Comment SPG veut faire fleurir son avenir
Laurence Bottero
Laurence Bottero
"On repart" s'exclame Hugo Plan. Autrement dit, c'est une seconde vie qui débute pour SPG, le nouveau nom du Groupe Plan, le n°2 français des semences de jardin, qui après connu 18 mois de procédures collectives, est désormais dans le giron de Soprex, une holding familiale immatriculée à Marseille et habituée à investir dans l'immobilier et les entreprises en besoin de croissance.
La diversification n'a pas forcément porté chance à l'entreprise familiale qui s'est séparé de ses activités fleurs et gazons professionnels pour se recentrer sur ce qu'elle sait faire : les semences à utiliser par le grand public. Mais ce retour aux fondamentaux suit un fil directeur : "nous continuons sur une dynamique d'innovation", souligne Hugo Plan, qui demeure à la direction de la PME de 80 salariés. SPG c'est des marques, notamment Caillard et le Paysan.
En parallèle, SPG poursuit le développement de gammes dédiées à la biodiversité animale, notamment tout ce qui concerne les tours à coccinelles, les hôtels à insectes... qui sont utilisés dans le traitement biologique ou raisonné.
Caillard par exemple conforte son titre de n°2 sur le circuit spécialisé, disposant de 17 nouvelles références en semences florales et 4 en semences potagères. Trustant la première place en Grande surface spécialisée (GSA), la marque Le Paysan propose des kits clés en main, proposant le contenant (le pot ou la jardinière) et le contenu. "Nous sommes à la fois sur un marché classique et historique que nous essayons de moderniser", dit Hugo Plan, soucieux de faire pousser en interne la graine de l'innovation, celle qui va permettre d'engranger des points de croissance. "Nous comptons arriver à l'équilibre d'ici la fin de l'année". L'objectif est d'atteindre pour cet exercice un chiffre d'affaires de l'ordre de 20 M€.
Laurence Bottero