Automobile : Epicnpoc ajoute un nouveau PoC à son arc
Gaëlle Cloarec
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C'est un écosystème d'open innovation, créé en 2021, qui cherche à façonner la mobilité de demain. Baptisé Software République, il réunit six grands noms français et européens - Atos, Dassault Systèmes, Orange, Renault Group, ST Microelectronics et Thales - ainsi qu'une poignée de start-ups qui phosphorent pour mettre sur le marché des produits et services répondant aux nouveaux défis de la voiture connectée, de la smart city, de l'énergie. Parmi les jeunes pousses embarquées dans l'aventure, Epicnpoc, bureau d'études basé à Sophia Antipolis, spécialiste du monde de l'automobile et notamment de son expérience utilisateur au sein de ces concepts cars, ces objets marketing qui présentent une certaine vision du futur. A l'image de H1st Vision (pour Human First Vision), dévoilé en première mondiale par le consortium lors du dernier Viva Technologies, en juin 2023. Ce prototype compile une vingtaine d'innovations qui placent "l'humain au cœur d'une mobilité plus intelligente et plus sûre", lit-on sur le site dédié.
"Nous sommes intervenus sur la partie UX (pour expérience utilisateur, NDLR) et celle liée à l'intégration des technologies imaginées par les différentes compagnies dans un environnement virtuel", explique Pierre Sigrist, co-fondateur d'Epicnpoc. Qui n'en est pas à son coup d'essai. L'entreprise née en 2018 est en effet une habituée du CES Las Vegas où elle accompagne ses clients, constructeurs et équipementiers automobiles, et leurs prototypes, comme Forvia, (ex-Faurecia), le premier à lui avoir fait confiance. Il faut dire que la jeune pousse se fait fort de résoudre une problématique inhérente à l'innovation : comment concrétiser une idée en prototype ?
"Souvent, l'innovation, c'est au départ une idée, une intention, bien loin du cahier des charges ultra défini à partir duquel travaillent les sociétés de services, explique le dirigeant. Notre mission consiste donc à transformer cette intention en une preuve de concept concrète pour faciliter la transition de l'innovation vers la production". Une innovation "qui doit avoir un sens, une histoire compréhensible pour l'utilisateur", prévient-il. Autrement dit, le techno push a ses limites. "Les véhicules sont très compliqués, les fonctionnalités n'ont pas forcément de sens entre elles, il s'agit donc de designer des produits plus orientés utilisateurs que tech".
Gaëlle Cloarec