La Bourse boude Natixis qui va se désengager des activités de marchés à risque

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Malmenée par la crise, la filiale de banque d'investissement commune aux groupes Banque populaire et Caisse d'Epargne va se désengager totalement des activités de marchés à risque. Le titre recule pourtant ce mardi.

Malmenée par la crise, Natixis, filiale de banque d'investissement commune aux groupes Banque populaire et Caisse d'Epargne, va se désengager totalement des activités de marchés à risque, annonce son directeur général Dominique Ferrero dans un entretien au Figaro paru ce mardi. Les effectifs de sa banque de finance et d'investissement (BFI) vont par ailleurs "être réduits d'environ 15%", avec pour objectif de diminuer d'ici à 2010 les frais fixes entre "8 et 10%".

"Nous allons présenter au conseil de surveillance un plan de transformation radicale qui prévoit l'interruption et l'extinction de toutes nos activités de marchés portant sur des produits complexes", a-t-il déclaré. "Nous voulons sortir des métiers risqués comme les dérivés exotiques, le trading pour compte propre, les activités d'arbitrage (...) qui pourraient rester pour Natixis des foyers permanents de risques".

Le directeur général met en avant sa volonté de recentrer la banque "sur des activités qui assure sa stabilité", avec une activité "concentrée sur les besoins de sa clientèle et sur sa zone géographique la plus traditionnelle, soit la France et l'Europe". Du coup, "les ambitions internationales de Natixis (...) sont de facto ajournées".

Dominique Ferreo a par ailleurs confirmé que Natixis n'envisage plus de vendre son pôle assurances. Et de préciser ne pas avoir trouvé un accord avec la CNP sur le prix pour Natixis Assurances dont la valeur est estimée entre 1,5 et 2 milliards d'euros. "Faute d'être parvenu à trouver un terrain d'entente sur (la) valeur (de Natixis Assurances), j'ai décidé, en accord avec nos actionnaires de référence, de refermer ce dossier", ajoute le directeur général. Mais la banque étudie la cession de sa participation dans la société de conservation de titres Caceis, filiale détenue à parité avec le Crédit Agricole. Cette opération "permettrait au Crédit Agricole d'en acquérir le contrôle majoritaire", explique-t-il.

Natixis, qui a perdu 500 millions d'euros en octobre dans des investissements sur les marchés financiers, a annoncé mi-novembre qu'elle devrait "aller plus loin en termes de réduction d'effectifs et de réduction de coûts" que prévu dans son plan stratégique au printemps. Celui-ci prévoyait la suppression de 800 postes sur un effectif total de 24.000 et de 850 parmi les prestataires extérieurs, l'objectif étant d'économiser 400 millions d'euros par an d'ici 2009.

La Bourse n'a pas applaudi cette annonce ce mardi. Le titre perd 1,89% à 1,56 euros à la clôture. Depuis janvier, il a perdu plus de 80% de sa valeur. Il y a pile deux ans, il avait été introduit en Bourse à 19,55 euros.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Mr.Ferrero réagit très tard.
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La suppression de personnels est médiocre.
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Le personnel n/est pas a l/origine des pertes,c/est le management qui a pris des risques.
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Le directeur général devrait être éliminé.
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a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
en espérant retrouver mes 3000 euros un de ces jours!!!!
vous me direz !!Quelle somme dérisoire!!!!!!!!!! et oui !!!!!!mais pas pour nous

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