Ellcie-Healthy pivote et accélère aux Etats-Unis
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Dans le domaine des objets connectés, faire pratique et simple à la fois, est l'un des enjeux. Faire en sorte que les objets du quotidien deviennent intelligents, en est un autre. Avec ses lunettes connectées, Ellcie-Healthy allie les deux, faisant de cet élément de tous les jours un parfait support pour moult capteurs - une vingtaine exactement - l'idée étant alors de pouvoir mesurer différents paramètres de santé.
C'est d'abord vers la lutte contre l'endormissement au volant et la prévention des chutes que s'est tourné la startup.
Sur le premier sujet, un partenariat avec Optic 2000 lui a permis de bénéficier d'un canal de distribution lui permettant de toucher plus rapidement sa cible. Un autre partenariat, avec l'assureur Generali, lui a en revanche permis de déployer une offre de service autour de ce même sujet.
Mais comme les problématiques santé sont nombreuses et le champ des possibles applicatifs, vaste, Ellcie-Healthy ne compte pas s'arrêter là et souhaite adresser d'autres sujets comme les troubles musculo-squelettiques, la surveillance des expositions lumineuses ou la détection du stress. Soit des troubles qui concernent une grande partie de la population.
Cependant, et cela constitue un léger virage, la jeune entreprise s'envisage désormais comme "une plateforme de capteurs ambulante qui remonte les données de l'utilisateur", l'objectif étant d'en faire une Ellcie App, précise Philippe Peyrard, son fondateur et dirigeant, et de "multiplier l'utilisation de la data" sans adresser systématiquement un cas d'usage, mais bien de mettre aussi cette précieuse donnée à disposition de développeurs. Les capteurs - ils sont désormais 25 au total, répartis sur les branches et la face des lunettes - ont vocation à être encore plus nombreux, justement pour pouvoir adresser des problématiques non encore traitées.
Depuis sa création en 2016, la startup s'appuie précisément sur le monde académique. Outre le CHU de Nice, l'INRIA, le Lamhess (laboratoire sur la mobilité humaine et le sport santé NDLR) ou le LEAT (laboratoire d'électronique antennes et télécommunication NDLR), c'est avec un hôpital parisien qu'est développé actuellement un partenariat visant à utiliser la technologie Ellcie-Healthy pour tout ce qui relève de la psychiatrie en s'attardant sur le mouvement du regard, ce qui concerne la schizophrénie, l'épilepsie ou le bi-polarisme. "Il est possible, grâce à l'observation des mouvements des yeux, de détecter des signes avant-coureurs", note Philippe Peyrard.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Laurence Bottero