BNP investit 1,3 million dans la startup française PayCar

Cette Fintech, qui propose une solution sécurisée pour le paiement des voitures d'occasion, était incubée dans l'accélérateur de la banque et accompagnée par sa branche assurance, Cardif. BNP dit se préparer à la numérisation du chèque de banque.
Delphine Cuny

3 mn

Vincent Marty-Lavauzelle (à gauche) et Mike Waldman (à droite), les confondateurs de PayCar, avec leur responsable marketing, Aldaïr Angola.
Vincent Marty-Lavauzelle (à gauche) et Mike Waldman (à droite), les confondateurs de PayCar, avec leur responsable marketing, Aldaïr Angola. (Crédits : Paycar)

Après la mise en relation et l'incubation, les investissements en capital : BNP Paribas accélère sa collaboration avec les startups en participant à des levées de fonds. Deux mois après avoir contribué au tour de table de 5 millions d'euros de la plateforme de financement participatif Ulule, via sa branche BNP Paribas Développement, la banque annonce une prise de participation minoritaire dans la Fintech PayCar, un investissement de 1,3 million d'euros, réalisé à travers trois de ses branches (banque de détail, Cardif et crédit conso Personal Finance).

Fondée en mars 2015 par Vincent Marty-Lavauzelle et Michael Waldman, cette startup parisienne, dont c'est la première levée de fonds, commercialise depuis l'été 2015 une solution destinée à remplacer le chèque de banque pour l'achat et la vente de voiture d'occasion. Exactement comme Depopass, une société rachetée par S-money, la filiale du groupe Banque Populaire Caisse d'Epargne (BPCE).

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PayCar prend une commission de 20 euros auprès du vendeur et idem auprès de l'acquéreur, quelle que soit la somme en jeu, tandis que Depopass ne fait payer que le vendeur, un tarif de 29 euros (c'est une promotion jusqu'au 31 décembre, le prix variant en fonction du montant de la transaction entre 35 et 75 euros habituellement).

Le chèque de banque version numérique

L'émission d'un chèque de banque est facturée en moyenne autour de 13 euros (parfois gratuite moyennant des frais d'envoi). Mais il arrive qu'il y ait des fraudes (de faux chèques de banque) et les conditions d'émission sont souvent compliquées (les horaires d'ouverture d'agences n'étant pas adaptés aux ventes le week-end par exemple). L'idée de ces solutions est de faciliter le paiement "en quelques clics" : en réalité, c'est évidemment un peu plus long que cela, il faut qu'acheteur et vendeur s'inscrivent à l'avance et que l'acquéreur dépose l'argent sur son compte deux jours ouvrés avant la transaction. Paypal est un autre concurrent mais le groupe américain le déconseille plutôt car le vendeur s'expose à une opposition au paiement.

C'est précisément pour se "préparer à la digitalisation du chèque de banque" que la banque a décidé d'investir dans PayCar. C'est la branche assurance de BNP, Cardif, qui a conseillé et accompagné la startup pendant son incubation de quatre mois dans l'accélérateur Fintech de la banque au printemps, temps qui leur a permis d'"identifier la zone de valeurs communes", sachant que l'achat d'un véhicule constitue la deuxième dépense la plus importante d'un ménage après le logement.

"PayCar est apparue comme un complément particulièrement intéressant pour garantir un service complet aux acheteurs et vendeurs de voiture d'occasion" souligne la banque, qui propose aussi l'assurance auto via Cardif et le crédit à la consommation (Cetelem).

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Delphine Cuny

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