Financement de la santé : pourquoi la Caisse d’Epargne Côte d’Azur en fait un levier de croissance
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
La santé, ce secteur objet d'attention redoublée depuis deux ans, recouvre bien des problématiques. On sait le système fragile, on connaît aussi les enjeux des déserts médicaux, ceux de la transmission, de business modèles qui évoluent. Tout un pan d'une économie vaste, qui pèse lourd, avec des dépenses de santé par habitant 17% supérieures à la moyenne nationale, un paysage composé d'établissements pointus en leur domaine, avec un pôle de compétitivité, Eurobiomed, reconnu, qui rayonne au-delà de Provence Alpes Côte d'Azur, des biotechs et des medtechs qui performent.
La santé qui est certes un sujet national mais qui est aussi « un sujet territorial », estime Claude Valade.
Comprendre qu'une offre qualitative est nécessairement une façon de répondre aux besoins du territoire. De l'offre de soins elle-même à ce qui va autour, c'est-à-dire, accompagnement du dirigeant y compris. Une approche systémique que l'établissement bancaire a choisi de cibler en créant une offre et une marque - appelée Territoire Santé - dédiées.
Non pas que ce secteur soit une filière méconnue de la Caisse d'Epargne Côte d'Azur. « Nous ne partons pas de zéro », confirme Jacques-Olivier Hurbal, membre du directoire en charge du pôle Banque des Décideurs en région. L'établissement bancaire, qui revendique 12% de parts de marché, dispose d'un portefeuille de 3.400 professionnels, lesquels représentent un PNB de 7 millions d'euros. Et si l'objectif est de doubler ce portefeuille pour le porter à 7.000 professionnels accompagnés à horizon 2026, il est aussi de fournir des solutions à large spectre pouvant inclure de l'ingénierie, de l'affacturage, tout comme de l'accompagnement à intégrer les besoins de transition énergétique... Une philosophie d'approche de nature à rassurer les praticiens. « La santé vit une période de crise permanente, avec des médecins débordés et des problématiques démographiques », souligne Laurent Saccomano, président de l'Union régionale des professionnels de santé médecins libéraux PACA. Disposer d'un « interlocuteur unique », c'est déjà soulager une profession souvent dépourvue lorsqu'il faut financer, investir, se développer..., rassurée ici « de pouvoir anticiper ou trouver des réponses en matière d'intendance ou de back-office », ce qui « permet aux professionnels de santé de se focaliser sur ce pour quoi ils ont été formés : soigner ».
Laurence Bottero