Idées de business peut-il rebooster les start-up en panne ?

Carole Payrau

Carole Payrau
Idées de business importera-t-elle tout l'intérêt du crowdsourcing dans le développement des start-up naissantes ? C'est en tout cas ce que vise David Simonian pour sa communauté, fondée l'an dernier. Cet entrepreneur qui, pour mémoire, est aussi le gagnant du Start-up week-end Aix-Marseille organisé il y a quelques jours. Concrètement, Idées de business a pour vocation de fédérer divers profils de contributeurs, dans un but précis, favoriser l'épanouissement de start-up au stade de l'émergence par un système collaboratif, et se focaliser plus spécifiquement sur celles qui rencontrent des freins dans leur développement, quels qu'ils soient.
Un nouveau marché défini très en amont, en somme.
C'est en rencontrant lui-même des difficultés dans l'une de ses aventures entrepreneuriales que le fondateur d'Idées de business a eu le déclic. "J'avais un beau projet qui tenait la route, mais des soucis avec les partenaires. J'ai fini par renoncer à contrecœur..." Il se demande dès lors comment remédier à ce genre d'aléas. La communauté voit le jour en 2015.
Un groupe informel qui devrait muter en entreprise dès cet été. Mais avant cela, dès ce mois de juin se mettent en place les premières "réunions commandos". "Quatre entreprises viennent pitcher leur projet et se prêtent au jeu des questions-réponses. Dans une seconde phase, les contributeurs s'isolent avec les fondateurs de la start-up à laquelle ils souhaitent apporter leur expertise". Et suite à la réunion, l'accompagnement se poursuit, selon le principe du mentoring. Avant que le fondateur ne reprenne seul les rênes de son entreprise...
Si aujourd'hui, tout se fait via la communauté Facebook et les réunions commandos, David Simonian porte son regard sur la suite du projet.
Verdict dès le début du mois de septembre, puisque le site internet de la communauté devrait se faire une place sur la toile sous cette échéance.
Demeure une dernière question, celle du modèle économique.
Les perspectives de croissance sont intéressantes, sous-entend David Simonian. "7 start-up sur 10 meurent dans les 3 ans suivant leur création. On peut en sauver quelques unes ! D'autant que 65 % de celles qui arrêtent le font pour des questions d'entente entre les actionnaires. Des problèmes que l'on peut régler facilement par l'échange, en trouvant un consensus qui convienne à tous", conclut l'entrepreneur qui vise fin 2016, 10 000 membres, dont 5% actifs, susceptibles d'aider au développement des projets.
Carole Payrau