Le bénéfice net de la banque britannique Lloyds fond de plus de moitié

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Mauvais chiffres pour la banque britannique. Lloyds Banking Group (LBG) a déploré jeudi une baisse de plus de moitié de son bénéfice net au premier semestre, en raison de facteurs exceptionnels, mais s'est dite confiante quant à la poursuite de son redressement.
Entre le 1er janvier et le 30 juin, la banque, dont l'État britannique possède encore près d'un quart des parts, a dégagé un bénéfice net de 665 millions de livres (840 millions d'euros), soit 57% de moins sur un an.
Le groupe a toutefois souligné que son bénéfice ajusté (hors effets exceptionnels et provisions) avait bondi de 32% d'une année sur l'autre, à 3,8 milliards de livres (4,7 milliards d'euros). Aussi la banque songe-t-elle à reprendre le versement d'un dividende à un degré "modeste".
LBG a néanmoins dû enregistrer des charges exceptionnelles de 1,1 milliard de livres (1,3 milliard d'euros) liées à des "problèmes juridiques", dont 600 millions de livres de provisions supplémentaires pour avoir vendu abusivement des assurances-crédit PPI à ses clients. Une affaire qui lui a coûté au total quelque dix milliards de livres.
Lloyds a aussi décompté 226 millions de livres de charges pour faire face aux amendes à verser dans le cadre des scandales du taux interbancaire Libor.
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La banque a annoncé lundi s'être mise d'accord avec les autorités britanniques et américaines pour leur verser des amendes de cet ordre dans le cadre de cette affaire pour laquelle six autres groupes financiers ont aussi été sanctionnés.
La chute est d'autant plus grande que l'an passé, à la même époque, les bénéfices de LBG avaient été dopés par la vente d'un montant de 780 millions de livres d'obligations d'État. Un facteur exceptionnel qui ne s'est pas reproduit cette année.
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Au final, le groupe a souligné avoir presque bouclé son plan de redressement lancé en 2011 et confirmé demander à l'autorité de régulation bancaire le droit de recommencer à verser des dividendes à ses actionnaires.
L'État britannique, qui a sauvé la banque en 2008, a poursuivi en début d'année la privatisation du groupe, en vendant 7,8% du capital. Sa part est maintenant de 24,9% du capital.
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