Quelle philosophie d’investissement pour Créazur ?
Laurence Bottero
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Le financement des startups est le sujet qui fait toujours parler de lui. Trous dans la raquette, stratégie, co-investissement... Les raisons de mettre le sujet sur la table sont pléthores. Et certaines, sacrément fondées.
Si on connaît mieux - bien ? - les fonds d'investissement indépendants, les fonds issus des établissement bancaires le sont peut-être moins. Il faut dire que toutes les banques n'ont pas embrassé le financement des jeunes pousses innovantes. D'autres en revanche n'ont pas ignoré la chose. C'est dans cette catégorie que se situe le Crédit Agricole Provence Côte d'Azur qui a donné naissance à Créazur, son fonds de capital-risque, filiale à 100 %, dès 2014.
Logiquement, le positionnement de la banque « vient influencer la thèse d'investissement », indique Norbert Faure. Couvrant les territoires de trois départements - les Alpes-Maritimes, le Var et les Hautes-Alpes, Créazur est né parce qu'il fallait « se doter d'un outil d'innovation pour pousser les projets qui ont du potentiel et qui sont utiles ».
Utile, à comprendre, dans le sens d'utilité aux clients mais plus globalement à la société. D'où la philosophie maison : « il faut relier la viabilité économique avec l'utilité. C'est la seule voie pour créer un projet pérenne ».
Il y a aussi quelques autres critères pour être dans le scope de Créazur : exister depuis moins de 5 ans, avoir son siège social implanté sur le territoire, être innovant et disposer d'un chiffre d'affaires déjà généré par l'innovation. Et si possible, être prometteuse en matière de création d'emplois. Tout autant que d'afficher dans son business plan, le potentiel de croissance.
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Et si les critères sont ceux-ci - ils peuvent parfois paraître sévères aux yeux de certaines jeunes pousses qui en sont au stade de développement et pour lesquelles générer du chiffre d'affaires prend du temps - ils sont pour Créazur des indicateurs de durabilité et de structuration. « Nous ne sommes pas là pour faire de la subvention au territoire ».
Laurence Bottero