Bank of America veut rembourser les aides de l'Etat d'ici début 2010

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La première banque américaine a indiqué ce mercredi qu'elle prévoyait de rembourser les aides publiques fin 2009 ou début 2010. Le groupe a reçu 45 milliards de dollars de prêts de la part de l'Etat.

Bank of America veut rembourser au plus vite les 45 milliards de dollars de prêts consentis par l'Etat américain. Son PDG, Kenneth Lewis, a ainsi indiqué dans une interview au Charlotte Observer (Caroline du Nord), que les sommes prêtées seront "probablement" remboursées en totalité "plus tard cette année ou en début d'année prochaine, quand nous verrons l'économie s'améliorer". "Il se pourrait qu'on décide de rembourser une partie avant cela", a-t-il précisé.

La première banque américaine, depuis l'acquisition en fin d'année dernière de Merrill Lynch, a reçu 45 milliards de dollars d'aides publiques en deux temps. Une première tranche de 25 milliards de dollars à l'automne en même temps que l'ensemble des grandes banques américaines, dans le cadre du plan Paulson. Puis 20 milliards de dollars supplémentaires en janvier pour lui permettre d'absorber les pertes abyssales enregistrées par Merrill Lynch.

Kenneth Lewis a par ailleurs souligné que ces prêts étaient en fait une "assez bonne affaire" pour le contribuable alors que l'Etat recevra "presque 3 milliards de dollars en intérêts". Les actions émises par les banques aidées pour le gouvernement doivent en fait rapporter à l'Etat un dividende annuel de 5% par an. A ce titre, BofA vient de verser 140 millions de dollars de dividende.

Il a enfin répété qu'il n'avait pas sollicité de fonds publics. "Mais quand vous avez le patron de la FDIC (l'organisme de garantie des dépôts bancaires), le patron de l'OLCC (un autre régulateur), le patron de la Réserve fédérale et le secrétaire au Trésor qui disent: "nous pensons que vous devriez prendre cet argent", c'est difficile de ne pas suivre ce conseil", a-t-il indiqué.

"Nous nous demandions s'ils savaient quelque chose que nous ignorions. Et ce que j'ai dit à ce moment-là c'est: "diable, c'est plus sain de craindre l'inconnu, vu comme va l'économie"", alors nous avons "décidé de prendre les fonds débloqués par les pouvoirs publics", a ajouté le patron de l'établissement de Caroline du Nord.

En Bourse, les investisseurs  ont salué ces annonces. Le titre a en effet grimpé de 22,33% à 7,67 dollars.

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