux qui construisent l'Europe des Régions, vrai état fédéraliste, où les Nations n'auront plus leur place ?

L'Avenir le dira, et puisque l'Europe c'est la Paix, tout ça va très bien se passer !
Réponse de le 02/10/2017 à 21:36 :
Mais il est certain qu'une sortie non acceptée par l'Espagne exclurait la Catalogne de l'UE et de l'€. Aucune adhésion ne peut se faire si un quelconque membre de l'UE s'y oppose.
Réponse de le 03/10/2017 à 17:32 :
"Mais il est certain qu'une sortie non acceptée par l'Espagne exclurait la Catalogne de l'UE et de l'€."
Ça c'est aujourd'hui, donc la Catalogne va se coucher et tout le monde rentre à maison ? Vous plaisantez, Rajoy qui indique que dimanche il y a pas eut de référendum, c'est pour sortir de la Crise ?
Bref, attendez vous à ce que la Catalogne persévère, jusqu'au stade de la "guerre civile", puis un fois le sang coulée, l'UE fera une "médiation" et la suite vous contredira.
Si vous voulez savoir, j'aimerai avoir tord, mais je me risque à ces prédictions pour qu'on ne puisse pas dire que cela était imprévisible.
a écrit le 01/10/2017 à 14:46 :
Mettons qu'il y ait 100% des gens qui veulent de l'indépendance, ben ils auraient pas le droit parce que ce n'est pas constitutionnel? Bidon cet argument, il y a forme de consentement nécessaire d'une population pour se laisser gouverner, sans consentement c'est de l'autocratie, voir de la dictature.
Perso, pas vraiment d'avis sur leur indépendance, mais ce qui est sure c'est que Rajoy est nullissime.
Réponse de le 01/10/2017 à 15:59 :
Pour avoir un avis, il faut comprendre le concept de la boite de Pandore. Derrière attendent les Écossais, les Corses, les Flamands, que sais je...

L'Europe, c'est bien, être plus nombreux pour être plus fort, mais là on risque de déraper dans le diviser pour mieux régner !
Réponse de le 01/10/2017 à 16:42 :
J entends cet argument, j en entends d autres ce qui fait qu au bout du compte je n ai pas d avis tranché. Et quand bien même, c est une affaire catalane et espagnole.
Réponse de le 02/10/2017 à 21:47 :
@Gaston : le ressort de l'indépendantisme catalan est effectivement le même qu'en Flandre ou en Italie du Nord : l'égoïsme et le refus des transferts vers des régions moins favorisées. Pas grand chose à voir avec le cas écossais, l'Ecosse étant plus pauvre que le reste du Royaume-Uni. C'est la folie du brexit qui a réactivé l'indépendantisme écossais. Quant à la Corse, aucun risque que l'indépendance sorte des urnes en cas de référendum. Ce serait d'ailleurs une bonne idée d'en organiser un aussi vite que possible pour y calmer les agités du bocal nationalistes.
a écrit le 01/10/2017 à 14:01 :
Puigdemont sait qu'il a perdu son bras de fer, il cherche donc une porte de sortie. Ceci étant il semble qu'une partie des catalans souhaite l'indépendance et donc on ne pourra éternellement tenir hermétiquement clos le couvercle, il va donc falloir crever l'abcès.
Par exemple de la façon suivante
1) il faudra un référendum, mais il ne pourra déboucher sur l'indépendance que si une majorité absolue des électeurs inscrits vote pour l'indépendance, ceci de manière à ce que l'indépendance ne se fasse que si elle correspond à une volonté vraiment majoritaire en Catalogne
2) pour éviter toute manipulation (par exemple on pourrait imaginer que pour miner l'état espagnol de nombreux militants de l'extrême-gauche aillent s'inscrire sur les listes électorales catalanes) seuls les électeurs inscrits sur les listes électorales depuis plus de 5 ans et qui y résideraient encore pourraient voter
3) les opérations de vote seraient supervisées par l'OSCE
4) L'UE pourrait raccourcir le temps nécessaire pour que la Catalogne indépendante, en cas de "oui" menant à l'indépendance si les conditions précédentes sont respectées
Réponse de le 01/10/2017 à 14:40 :
Perdu??? Alors que circulent partout les images de mamys en sang, de femmes violentées et de simple gens bastonnés alors qu'ils ont bras en l'air.
Non c'est Rajoy qui est cramé, il est tombé dans un piège pourtant évident, sans doute ne peut on pas se passer de son surmoi franquiste encore au PP.
Puyguemont peut la jouer magnanime, désormais, il a gagné toute légitimité à exiger un référendum légal, sans doute gagner des électeurs à cet effet et en plus le soutien international pour se faire.
Je souhaite bon courage à ceux qui viendront parler de problème de constitutionnalité quand dans une journée dans une démocratie occidentale, on interdit de voter et on bastonne la population.

Quant à votre majorité absolue par rapport aux listes électorales, dans une démocratie c'est ceux qui vont voter qui décident pas les autres.
Réponse de le 01/10/2017 à 16:06 :
le référendum de Puigdemont n'a pas pu se tenir donc il a perdu son bras de fer et il croupira sans doute en taule dans quelques jours.
Et si vous connaissiez un peu le monde, vous sauriez que dans de nombreux pays le résultat d'un référendum est considéré comme nul et non avenu s'il n'atteint pas un minimum de participation (exemple : en 2016 en Hongrie le référendum anti-migrants d'Orban, malgré un "oui" à 98,3%, n'a pas été validé grâce à une participation de seulement 40%.). Avec un tel garde-fou le Brexit, dont tout prouve que le Royaume-Uni ne sait plus quoi faire, n'aurait pas eu lieu. Pour que l'état espagnol accepte d'ouvrir la voie à une révision constitutionnelle qui permette ce genre de référendum, il faudra lui donner de sérieuses garanties du type de celles que je mentionne.
Réponse de le 02/10/2017 à 11:36 :
Cette histoire est parfaitement ridicule, l'indépendance de la Catalogne c'est facile à voter, impossible à mettre en oeuvre. Encore pire que le Brexit. Qu'ils la fassent leur demande, qu'ils ailent au bout des choses, leur province s'effondrera économiquement, l'Espagne suivra derrière; c'est un jeu "perdant perdant".
Que Rajoy soit maladroit n'empèche que la lubbie populiste des gouvernants catalans est irresponsable.
a écrit le 01/10/2017 à 13:50 :
rajoy en el 2008 defendiendo el referendum catalan
https://www.youtube.com/watch?v=HeF7muni_hc

rajoy en 2008 défendant le référendum catalan
a écrit le 01/10/2017 à 13:25 :
Honte à ces irresponsables catalans qui dressent les espagnols les uns contre les autres, qui organisent des élections illégales et qui accusent ensuite le gouvernement d'exactions qu'ils ont eux-mêmes provoqués.
Réponse de le 01/10/2017 à 13:43 :
Fabriquer des martyrs d'une cause, c'est une façon de lui donner de l'audience... C'est clairement là-dessus qu'a cherché à jouer Puigdemont et sa clique.
a écrit le 01/10/2017 à 13:10 :
Dans ce cas aucune raison de refuser un référendum dans le 93 pour créer un nouveau Kosovo.
Réponse de le 01/10/2017 à 13:45 :
Les gens des autres départements pourront voter ?
a écrit le 01/10/2017 à 13:10 :
Rajoya mal géré. En empêchant la tenue du scrutin, il a offert à la presse de belles photos en faveur des indépendantistes qui ne sont pas majoritaires ... pour l'instant. Il aurait du s'en tenir au constat d'une consultation inconstitutionnelle, à l'appel au boycott mais sans faire intervenir la police. L'attitude des uns et des autres n'a fait que diviser la société à l'échelle de l'Espagne et à l'échelle de la catalogne. Le droit à l'auto-détermination est un droit reconnu , mais une consultation dans ces conditions est désastreux, l'écosse avait réussi à débattre sereinement.
Réponse de le 01/10/2017 à 13:49 :
Rajoy aurait effectivement mieux fait de dépêcher une armée d'huissiers pour constater la tenue de ce référendum illégal, pour faire condamner ensuite en justice l'exécutif catalan.
a écrit le 01/10/2017 à 12:36 :
Non aux référendums en Catalogne leS catalans cherches une guerre civiles une guère civiles de 1936 suffis ? La Catalogne cest Espagne 🇪🇸 comme leS basque ? Non a la Independencia de catalans espagna una y grande Bravo rajoi
a écrit le 01/10/2017 à 12:30 :
Il n'y a pas de matière à négocier un référendum d'indépendance, c'est la négation de l'Etat, drôle de diversion.
Le mirage d'indépendance entretenu auprès des populations est dangereux, où est la viabilité d'un petit état indépendant?
Il va lever son armée, créer sa sécurité sociale,...il va surtout qu'il le veuille ou non se raccrocher à une entité plus grande....qui ne sera pas l'Espagne dans ce cas.
a écrit le 01/10/2017 à 12:18 :
Il n'y a rien à négocier : la cour constitutionnelle espagnole a décidé que c'était illégal.
Ces gens s'évadent dans un rêve, et ils ne le savent pas. Tellement leurs vies sont ennuyeuses, vraisemblablement. Et ça, ils ne le savent pas non plus.
a écrit le 01/10/2017 à 12:18 :
Toute cette affaire est un vaste coup de bluff organisé par des gens intellectuellement malhonnêtes dans une Catalogne sur-endettée qui ne peut pas survivre seule, et qui le savent. Madrid n'aura aucun mal à affirmer que cette consultation est bidon, inconstitutionnelle, non représentative, et faussée. En attendant cela fait le buzz comme on dit bêtement quand on n'a rien compris.

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