Brexit : le Royaume-Uni joue les durs face à l’UE sur les zones de pêche

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Manifestation de pêcheurs, pro-Brexit, contre l'accord de transition de la Première ministre Theresa May.
Manifestation de pêcheurs, pro-Brexit, contre l'accord de transition de la Première ministre Theresa May. (Crédits : Reuters)
Après le Brexit, le Royaume-Uni compte décider de manière unilatérale de l’accès qu’il concédera aux bateaux européens. Un article de notre partenaire Euractiv.

Quitter l'Union européenne permettra au Royaume-Uni de devenir « un État côtier indépendant pour la première fois en 40 ans », a souligné le ministre britannique de l'Environnement, Michael Gove dans un livre blanc publié le 4 juillet.

Michael Gove estime que « la répartition des possibilités de pêche dans le cadre de la Politique commune de la pêche est obsolète, et la part du Royaume-Uni ne reflète pas correctement les ressources des eaux britanniques. »

« Nous déciderons qui peut accéder à nos eaux après 2020 et à quelles conditions », soutient-il. « L'accès aux eaux britanniques se fera selon nos conditions, sous notre contrôle et dans l'intérêt des pécheurs britanniques. »

Le Royaume-Uni veut stopper la ponction de ses ressources halieutiques

Le Royaume-Uni soutient que les bateaux des autres pays de l'UE ont collecté environ 760 000 tonnes de poissons pour une valeur de 600 millions d'euros depuis ses eaux entre 2012 et 2016, alors que les bateaux britanniques n'ont péché que l'équivalent de 125 millions d'euros de poissons dans les eaux d'autres pays européens sur la même période.

Le gouvernement veut distinguer la question de l'accès à ses eaux de celle de la quantité de poissons britanniques exportés vers l'UE lors de ses discussions avec Bruxelles, et veut inclure le secteur dans le cadre d'un accord plus large sur les aliments et les boissons.

Michel Barnier exige un accès libre aux eaux britanniques

Pour sa part, le groupe de travail de l'article 50 de la Commission européenne, mené par Michel Barnier, affirme que les bateaux européens doivent continuer à être autorisés à accéder librement aux eaux britanniques si Londres veut continuer de vendre ses produits sur le marché européen.

Londres va hériter d'environ 100 lois liées à la Politique commune de la pêche (PCP) une fois le Brexit adopté et continuera à en faire partie et à respecter le système de quotas jusqu'à la fin de la période de transition prévue en décembre 2020.

En mai 2017, les ministres ont toutefois commencé le processus de retrait de la Convention de Londres sur la pêche de 1964 qui permet aux navires du Royaume-Uni, de la France, de la Belgique, d'Allemagne, d'Irlande et des Pays-Bas de pécher entre six et douze milles  nautiques (env. 11 km et 22 km) des côtes des uns et des autres.

80% des Britanniques voudraient quitter la PCP, selon une énquête

Les pécheurs britanniques se plaignent depuis longtemps du fait que l'adhésion à l'UE est néfaste pour leur industrie. Huit Britanniques sur dix veulent quitter la PCP tout de suite après l'entrée en vigueur du Brexit en mars 2019, selon une enquête réalisée par la Fédération des pêcheurs écossais. Le lobby de la pêche au Royaume-Uni a beaucoup moins de poids politique qu'en France ou en Espagne, et nombreux sont ceux qui dans l'industrie craignent que les pêcheries soient utilisées comme élément de négociation par le gouvernement de Theresa May.

« Brexit écologique » et demande de fermeté

Sortir de la PCP n'augmentera probablement pas la quantité de poissons qu'ils pourront débarquer. Michael Gove, qui a promis un « Brexit écologique », affirme que le gouvernement « continuera de travailler en vertu du principe de rendement maximal durable, qui a permis de restaurer les stocks. »

« Nous avons désormais besoin que nos gouvernements montrent plus de fermeté dans les négociations sur le Brexit pour s'assurer que ces aspirations deviennent réalité », a déclaré Bertie Armstrong, président de la Fédération des pêcheurs écossais.

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a écrit le 10/07/2018 à 9:17 :
La puissance maritime c'est la richesse de demain, nos ressources s'épuisent du fait du principé néolibérale qui anéantie nos océans, il est évident que reprendre la main dessus c'est à long terme une source illimité de nourriture et de profit sans parler de la production d'électrécité.

C'est d'une grande et les anglais ont le plus grand domaine maritime mondial, il était temps de s'en occuper et de ne pas le laisser à la seule dérive des actionnaires milliardaires et de leurs spéculations destructrice.

EN France nous avons le second domaine maritime mondiale mais pour exemple le mac dès son arrivée au pouvoir nous affirmait que la Guyane est une île... C'était déjà très mal parti.

Vite un frexit, que nous retrouvions notre puissance maritime.
Réponse de le 10/07/2018 à 9:57 :
Avez-vous deja navigue ? J'entends sur une petite unite, style 10/ 15 metres. Allez vous promener si vos connaissances en navigation sont suffisantes dans le pacifique Sud, la Polynesie, et autres cailloux au bout du bout du monde. Laissez trainer une ligne (de fond) derriere votre embarcation, dans l'Atlantique ca mordille quelque peu, dans le pacifique, rien, c'est le desert, pas de poisson, meme en appatant sur 50 metres, alors on ouvre une boite en attendant un mouillage prochain dans un lagon ou l'on ira pecher du napoleon au fusil harpon.
La France "possede "un domaine maritime vaste, certes, mais dans son ensemble inutile car trop profond.
Réponse de le 10/07/2018 à 10:09 :
"La France "possede "un domaine maritime vaste, certes, mais dans son ensemble inutile car trop profond"

Non ça c'est votre dogme qui veut que dès que c'est un peu profond c'est inutile. Et quand on vous lit on le comprend bien hein...

Bref la prochaine fois que vous n'avez rien à dire évitez moi, merci.

"Droits maritimes, un enjeu géopolitique" https://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/CORMORAND/55727
a écrit le 10/07/2018 à 7:07 :
Ils y a les eaux territoriale qui appartient au etats, puis les eaux internationales qui appartient à tous .... La GB est une île , donc beaucoups d'eaux territoriale et pour le reste ils faut partager.... Et la dàns le partage , ils n'y a pas que les europeen ....

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