Avec Backlight, Wildmoka se voit licorne
Gaëlle Cloarec
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Fondée par le fonds américain de growth equity PSG, soutenue à hauteur de 200 millions d'euros, la plateforme de build-up Backlight se positionne sur le marché des médias et du broadcast où elle entend bien prendre le leadership. "C'est un marché en plein mouvement qui connaît une double rupture avec d'un côté une migration de l'audience vers une consommation digitale extrêmement fragmentée, et de l'autre une migration des équipements techniques vers le cloud", relève Cristian Livadiotti, cofondateur avec Thomas Menguy de la scale-up Wildmoka. C'est une des cinq premières entreprises technologiques identifiées et acquises par Backlight pour mener l'assaut. Seule française du consortium, composé de deux start-ups suédoises Iconik et Ftrack, de la canadienne Celtx et de l'américaine Zype, la digital media factory, née en 2013 à Sophia Antipolis, coche à cet égard bien des critères.
Spécialisée dans les outils de création, de diffusion et de monétisation de contenus live, elle domine sa niche marché - le sport et les news - avec une centaine de clients dans le monde. Parmi eux, des gros, voire très gros, en France (France TV, Canal +, Altice...), en Europe (Sky...), aux Etats-Unis (Discovery Eurosport, NBC, Fox News...). Des chaînes de télévision principalement, mais aussi des fédérations sportives comme la LFP (Ligue de Football Professionnelle) signée en 2020. Sa vocation étant de permettre "aux ayants-droits audiovisuels de créer tous les formats vidéo qui leur sont nécessaires pour couvrir des événements d'actualité ou sportifs".
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Bien ancrée sur son segment d'activités, elle connaît chaque année une croissance soutenue, entre 30 et 50%, de son chiffre d'affaires (non communiqué). Mais seule sur un marché en pleine révolution, l'entreprise de 68 personnes aurait eu peu de chance de devenir une licorne, alors qu'unie à d'autres, la donne change. "C'est l'occasion de participer à la construction d'un acteur majeur du marché média en collaborant avec des entreprises complémentaires", explique le dirigeant, toujours aux commandes de Wildmoka mais désormais actionnaire de Backlight.
Gaëlle Cloarec