L'image des banques progresse un peu... mais reste mauvaise

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Un récent baromètre des entreprises françaises a signalé une amélioration de l'image des banques, une première depuis plusieurs années particulièrement sensibles pour les établissements mutualistes. L'accent mis sur la relation client depuis trois ans par toutes les enseignes, pour redonner du sens après le rude coup de la crise financière, commencerait à porter ses fruits.

Les gens n'aiment toujours pas les banques... mais un peu moins. C'est le principal enseignement du baromètre Posternak/ipsos sur l'image des entreprises françaises, qui signale une amélioration de leur image, une première depuis plusieurs années. Cette amélioration est particulièrement sensibles pour les établissements mutualistes, dont la communication met désormais résolument les spécificités en valeur.
Pour Claude Posternak, "l'ensemble du secteur bancaire a touché un point bas avec la crise de la dette souveraine et remonte peu à peu". "Les choses s'améliorent mais on n'est pas au niveau de ce qui prévalait avant la crise", estime-t-il. "On parle moins de la crise financière en ce moment, donc je ne suis pas étonnée que les banques relèvent la tête", analyse Reine-Claude Mader, présidente de l'association Consommation, logement, cadre de vie (CLCV). "Fondamentalement, je n'ai pas constaté que les consommateurs aimaient davantage les banques", tempère-t-elle néanmoins.
 

Efforts de communication, engagements concrets

Les banques font elles pourtant état, au-delà du baromètre, de bons retours de leurs récentes campagnes de communication et de tests aux résultats en hausse auprès de la clientèle. La campagne de publicité lancée en novembre et décembre derniers par le Crédit Agricole a, par exemple, reçu un niveau d'agrément (adhésion) de 75%, score élevé pour une banque. "On sent que le côté satisfaction monte vraiment" chez les clients, rapporte, de son côté, Olivier Klein, directeur général de BPCE, en charge de la banque commerciale et de l'assurance. L'accent mis sur la relation client depuis trois ans par toutes les enseignes, pour redonner du sens après le rude coup de la crise financière, commencerait à porter ses fruits.
"Quand on met en place des campagnes extrêmement fortes en passant d'un marketing produit (le produit est au centre de la communication) à un marketing relationnel (le client devient le sujet central), cela finit par payer", considère Eric Delannoy, vice-président du cabinet Weave. Cette communication a souvent été assortie d'engagements concrets, tels le délai de réponse à une demande de crédit ou l'accès téléphonique direct au conseiller de l'agence.
Pour lui, l'embellie pourrait aussi venir du fait que "le grand public, à grand renfort de pédagogie, commence à faire la différence entre la banque de détail et la banque d'investissement, symbole de la finance casino dans l'imaginaire collectif", ce qui réduit le risque d'amalgame.
 

Les banques mutualistes bien devant les autres

Les scores remontent pour les banques, mais un clivage se fait de plus en plus évident entre les mutualistes, loin devant, et les autres. Le Crédit Mutuel, qui fut le premier après la crise financière à insister sur les valeurs mutualistes dans sa communication, s'est ainsi placé en neuvième position du baromètre Posternak, le meilleur classement de l'histoire de cette enquête. "Ces bons résultats sont vraisemblablement à lier, entre autres, à la campagne de communication qui s'est tenue récemment et dont les post tests étaient très bons", commente l'établissement, dont le slogan sur le non commissionnement des chargés de clientèle a fait mouche. 
"Les mutualistes ont compris que le facteur mutualisme était différenciant", résume Eric Delannoy. "Les banques mutualistes surperforment parce qu'elles ont une proximité plus forte" avec le client, considère M. Klein. Pour lui, "plus la mondialisation s'étend, plus les gens ont besoin d'institutions de proximité", les mutualistes offrant notamment leur fort ancrage en région et l'originalité de leur gouvernance, à la fois locale et égalitaire avec le principe du sociétariat.

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Commentaires
a écrit le 04/05/2015 à 16:51 :
"caisse d'épargne" désormais ils sont connus comme le loup blanc en tant que mouton noir des bancaires françaises ! noir c'est noir il n'y a plus d'espoir avec cette bande de gros .....ards je me suis tout ramassé dans la poire ! on peut voir rouge lorsque le compte est et sera invariablement dans le rouge !
a écrit le 24/04/2012 à 16:21 :
Le Crédit Mutuel et ses filiales CIC ne se sont pas privés de placer du Natixis à tours de bras auprès de petits clients, en cherchant parfois à se débarrasser d'eux, même en l'absence du moindre incident de paiement, simplement parce qu'ils protestaient contre le traitement abusif de leur banque contre leur intérêt, banque dont ils étaient pour certains clients depuis fort longtemps.
Ne pas confondre slogans publicitaires et réalités marchandes!
a écrit le 24/04/2012 à 15:36 :
Cette embellie est très minime et très passagère. Elle ne trompe personne.
De noirs nuages s'amoncellent déjà et de nouveau sur l'Europe et sa zone euro...
a écrit le 24/04/2012 à 14:55 :
les français pourraient mettre directement leur épargne auprès de l'état pour financer la dette et rassurer les marchés - sans passer par les banquiers - qui en parle ?
ENTENDU SUR CANAL PLUS A 13 HEURES CE LUNDI AVEC M FIORENTINO
Réponse de le 24/04/2012 à 15:58 :
vous auriez confiance?? vous avez vu comment l état gére ses comptes? comment il gére les banques qu il controle de l affaire du Credit Lyonnais à Dexia?? Franchement mettrais pas un sous dans la barque
Réponse de le 24/04/2012 à 16:21 :
C'est sarkozy ministre du budget qui a supprimé les comptes chez le percepteur. Il en fait des dégâts ce directeur de l'UMP.
a écrit le 24/04/2012 à 13:55 :
Tous des traitres aux nations du monde, j'ai vendu ma voiture, et je ne consomme plus, pour moi l'affaire est réglé, et je paye uniquement en espèces, et je ne commande plus sur internet, plus de commissions pour les banquiers qui pillent les PME/PMI
Réponse de le 24/04/2012 à 15:41 :
Merci de nous donner votre adresse que l'on puisse vous soulager du matelas qui doit être bien gras
a écrit le 24/04/2012 à 13:31 :
REPONSE DE BANKONET
OK je pensais comme vous à ING Bank
ING en son temps avait absorbé la BBL laquelle avait en France sauvé de la nationalisation menaçante l?excellente BLD.
A ces époques la spéculation existait mais elle prenait rarement des tournures scandaleuses.
a écrit le 24/04/2012 à 13:12 :
Quand on regarde très précisément la carte d'implantation du FN on peut aisément s'apercevoir que toutes les régions où le vote FN est important, se trouvent être toutes les régions désindustrialisées où toutes les usines importantes ont été délocalisées. De plus, ces délocalisations rampantes depuis des décennies sont 9/10 fois dirigées par le PS et cela depuis fort longtemps. Donc, en dehors de belles paroles molles et sans aucun effet positif, les français de ces régions ont été depuis des années roulés dans la farine par le PS. Monsieur Mélenchon et le FDG l'ont très bien démontré et ont proposé d'entammer une véritable politique économique et financière mais les urnes en ont décidé autrement et ont favorisé le FN ! Le 6 mai, il y aura le choix de deux bulletins, celui de la continuité avec Nicolas Sarkozy, celui de la soit disante responsabilité molle et sans saveur que tous connaissent avec François Hollande. Mais le 7 mai quelque soit le titulaire du poste, la finance, les banques, les agences de notation, etc... vont se lacher sur la France et l'Espagne comme ils l'ont fait sur la Grèce. Tous les observateurs sérieux et d'éminents économistes que l'on ne voient pas à la TV (comme les guignols pro-européen qui font la leçon d'ordinaire) disent et affirment que l'année 2013 sera une année encore plus difficile que 2012. Qui en parle depuis le début de cette campagne ? Qui en a parlé ? Seul Monsieur Mélenchon a été à la hauteur du défit qui nous attend...
Réponse de le 24/04/2012 à 17:04 :
^^^ tout est dit...
a écrit le 24/04/2012 à 13:12 :
Quel propagande. Alors donc une bonne campagne et les français oublieront!!! ca s'était dans le monde d'avant!!!!!
a écrit le 24/04/2012 à 11:37 :
je souhaite que les banques et assurances déflatent autant que l'economie réelle.ces établissements en semi faillite continuent a embaucher et a sponsoriser des évènements sportifs a tour de bras
a écrit le 24/04/2012 à 10:51 :
Les mutualistes sont dirigées par des autocrates (Crédit Mutuel), et des dirigeants incapables et dangereux qui ont failli couler leur groupe (Crédit Agricole) et qui continuent de sévir au travers de diverses fonctions de conseillers et de soi disant experts en pacotille, et je ne parle pas de Natixis Banques Populaires qui devrait aujourd'hui avoir fait faillite comme Dexia. Je n'accorde aucune mention satisfaisante aux banques françaises ni à leur association professionnelle, ni aux autorités de contrôle françaises, ni à la Banque Centrale (BdF) toutes dirigées par des des gens sublimement incompétents et/ou irresponsables ou les deux à quelques très très rares exceptions près.
Réponse de le 24/04/2012 à 11:37 :
Bien commenté, vous avez raison. Il y a plusieurs sortes de voyous et de casseurs en France : il y a les casseurs des banlieues qui font de ptits larçins, ils sont très éparpillés. ET il ya les voyous de l'économie, on les trouve dans lessièges sociaux, dans les directions régionales du très très vicié système bancaire français ... ET il y a les casserus de l'économie, on les recense à l'UMP et à Bruxelles.
a écrit le 24/04/2012 à 9:27 :
Tous ces gens là croient-ils vraiment ce qu'ils disent et font? Les banques sont un passage obligé, les mutualistes sont chères voire très chères quand on regarde attentivement leurs conditions, leurs marges sur crédits, et ce qu'elles conseillent ou proposent à leurs clients en termes de placement, heureusement pour les clients il existe des produits standards comme les livrets défiscalisés. Si demain en France, on avait trois ou quatre banques directes avec des conditions attractives comme c'est le cas d'une d'entre elle, étrangère, et si ces banques là bénéficiaient d'un triple A comme une autre banque étrangère européenne qui hélas n'a pas de guichets en France. Les mutualistes seraient massacrées comme les autres.
Réponse de le 24/04/2012 à 11:10 :
Je vois de quelle banque vous parlez.
Ex BBL anct BLD fleurons du professionnalisme à la française il y a bien longtemps
Exact ?
Réponse de le 24/04/2012 à 12:05 :
Non je parle de ING Direct et de Rabobank, je précise que je ne suis pas mandaté par ces banques, ni employé de près ou de loin, ni commissionné, ni rien du tout. Cela ne m'empêche pas d'être attentif comme je l'ai écrit sur la qualité de signature de l'Etat Néerlandais et des banques en question, sur la qualité de leurs actifs, de leur liquidé, idem pour les fonds qu'elles proposent (Fidelity est une excellente société de gestion US, je ne prends pas les autres notamment Rothschild et Cie qui ne me parait pas du tout performante dans la durée), je regarde aussi les conditions des fonds de garantie sur les dépôts des états français et néerlandais sans me faire d'illusion en cas de crash généralisé ces fonds de garantie ne représentant que des queues de cerises.
Réponse de le 24/04/2012 à 12:48 :
Nous pensons réellement ce que nous disons. Les banques françaises sont LA principale cause de l'état épouvantable du pays. Leurs connivences avec les politiques pour creuser la dette (à leur profit bien sur), leur volonté concrète de ne pas financer l'économie réelle, leur frilosité HORS DU COMMUN vis à vis de la moindre prise de risque. Les jeunes société françaises prometteuses qui souhaitent se financer (même pour de faibles montants) sont désormais obligés de s'adresser à des banques étrangères. Je ne critique pas les banques mondiales en général; Ma critique porte uniquement sur les banques françaises qui sclérose l'économie française...
Réponse de le 24/04/2012 à 16:24 :
Nos traitres de la politique mérieraient la guilotine. A défaut pour leur traitrise, la prison à vie et la confiscation de tous leurs biens.
a écrit le 24/04/2012 à 9:23 :
A ce sujet, entre les deux tours article de presse à méditer:
Unlike commercial banks and retail banks, investment banks do not take deposits.
From 1933 (Glass?Steagall Act) until 1999
La France, quant à elle, avait déréglementé bien plus tôt.
C?est sous l?égide de Jacques Delors, ministre de l?Economie et des Finances de F. Mitterrand, que la loi bancaire 84-46 du 24/1/84 (dite de « modernisation » !) abrogea la loi de1945.
a écrit le 24/04/2012 à 7:56 :
On nomme cela se refaire une virginité : diffusion à gogo de propagandes mensongères afin de faire croire qu'ils sont proches de leurs clientèles. Trop facile. Mais dans les faits, le personnel reste le même donc hypocrisie, aucun devoir de conseil, aucun suivi etc... Les banques ont surtout besoin de duper des clients afin de renflouer leurs caisses en piquant l'épargne des gens. C'est une entreprise qui fait son beurre sur le dos des autres.
Réponse de le 24/04/2012 à 9:24 :
Mon pauvre Mensonges, toujours la meme antienne, vous ne faites meme pas l'effort de vous poser la question ni d'evaluer. Vous jugez a l'emporte piece.
Triste, je vous plains, vous devez etre sacrement frustre. Et je parie que vous depensez des cent et des mille pour votre smartphone, votre tele, votre bagnole...
Réponse de le 24/04/2012 à 9:45 :
"Mensonges" vous exprimez bien la réalité. Desurcroît il y a un mouton noir dans le système bancaire, la Société Générale qui fait régulièrement la une des faits divers.
Réponse de le 24/04/2012 à 11:02 :
Ca devient tellement lassant ces préjugés venant de gens qui n'ont jamais travaillé en banque. Il y a des centaines de milliers de travailleurs en banque en France, vous les mettez tous dans le même panier ? Le seul but de votre conseiller est de voler votre argent ? Mes pauvres, ce sont juste des gens qui font leur travail comme vous, et ce n'est pas parce qu'il y a quelques "moutons noirs" notamment en trading que la banque de détail ou de financement doit avoir une si mauvaise image.
Informez-vous.
Réponse de le 24/04/2012 à 11:13 :
Dites moi Mouton tres tres noir, "regulierement la une des faits divers", vous auroez des exemples par hasard ?....
Réponse de le 24/04/2012 à 12:56 :
Las faits divers des moutons noirs de la banque sont très très voir extrêmement faciles à retrouver dans les moteurs de rechrche sur internet, mais aussi dans les articles de la presse en général ...
Réponse de le 24/04/2012 à 15:05 :
Le fait que vous vous gaviez de l'avis des médias, qui sont je vous le rappelle à la solde des politicards (qui cherchent à vous enfumer pour cacher leur bourdes) et du scandale montre toute votre culture et votre sens critique. Rappelons que la crise des subprimes part d'organismes d'ETAT ( Fanny Mae/Freddie MAc) encouragés par la politique de l'époque. Les banques privés ne sont pas à la source des problèmes que nous traversons. A bon entendeur

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