Quand Athènes gouverne l'Europe

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Florence Autret, correspondante à Bruxelles / DR
Florence Autret, correspondante à Bruxelles / DR (Crédits : DR)
Une devinette pour finir la semaine : quel est le dernier endroit à Bruxelles dans lequel flotte une vague odeur de tabac ? L'arrière-salle d'un café des Marolles ? Un fond de couloir de la gare du Midi ? Vous n'y êtes pas du tout.

Pour ce qui est de la guerre anti-tabac, la Belgique est très à cheval. Non, le dernier lieu où vous éprouverez l'impression de repasser à côté d'un bon gros cendrier, comme il en trônait peut-être dans le salon de vos parents, jadis, au XXe siècle, c'est... l'ascenseur de la représentation permanente de la Grèce auprès de l'Union européenne.

Le pays, qui va prendre, le 1er janvier, la présidence du Conseil des ministres, ne fait rien comme les autres. Les murs un peu ternis de la chancellerie grecque et le dénuement de son décor, qui ne cherche pas à masquer la froideur bureaucratique, lui donnent un petit parfum des années 1960.

Cet air désuet est encore relevé par la proximité avec l'ambassade allemande, dont l'architecture moderne resplendit, juste en face. Du bas de la rue de Lalaing, on peut voir les deux hampes des deux drapeaux pointant l'une vers l'autre, comme deux soldats au repos se toisant, chacun enroulé dans ses couleurs.

Pas facile de porter la responsabilité de la présidence quand on est encore le pays le plus fragile de la zone euro, ce trou sans fonds où ont été déversés depuis 2010 plus de 200 milliards d'euros, pour l'essentiel ponctionnés sur le contribuable européen et qui ne seront, pour partie, vraisemblablement jamais remboursés.

« Je ne pense pas que la crise en Grèce va poser problème. Nous ferons notre travail ici », dit-on dans la représentation grecque.

Le clou de l'agenda de ce premier semestre 2014 sera l'achèvement des négociations du mécanisme intégré de résolution des banques où l'Allemagne fait de la résistance. On imagine avec peine le ministre des Finances grec, Giannis Stournaras, le même qui depuis des mois doit faire face à l'impatience de ses homologues face aux lenteurs des réformes administratives dans son pays, tenir tête à son collègue allemand.

Pourtant, il le faudra bien. Les diplomates grecs ont, il est vrai, le sens de la métaphore ; il faut dire que l'histoire de leur pays est une source d'inspiration inépuisable. Lors d'un récent briefing, l'un d'entre eux a eu ce mot :

« Athènes ne sait pas gérer son budget, mais a été le berceau de la démocratie. Sparte tenait ses finances, mais ne savait pas se gouverner. Nous présiderons avec un budget spartiate et les valeurs athéniennes. »

Tout un programme

Et en effet, il serait malvenu d'ignorer les priorités qu'Athènes entend défendre. À commencer par l'immigration.

La Grèce, qui est en première ligne face à la pression du Sud, aimerait ramener ses riches voisins du Nord à un peu plus de solidarité. « Les pays qui ne sont pas sous pression devraient comprendre que le partage de la charge [de l'immigration] est un vrai problème »,

plaide un diplomate qui regrette le « sauve qui peut » général, y compris quand il s'agit de faire accepter le principe d'une facilitation des visas que la Turquie lui demande en contrepartie d'un accord de réadmission des immigrés clandestins.

Ici, tout le monde fait le dos rond, rappelant que c'est tout de même la cinquième fois depuis son adhésion qu'Athènes assume la présidence. Les fois précédentes n'ont pas forcément laissé de traces indélébiles, sinon le très byzantin « compromis de Ioannina », scellé dans la capitale de l'Épire, une règle de vote au Conseil des ministres d'une complexité à décourager les plus enthousiastes amateurs d'ingénierie institutionnelle. Mais ces présidences sont passées.

Et il en ira de même pour celle-là. Si vous cherchez toutefois à en connaître l'agenda précis, il se pourrait que vous deviez faire preuve de patience. Depuis plusieurs semaines, son site officiel est la cible d'attaques de hackers répétées...

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Commentaires
a écrit le 26/12/2013 à 17:23 :
Merci à Florence Autret pour cet article un peu plus léger sur un sujet grave, traité avec un humour au second degré qu'apparemment certains lecteurs n'ont pas compris.
a écrit le 20/12/2013 à 13:54 :
Je trouve les jugements sur " la tribune" un peu fort et déplacés .
Je suis meme surpris que la censure ait laissé passé de telle critiques !
Mais c´est un fait que dans certains domaines en particulier sur l ´Allemagne,. les contributions sont en grande partie de la pure propagande désobligeante loin de toute vérité.
Je vis en Allemagne depuis tres longtemps et suis en mesure de comparer les boniments de certains articles avec la réalité. Souvent ca me fait mal au ventre en lisant certains articles !.
Ce message est adressé particulierement a l attention de m. R. Godin
a écrit le 20/12/2013 à 9:44 :
Voilà l'Europe donne un milliard d'euros pour la Grèce et piour les français notre gouvernement de's nuls des taxes, impots, du chomage et des retraites en diminution = Egalité socialiste
a écrit le 19/12/2013 à 23:11 :
Je croyais que l'immigration était "une chance pour l'Europe"
a écrit le 19/12/2013 à 16:20 :
Mais pourquoi vous obligez-vous à lire ces fiottes alors ? Vous avez bien été publiés (de la à dire qu'il n'y a pas de modérateur sur le site de la Tribune...). Je suis d'accord pour dire que l'essentiel des articles ne vaut pas grand chose et est un copié-collé développé de dépêches AFP mais comme l'essentiel du journalisme actuel, la presse TV en haut du panier mais vous êtes dur avec cet article. Pour une fois que la forme change un peu, cet article est intéressant, certes approximatif, mais moins que le premier commentaire ! Pour information, la France a du emprunter plus que ces besoins personnels afin de répondre aux appels de fonds de la Grèce et les banquiers n'ont rien à gagner là dedans. D'où 4% du PIB européen servent la France ? Qui est le plus décérébré la dedans ? Enfin pour finir, ces 200 milliards prêtés à la Grèce ne sont certes pas tous à fait perdus mais ils ne sont pas prêts d'être remboursés. Pour information, la Russie vient d'effacer 90% de la dette de Cuba datant de l'époque de l'URSS pour tenter de récupérer les 10% restants.
a écrit le 19/12/2013 à 14:31 :
Mais pourquoi vous obligez-vous à lire ces fiottes alors ? Vous avez bien été publiés (de la à dire qu'il n'y a pas de modérateur sur le site de la Tribune...). Je suis d'accord pour dire que l'essentiel des articles ne vaut pas grand chose et est un copié-collé développé de dépêches AFP mais comme l'essentiel du journalisme actuel, la presse TV en haut du panier, mais vous êtes dur avec cet article. Pour une fois que la forme change un peu, cet article est intéressant, certes approximatif, mais moins que le premier commentaire ! Pour information, la France a du emprunter plus que ces besoins personnels afin de répondre aux appels de fonds de la Grèce et les banquiers n'ont rien à gagner là dedans. D'où 4% du PIB européen servent la France ? Qui est le plus décérébré la dedans ? Enfin pour finir, ces 200 milliards prêtés à la Grèce ne sont certes pas tous à fait perdus mais ils ne sont pas prêts d'être remboursés. Pour information, la Russie vient d'effacer 90% de la dette de Cuba datant de l'époque de l'URSS pour tenter de récupérer les 10% restants.
Réponse de le 19/12/2013 à 14:55 :
on pouvait supposer que LT était un peu sérieux. Mais bon, venant d'un canard (boîteux) français ... Comme le reste : du "merde in france". Et donc, je ne ferai plus comme vous à perdre mon temps ave des merdias tout juste bon pour des franchouillards par définition très moyens. ET non, la france n'a pas été obligée d'mpreunter pour la Grèce, mais la Grèce lui RAPPORTE chaque année des dizaines d emillions d'euros. Le pays est à l'image de ses habitants : un parasite vivant aux crochets de la Grèce. Ouf : j'ai le privilège de ne pas être français. Encore heureux !
a écrit le 19/12/2013 à 12:55 :
est un torchon de menteurs, de manipulateurs. t, en tout cas, n'a rien à voir avec un travail de journalistes. Tout juste des journaleux qui passent plus de temps à servir la soupe à des politiciens qui les tiennent en laisse ouà faire des publi-reportages bidons parce qu'ils ont reçu des cadeaux pour ça.La tribune est une tribune de mertde. Et ça, une fois de plus, les couilles molles de ce torchon ne le publieront pas, trop lâches, abrutis et, tout sipmolement, français de chiottes (ce qui est un pléonasme). Ca va, pas trop compliqués, les mots utilisés, pour ces fiottes de La Tribune ??
a écrit le 19/12/2013 à 12:20 :
L'auteur de l'article ose prétendre que la Grèce a recu "plus de 200 milliards d'euros pontionnés sur le contribuable européen". Ce n'est plus de l'information, c'est de la vile manipulation. Car la Grèce n'a pas coûté un seul centime au con-tribuable européen, que du contraire ! Et n'arrivent en Grèce que moins de 15 % de la pseudo-"aide" - mais véritable racket -; le reste étant détourné au profit exclusif de certains banksters (allemands et français notamment) et de quelques étatsvoyous (dont la france) qui vivent aux crochets de Grecs. La Grèce RAPPORTE chaque année plusieurs dizaines de millions d'euros à la france qui n'a, de fait, pas déboursé un seul euro pour la Grèce. out juste s'est-elle portée garante d'un (tout petit) morceau de la pseudo-"aide" à la Grèce. Mais rien n'est sorti des caisses percées de la france alors que la Grèce continue chaque année à les renflouer. Erreur journalistique ? Allons donc ! mensonge et manipulation destinés à bourrer le mou d'une populace décérébrée. Quant à savoir si La Tribune aura l'honnêteté, la déontologie élémentaire et le courage de publier ce com et ce rectificatif ...
Réponse de le 19/12/2013 à 14:14 :
... à l'auteur du com "curieux article" pour le rétablissement de la vérité, facilement vérifiable dans toutes les données disponibles notamment au niveau européen.Et à LT pour avoir fait preuve d'assez de déontologie que pour rectifier comme il se devait les propos pour le moins troublants, voire mensongers, de sa correspondante qui sembleguidée par un aveuglement idéologique pour le moins douteux. Peut-être LT devrait-elle viser le nivellement par le haut et sélectionner des - vrais - journalistes compétents pour assurer ses correspondances notamment. LT y gagnerait en crédibilité.

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