Télémédecine : la plateforme française Rofim conforte son ambition européenne
Laurence Bottero
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En levant dix millions d'euros, Rofim veut s'implanter prioritairement en Europe du Sud
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En levant dix millions d'euros, Rofim veut s'implanter prioritairement en Europe du Sud
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Encouragée par la crise sanitaire, la télémédecine a connu, en 2024, une hausse de 20% du nombre de consultations - les portant à 13,9 millions - en un an, après un marché baissier les deux années précédentes. Entre temps, la pratique d'une consultation dématérialisée s'est ancrée dans les mœurs et les habitudes des patients, alors que le marché s'est lui-même structuré.
Positionnée sur ce marché depuis 2018, Rofim s'est d'abord différenciée en permettant aux praticiens d'avoir accès, dès que nécessaire, à une concertation pluridisciplinaire. L'objectif était alors de raccourcir le temps du diagnostic, un enjeu majeur explique Emilie Mercadal, directrice générale de la medtech, alors que « le nombre de maladies chroniques et de cancers augmentent ».
Depuis, la start-up a développé son offre, intégrant notamment la téléconsultation assistée et divers modules de partage d'informations entre professionnels comme le DCC (dossier commun de cancérologie, NDLR).
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Après un premier tour de table pour un montant de 5 millions d'euros en 2021, Rofim vient de lever 10 millions d'euros auprès de ses investisseurs historiques - la Banque des Territoires, Orange Ventures Impact et Région Sud Investissement - rejoints par CAAP Création, le fonds d'innovation du Crédit Agricole Alpes Provence, et par Buena Vista Capital. Ce dernier, fonds d'origine espagnole, marque l'orientation internationale que veut amplifier Rofim. Déjà présente en Belgique, en Irlande, au Portugal, en outre-mer - « où nous sommes leader » - en Afrique aussi, notamment en Côte d'Ivoire, en Tunisie, en Algérie, au Maroc et au Sénégal, la start-up veut s'ancrer davantage en Europe. « Nous affirmons notre intention de nous déployer à l'international en le disant aussi par l'implication de fonds internationaux, européens à nos côtés. Cette levée est une levée de scale, nous touchons la rentabilité mais nous allons investir, recruter... », précise Emilie Mercadal, qui rappelle que Rofim est utilisée dans 1 700 établissements dans l'Hexagone et à l'international.
Laurence Bottero