
« Rendez-nous Fedorov » : en Ukraine, la colère gronde après l'éviction du ministre de la Défense par Zelensky
En limogeant cette semaine Mykhaïlo Fedorov, le président ukrainien a déclenché une crise politique majeure. Saura-t-il calmer la colère ?
Le président séparatiste catalan Carles Puigdemont a demandé samedi une médiation dans le conflit qui l'oppose à Madrid, à la veille du référendum d'autodétermination dans sa région, interdit par le gouvernement central.
Sans adresser son message à une institution en particulier, il évoque spécialement l'Union européenne.
Dimanche, "ce qui n'arrivera pas, c'est que nous rentrerons chez nous et renoncerons à nos droits... Le gouvernement a tout prévu pour que tout se déroule de manière normale", a aussi déclaré Carles Puigdemont à moins de 24 heures du référendum interdit sur l'indépendance, en demandant aux Catalans d'éviter toute violence.
Dans un entretien de 45 minutes accordé à l'AFP à la mi-journée, Carles Puigdemont se dit toujours disposé à renoncer à ce scrutin interdit par la Cour constitutionnelle, si le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy accepte d'ouvrir des discussions qui permettent la tenue à terme d'un référendum légal.
"Si l'Etat espagnol dit +mettons-nous d'accord sur un référendum+... nous arrêtons ceci. Oui évidemment, c'est la voie que tous les Catalans souhaitent", a déclaré Carles Puidgemont, qui a assuré que tout était prêt pour le référendum que Madrid veut interdire à tout prix.
L'Espagne, déjà exposée, dans le nord, à l'indépendantisme d'une partie de la société basque, vit depuis le début du mois de septembre sa pire crise politique depuis presque 40 ans, selon l'avis de tous ses dirigeants: le 6 septembre, le Parlement catalan a adopté une loi pour organiser ce référendum malgré son interdiction, arguant du fait que les indépendantistes le réclament depuis 2012.
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Une majorité d'habitants de cette région du nord-est, représentant presque 20% du PIB, souhaitent un référendum légal même s'il sont divisés sur l'indépendance.
Le gouvernement central du conservateur Mariano Rajoy et la justice sont décidés à interdire la consultation de dimanche, quitte à faire bloquer l'accès aux bureaux de vote par les forces de l'ordre.