Deminor demande à l'AMF de ne pas "enterrer" le dossier Natixis

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Le cabinet de service aux actionnaires interpelle Jean-Pierre Jouyet et le patron de BPCE, François Pérol, sur la façon dont les actions Natixis ont été "fourguées" à 2,8 millions d'épargnants.

Le cabinet de service aux actionnaires Deminor a écrit ce jeudi au président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, pour tenter de relancer l'affaire Natixis. Pendant la crise financière, l'action Natixis, introduite en Bourse à 19,55 euros fin 2006, s'est littéralement effondrée pour atteindre un plus bas à 0,80 euro en mars 2009, suscitant la colère de petits porteurs et des actions en justice. Le titre valait 4,16 euros mercredi à la clôture.

Deminor a transmis à l'AMF des documents qui mettent en question, selon lui, les méthodes employées par les réseaux bancaires Banque Populaire et Caisse d'Epargne, désormais regroupées au sein du groupe BPCE, pour convaincre leurs clients de souscrire des actions Natixis lors de l'introduction en Bourse de la banque d'affaires.

"Les près de trois millions d'épargnants qui se sont vu 'fourguer' des actions Natixis dans les conditions que l'on connaît sont en droit d'avoir le support de votre Autorité", a écrit Fabrice Rémon, associé chez Deminor. Joint par Reuters, Fabrice Rémon a déclaré: "Je demande à Jean-Pierre Jouyet que l'on n'enterre pas le dossier."

Dans un autre courrier adressé à François Pérol , le président du conseil d'administration de Natixis, Deminor demande à ce dernier de prendre position sur la question. "La façon dont la vente des titres Natixis a été orchestrée au sein de la BPCE a conduit au démarchage que nous connaissons et qui a été commis en violation des règles les plus élémentaires", écrit Fabrice Rémon.

Natixis, détenue à 71% par BPCE (Banque populaire - Caisse d'Epargne) a engagé un vaste plan de restructuration. Pendant la crise financière, elle a été recapitalisée à plusieurs reprises par ses maisons mères, avec parfois le soutien de l'Etat français. L'AMF et le groupe BPCE n'étaient pas en mesure de commenter immédiatement ces courriers.
 

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