Nouvel entrant du SBF 120, Virbac privilégie l'approche darwinienne de l'innovation

Laurence Bottero
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Virbac s'est taillé en 5 décennies, un costume de fleuron de l'industrie française. Créé en 1968 par Pierre-Richard Dick et Max Rombi, l'entreprise familiale est devenue au fil de son développement, une PME florissante puis une ETI conquérante. Spécialiste de la santé animale, le laboratoire installé au cœur de la zone industrielle de Carros, près de Nice, pourrait devenir cette année le 6ème acteur mondial de son secteur
Une place enviable, obtenue de haute lutte - le marché est extrêmement concurrentiel - et avec une bonne dose d'innovation. Car c'est bien là la clé principale du succès. Comprendre du leadership. En janvier 2018, c'est Sébastien Huron, vétérinaire de formation et entré au sein du groupe douze ans plus tôt, qui prend la présidence du directoire.
Sur sa feuille de route figurent les axes essentiels de développement. Dont l'un d'entre eux est "de faire de l'entreprise une société plus globale, avec une présence plus homogène dans le monde", explique celui qui a pris la succession d'Eric Marée.
Pour cela, il y a donc l'effort maintenu en R&D - 8% du chiffre d'affaires (938,2 M€ en 2019 pour 4 900 salariés) - et des produits nouveaux, mis sur le marché. Comme cet implant dédié à la castration des chiens mâles, dont l'effet est réversible et qui s'inscrit dans une volonté de privilégier le bien-être des animaux. Une réelle innovation - "qui devrait permettre de changer les habitudes", souligne Sébastien Huron, dont l'enregistrement a été obtenu en Chine et qui devrait être mis sur le marché courant 2020. "Par ailleurs, nous voulons continuer à investir sur la prévention (c'est-à-dire les vaccins NDLR) et les compléments nutritionnels, notamment pour les ruminants". Virbac innove aussi dans la catégorie des produits des produits dentaires, comme ces lames à mâcher à l'effet enzymatique qui régulent la flore de l'estomac et de l'intestin.
Gamme en plein développement - toujours dans un esprit de considération du bien-être animal - la pet food prend en compte le régime carnivore des animaux de compagnie, (comprendre un plus fort besoin en protéines), les intolérances alimentaires, le besoin en vitamines...
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Laurence Bottero