A première vue, la mesure aurait dû ravir la filière photovoltaïque. Depuis l’automne 2025, l’installation de petits panneaux solaires dans le résidentiel (moins de 9 kilowatts crête - kWc) bénéficie d’un taux de TVA réduit à 5,5 %, sous réserve de respecter des critères environnementaux stricts. Contre, jusque là, 10 % au-dessous de 3 kWc et 20 % entre 3 et 9 kWc.
Neuf mois plus tard, pourtant, le secteur dénonce un signal politique « contradictoire ». Selon les règles de l’administration fiscale, si un particulier ajoute une batterie à ses panneaux solaires pour maximiser leur autonomie, tout le projet (onduleur, panneaux, main-d’œuvre) perd le bénéfice des 5,5 % et bascule au taux de 20 %. De quoi décourager le stockage d’électricité, au moment où le système en a le plus besoin.
« On ne comprend pas bien la logique. Au restaurant, une partie de la facture peut être à taux réduit, l’autre à 20 %. Si vous prenez un verre de vin, le restaurateur sait parfaitement séparer les lignes. Pourquoi pas la DGFiP ? », pointe David Gréau, directeur général d’Enerplan, le syndicat des professionnels de l’énergie solaire en France.