A 100 ans, Spada n'en a pas fini avec la croissance
Laurence Bottero
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C'est l'histoire d'un groupe qui a traversé le temps, les périodes d'euphorie économique, les tempêtes aussi. Il faut dire qu'en un siècle, tout ne peut pas être un long fleuve tranquille. Et dans le BTP, les soubresauts n'ont pas manqué.
Durer dans le bâtiment et les travaux publics, voilà un vrai challenge. Parce que le secteur s'est consolidé. Que les grands groupes ont pris de la place. Et que le format PME est aussi plus fragile. Il est aussi beaucoup plus agile. Plus en capacité à pivoter, s'adapter. L'histoire de Spada le confirme et le conforte.
Créée par Jean Spada en 1920, puis présidée dès 1962 par Paul Noiray, l'entreprise est aujourd'hui dirigée par Pierre Noiray et Laure Carladous, L'arrivée en 2016 de Florent Noiray, le fils de Pierre, signe la continuité. De quoi rassurer en interne et poser des jalons en externe. Car bien sûr, Florent Noiray a plein d'idées, de développement notamment.
Dont celle de la diversification. Une quasi obligation quand on est une PME. Une quasi obligation aussi quand on doit conserver une certaine place, surtout face aux géants.
La diversification n'est pour autant pas un axe nouveau pour l'entreprise qui divise ses activités entre construction et génie civil sous l'enseigne Spada Construction et le stockage des déchets inertes sous appellation Entreprise Jean Spada. Cette dernière activité - "trait d'union entre le passé et l'avenir", dit Pierre Noiray - étant par ailleurs prometteuse au vu de la problématique du sujet.
Mais diversification donc il est encore question avec le choix d'intégrer un troisième axe, celui de la promotion immobilière. Une orientation nouvelle portée par Florent Noiray, pour explique-t-il, "donner de l'activité à l'activité construction", mais surtout, équilibrer un business modèle qui pourrait être fragilisé par la forte concurrence dans le secteur. Cependant, insiste aussi Florent Noiray, "nous ne voulons pas faire de la croissance pour faire de la croissance". Simplement renforcer l'activité historique. D'autant que "l'on sait s'entourer des compétences et partenaires pour intégrer ce nouveau savoir-faire". Et que "nous avons toujours eu une composante foncière", rajoute Pierre Noiray, sans oublier que "nous avons fait beaucoup de promotion dans les activités portuaires". Du nouveau donc, mais pas tout à fait non plus.
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