Nouvelles faillites bancaires aux Etats-Unis

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Neuf banques américaines ont été déclarées en faillite vendredi, soit un record pour une seule journée. Au total, 115 établissements financiers ont déposé le bilan aux Etats-Unis depuis le début de l'année.

Ce sont pas moins de neuf banques américaines qui ont été mises en faillite vendredi, soit un record pour une seule journée depuis le début de la crise financière. Cette opération porte à 115 le nombre de banques mises en faillite depuis le 1er janvier, soit le plus haut niveau annuel depuis 1992. Et ce nombre devrait encore augmenter puisque les analystes s'attendent à ce que d'autres surviennent encore d'ici la fin de l'année.

Parmi les neuf établissement fermés vendredi se trouve la California National Bank, qui devient donc la quatrième plus grosse faillite du secteur cette année. Pour rappel, la plus grosse faillite du secteur financier américain depuis le début de la crise est Washington Mutual, qui détenait 307 miliards de dollars d'actifs à sa fermeture en septembre 2008.

Les neuf établissements déclarés en faillite vendredi vont être rachetés par le groupe US Bancorp qui hérite ainsi de 18,4 milliards de dollars d'actifs et de 15,4 milliards de dollars de dépôts. Les neuf banques devraient être à terme renommées sous la marque US Bank, qui est la filiale de US Bancorp orientée sur la Californie mais aussi présente dans l'Illinois et l'Arizona pour un total de 770 antennes dans ces trois Etats.

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Commentaires
a écrit le 02/11/2009 à 7:31 :
Une chose à dire, qui vivra verra... Par contre, ce n'est pas ça qui va booster la concurrence aux USA loin de là...
a écrit le 01/11/2009 à 15:25 :
analyse prudente?
a écrit le 01/11/2009 à 15:23 :
à ruminer
a écrit le 01/11/2009 à 14:07 :
Les "signes" qui ont permis à de trop nombreux commentateurs d'annoncer la fin de la crise continuent à être démentis par les faits. La plupart des banques en difficulté aux USA sont celles qui financent l'économie réelle : les entreprises et les ménages via les crédits à la consommation ou à l'immobilier. Que beaucoup d'entre elles se soient fait prendre au piège de la spéculation boursière est une certitude, mais cela n'empêche pas que c'est la perte de solvabilité de leurs clients, incapables de payer leurs échéances qui finit par les emporter. Le rebond des marchés financiers, qui se prolonge depuis quelques mois en contradiction totale avec cette réalité, doit donc être regardé plus comme un renouveau spéculatif que comme le signe d'une reprise. On notera à ce titre qu'il est peu prudent de se rassurer avec la remontée du PIB US alors que la valeur ajoutée de la finance est une composante importante de ce PIB et que les aides publiques au secteur clé de l'automobile touchent à leur fin. Sur ces bases, un retournement boursier est inévitable. Le repli de cette semaine peut, certes, n'être qu'une pause dans le gonflement de la nouvelle bulle mais il peut aussi être le début de sa fin. Quoiqu'il en soit, il vaudra mieux ne pas être parmi les derniers à miser en bourse en croyant au mirage de la fin de crise.

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