De nouveaux acteurs s'invitent dans le débat sur la deuxième Directive sur les services de paiement (DSP2), qui entrera en vigueur le 13 janvier prochain : l'Alliance FIDO, un consortium international de 250 industriels travaillant sur l'authentification en ligne, créé à l'initiative de PayPal et Lenovo notamment et réunissant des entreprises telles que Google, Samsung, Intel, Microsoft, Visa, Alibaba et Oberthur. Cette alliance vient de rendre publique une lettre écrite au Conseil européen, composé des chefs d'Etat ou de gouvernement des Etats membres, pour les alerter sur une disposition envisagée par la Commission et qui a déjà fait monter les banques au créneau en juillet.
Il s'agit de la possibilité laissée, en « solution de secours », aux prestataires tiers de continuer à recourir à la technique dite du "screen-scraping" (capture de données d'écran), aussi appelé "web-scraping", qui leur permet d'accéder aux données du client d'une banque en utilisant les codes d'accès de ce dernier.
Cet ancien de PayPal rappelle que l'organisation rassemble à la fois des banques (Bank of America, ING, USAA, etc) et des Fintech (comme Payfone, Ledger, ou même PayPal en tant que pionnier des paiements en ligne).
Les banques, sous la plume de Frédéric Oudéa, le patron de la Société Générale et président de la Fédération bancaire de l'Union européenne (EBF), avaient adressé un plaidoyer similaire, pour l'interdiction du web-scraping au profit des API, dans un courrier à Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), et au Commissaire européen en charge des services financiers, Valdis Dombrovskis.
A l'inverse, un collectif de 71 startups européennes de la Fintech, dont les agrégateurs de comptes français Bankin' et Linxo, avait publié un manifeste en mai contre cette interdiction qui les obligerait à repartir de zéro et freinerait leur essor.
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L'Autorité bancaire européenne (EBA) avait rendu un avis très négatif en juin sur la proposition de la Commission européenne de contrevenir à l'interdiction du screen-scraping prévue initialement. Elle y avait dressé une liste d'arguments, notamment sur la sécurité, et souligné qu'il serait sans doute difficile pour le consommateur de comprendre les conséquences de son consentement à transmettre ses identifiants et mots de passe à des prestataires de paiement ou d'information sur les comptes...
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