Tech : comment Reborn veut asseoir son leadership sur le marché du reconditionné tech
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
L'origine de Reborn se trouve dans l'automobile. C'est dans ce secteur que DPA, fondée à Monaco par Franck Lellouche se positionne dès 1976 en devenant équipementier, plus précisément d'autoradios, développant en même temps une activité de fabrication pour des marques de distributeurs pour les grands groupes de retail. Une double activité qui se poursuit sereinement jusqu'au début des années 2000 où le marché commence une mutation, ce qui mène l'entreprise à opérer une diversification. Roger-David Lellouche, qui rejoint DPA en 2003, se tourne alors vers la vidéo embarquée avant de s'étendre deux ans plus tard au GPS. Puis ce seront les lecteurs DVD, des boîtiers TNT... dont elle vend 1 million d'unités en 2016.
C'est en 2017 que l'idée de regarder d'un peu plus près le reconditionné mène Roger-David Lellouche à créer Reborn. « Nous étions aux prémices du reconditionné » se souvient le dirigeant qui, du coup, plonge aussi dans une autre dimension, celle de la nécessité de disposer d'une unité de production. C'est donc à Carros que la jeune filiale s'implante. « Le marché était quasiment vierge. Seule, une autre entreprise s'était positionnée sur cette activité de reconditionnement, mais elle n'a pas tenu et a été liquidée. Il n'existait pas de point de repère sur ce marché, nous avons été ce point de repère ». Et si Reborn connaît rapidement de bons résultats, c'est pour son « assise financière et parce que nous avons pu nous appuyer sur notre réseau de distribution ».
Succès signifie besoins en capacité de production qui croissent. Déjà installé sur 6.000 m2 - « ce qui en fait le plus grand site de reconditionnement de France », revendique Roger-David Lellouche - Reborn a acquis le terrain adjacent pour y installer sa seconde unité de production, plus grande, de l'ordre de 7.200 m2, ce qui dotera l'entreprise du plus grand site d'Europe. Une usine, prévue pour être opérationnelle en 2025, qui nécessite un investissement de 15 millions d'euros, entièrement auto-financé. Un bâtiment qui sera, par ailleurs, équipé de panneaux photovoltaïques afin d'être énergétiquement autonome.
Laurence Bottero