Sberbank fait le forcing dans les cartes de crédit

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La plus grosse banque d'Europe de l'Est confirme son emprise sur son marché domestique et redevient le titre préféré des investisseurs en bourse.


Sberbank a définitivement renversé la vapeur en démontrant sa supériorité dans le segment des cartes de crédit. Avec la publication des résultats 2011, le géant bancaire apparaît comme le leader incontesté en terme de croissance (20%) et de parts de marché (17,1%). Grâce à un bond de 5,9% de sa part de marché en une année, Sberbank détrône le leader historique du segment Russki Standart (16,1%). Son portefeuille de cartes de crédit atteint 1,6 milliard d'euros. Russki Standart perd 5,6% de parts de marché. Le 3ème acteur du segment est une autre banque d'Etat (VTB24) et le 4ème est "Vostotchni", une toute jeune banque basée dans l'extrême-Orient russe qui, avec sa stratégie très efficace a multiplié par 4,5 sa part de marché.

L'année dernière, le marché des cartes de crédit russe a bondi de 61,6%, tandis que l'endettement total des particuliers russes a augmenté de 3,54 milliards d'euros, atteignant un total de 9,3 milliards d'euros. Le marché domestique russe reste pour l'instant épargné par la morosité européenne, et la consommation des ménages ne donne pas encore de signes de faiblesse.

Ancien monopole soviétique de la banque de détail, Sberbank est bien placé pour profiter de l'appétit de consommation russe. La banque a ces dernières années stoppé l'hémorragie de clients séduits par le marketing agressif des établissements privés. La crise de 2008 a poussé beaucoup de Russes à revenir vers une banque d'Etat au profil rassurant tandis que la nouvelle direction de Sberbank entamait une campagne de "rebranding" et de marketing des plus agressives.

Côté résultats pour janvier 2012, les analystes soulignent la solide santé du groupe bancaire, en dépit d'un effet saisonnier négatif. Les revenus de Sberbank ont atteint 740 millions d'euros, soit presque le niveau des derniers mois de 2011. La croissance des crédits a pourtant connu un ralentissement et les dépôts individuels ont diminué de 2,3%. "Ce sont  des mouvements saisonniers typiques de Sberbank", note Svetlana Kovalskaïa, analyste chez Renaissance Capital. Andrew Keeley, analyste chez Troika Dialog à Moscou, estime que Sberbank "affiche des résultats très solides pour un début d'année, tendance qui suggère des résultats à venir encore supérieurs à ceux de 2011".
Les investisseurs plébiscitent ce titre depuis le début janvier. A New York, l'action se situe au plus haut depuis six mois

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