A l'approche de la reprise, le monde de l'évènementiel face à un marché qui a évolué
Rémi Baldy
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Mediacom
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Le hasard du calendrier ne pouvait pas mieux tomber. Après deux ans de restrictions sanitaires, le prestataire technique de son et lumière Mediacom ouvre ses portes pile au moment où les mesures liées au Covid-19 s'allègent. "Ce n'était pas prévu, nous nous préparons depuis plusieurs mois", glisse Eric Algoud, président directeur général de l'entreprise de quatre salariés installée à Marseille. L'occasion est idéale pour les échanges professionnels autour de l'événementiel.
Car forcément l'entreprise, et plus largement le secteur, a connu 24 derniers mois difficiles. Le chiffre d'affaires de Mediacom de 1,2 million d'euros en 2019 a fondu de 70% l'année suivante. "Mais en 2021, nous avons pu travailler six mois à partir de juillet et n'avons perdu que 30% d'activité par rapport à une année normale", avance le dirigeant.
Pour 2022, il mise sur une année pleine, sauf nouveau rebondissement sanitaire. Il faut dire que les signaux sont positifs avec les salons et congrès professionnels qui ont repris. Le MIPIM, principal rendez-vous de l'immobilier, se tient actuellement à Cannes après deux ans d'absence par exemple. "En 2023 et 2024 seront des années fortes, avec notamment les Jeux olympiques", note Eric Algoud qui espère réussir à remporter certains marchés en lien avec les JO.
La pause imposée par le Covid-19 a-t-elle modifié le marché comme c'est le cas dans certains secteurs ? Le développement du numérique et les rendez-vous ou événements dématérialisés n'ont été qu'une alternative temporaire selon l'entrepreneur. "Pour des réunions de deux personnes cela peut se faire par visio, mais il y a une envie de se retrouver en physique pour les moments festifs", estime-t-il.
Malgré des prestations en baisse, le marché de l'événementiel n'est pas resté statique depuis deux ans. Dans l'organisation, un syndicat des activités évènementielles (SAE) a vu le jour courant 2020, Eric Algoud y occupe le poste de vice-président. "Nous nous sommes rendu compte que de nombreux acteurs avaient des syndicats mais pas nous", résume-t-il. La structure réunit 350 adhérents et représente une centaine de métiers. Si le sujet du Covid-19 s'est imposé au SAE, "nous travaillons en parallèle sur d'autres sujets comme les appels d'offres ou les relations aux administrations" note Eric Algoud.
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