Pierre Mongin, le PDG de la RATP, mis en examen dans l'affaire Karachi

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Pierre Mongin, le président de la RATP, a été mis en examen, ce jeudi, dans l'affaire Karachi / Reuters.
Pierre Mongin, le président de la RATP, a été mis en examen, ce jeudi, dans l'affaire Karachi / Reuters. (Crédits : Reuters)
Le PDG de la RATP, Pierre Mongin, et le numéro 2 de LVMH, Nicolas Bazire, ont été mis en examen, ce jeudi, par le tribunal de grande instance de Paris dans le cadre de l'affaire Karachi. Ils sont suspectés d'avoir détourné des fonds publics au profit de l'ancien Premier ministre et candidat à l'élection présidentielle de 1995, Édouard Balladur.

Comme l'affirmait déjà le site Mediapart le 4 septembre dernier, le PDG de la RATP, Pierre Mongin, et le numéro 2 de LVMH, Nicolas Bazire, ont été mis en examen ce jeudi 12 septembre. Les anciens chefs de cabinet d'Édouard Balladur, à l'époque où il était Premier ministre, sont poursuivis pour détournement de fonds publics dans l'enquête sur le financement de la campagne présidentielle de l'ex-lieutenant du RPR en 1995.

 >> Lire aussi: Affaire Karachi: Pierre Mongin et Nicolas Bazire bientôt mis en examen.

"Pierre Mongin, dont la probité personnelle n'est pas mise en cause, conteste cette mise en examen infondée et illégale", a déclaré à l'AFP son avocat, Olivier Baratelli, à la sortie de son client du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris. Il a ajouté vouloir contester ces poursuites devant la chambre de l'instruction.

"Trois millions de francs en petites coupures"

Les juges financiers Roger Le Loire et Renaud van Ruymbeke étudient actuellement deux pistes pour déterminer s'il y a eu ou non un financement occulte de la campagne d'Édouard Balladur : des rétrocommissions sur des contrats d'armement et un détournement éventuel des fonds spéciaux de Matignon. C'est sur cette deuxième piste que Pierre Mongin a été placé en examen.

Il a été mis en cause par René Galy-Dejean, l'ex-trésorier d'Édouard Balladur, qui a affirmé aux juges, fin 2012, qu'il lui aurait remis "trois millions de francs en petites coupures" au lendemain du premier tour de la présidentielle. "Mon client a répété que la fable que raconte Galy-Dejean n'a jamais existé", a insisté Olivier Baratelli, rappelant qu'une procédure pour faux témoignage et subornation de témoins a déjà été engagée par son client.

 >>> Lire aussi : Nicolas Sarkozy et "l'affaire Karachi" en 10 dates.

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Commentaires
a écrit le 12/09/2013 à 21:53 :
Si des preuves sont avérées, Mr Mongin doit se retirer de la tete de la RATP le plus vite possible.................................. . N'est ce pas lui et son entreprise publique qui , il y a quelques jours , voulaient mettre un terme aux fraudes qui couterait à la RATP environ 100 millions d'euros chaque année ........A bon entendeur , salut !

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