Lloyds Banking Group pourrait être forcé de vendre Halifax
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Lloyds Banking Group (LBG) sommé de divorcer d'Halifax ? D'après le Times, c'est possible. La Commission européenne pourrait contraindre la première banque de détail du Royaume-Uni, fruit de l'union de Lloyds et HBOS (Halifax-Bank of Scotland), à vendre Halifax, le géant des prêts immobiliers.
Une telle décision mettrait sans aucun doute le gouvernement de Gordon Brown en difficultés. Le Premier ministre a poussé les deux groupes à fusionner il y a quelques mois, pour éviter la faillite de HBOS. Faisant fi des questions de concurrence posées par ce mariage, il a injecté 17 milliards de livres (19 milliards d'euros) d'aides publiques dans le nouveau Lloyds Banking Group, dont il possède 43%.
Mais aujourd'hui, Bruxelles demande des comptes. Neelie Kroes, la commissaire à la concurrence n'entend pas faire preuve de la même clémence que Londres. Le Times cite une personne proche du dossier qui estime que "la Commission a été claire: elle ne peut se permettre de laisser le Royaume-Uni s'en tirer comme ça". Pas quand elle a imposé à l'allemande Commerzbank à se délester de 45% de son bilan en échange de 18 milliards d'euros d'aides publiques.
La crise a considérablement réduit le nombre d'acteurs du secteur bancaire au Royaume-Uni. Elle a donné naissance à des mastodontes (souvent aux pieds d'argile), dont LBG fait partie. Géant de la banque de détail, le group compte 3.000 succursales dans les îles britanniques et emploie environ 140.000 personne. Il contrôle également 20 à 30% des prêts immobiliers, surtout grâce à Halifax.
LBG tente donc de négocier avec les autorités européennes pour épargner son fleuron. Un compromis pourrait être trouvé avec la vente d'un "nombre significatif" de son millier de filiale, selon le Times. Dans ce cas, LBG pourrait peut être conserver Halifax.
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Officiellement, le Trésor gère les négociations aux côtés de LBG. Mais d'après le quotidien, certains dans le gouvernement ne seraient pas contre un démantèlement du groupe, même si sa fusion n'a été finalisée qu'en juin dernier. Ils y voient une opportunité de doper la concurrence dans un secteur bancaire trop concentré à leur goût.
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