Les Toques blanches, première société de gastronomie à... entrer en Bourse

 |   |  481  mots
Des chefs cuisiniers. Copyright Reuters
Des chefs cuisiniers. Copyright Reuters (Crédits : REUTERS/Charles Platiau)
Réseau de chefs cuisiniers, pâtissiers et sommeliers, les Toques blanches du monde veulent se développer... Ils comptent financer leur stratégie en levant des fonds en Bourse où ils commenceront à être cotés à la fin juillet.

Comment trouver des fonds pour poursuivre son développement ? C'est la question à laquelle Patrick Marché, président des Toques blanches du monde, devait répondre, il y a quelques années. La solution qu'il a trouvé, c'est la Bourse.

Fédérer des chefs cuisiniers... et développer des concepts

Lorsqu'il lance les Toques blanches du monde en 2008, Patrick Marché crée une association. Le concept: fédérer les chefs cuisiniers français du monde entier au sein d'un réseau, pour qu'ils puissent échanger. Puis le réseau s'étend à tous l'ensemble des chefs du monde, qu'ils soient cuisiniers, patissiers ou sommeliers. Les propositions se développent alors. En 2011, l'association intègre la société des Toques blanches du monde. "Et on a réflechi aux différents produits à développer", explique Patrick Marché.

Les Toques blanches veulent désormais proposer un label à apposer sur certains produits de ceux qui les approvisionnent, lancer une boutique en ligne, animer des galas gastronomiques, créer des échanges entre les différentes écoles de cuisine du monde, et lancer des brasseries dans les hôtels.

"Ouvert à tous"

Il faut donc des fonds. "J'ai eu des industriels qui m'ont fait des appels du pied, mais cela m'ennuyait", raconte Patrick Marché, "je voulais une certaine liberté, et une montée en puissance". En Bourse, le projet est "ouvert à tout le monde". "La gastronomie est quelque chose qui se vend très bien", fait remarquer le président des Toques blanches.

L'entreprise pourrait être cotée d'ici fin juillet à Paris. Elle deviendrait alors la première société, à travailler dans le secteur de la gastronomie, à flotter sur le marché. "J'ai pensé qu'il fallait aller vite", ajoute Louis Thannberger, qui conseille les Toques blanche pour leur entrée en Bourse, "C'est mieux que ce soit nous, Français, qui féderons les cuisiniers du monde. Nous allons créer l'évènement".

"Combien ça vaut ?"

"Cela va leur apporter plus de visibilité, de lisibilité, de crédibilité", indique Louis Thannberger. "Mais nous faisons face à un petit problème aujourd'hui : comment chiffrer ce que vaut une entreprise encore unique au monde ? Nous n'avons aucun repère", souligne-t-il.

Premier objectif: lever 2 millions d'euros d'ici fin 2014, dont 1 million dès son entrée en Bourse. Puis envisager d'aller chercher des fonds en Asie, par une introduction à la Bourse de Hong Kong. "D'ici cinq ans, il y aura 500 millions de Chinois qui auront notre niveau de vie d'aujourd'hui, explique Louis Thannberger, cela permettrait d'avoir des actionnaires de plus en plus nombreux sur ce qui est, à mes yeux, une marque de luxe, la gastronomie, qui attire beaucoup les Chinois".

"Nous avons beaucoup de demandes, et encore plus depuis la conférence de presse pour détailler le projet", se réjouit Patrick Marché. Aujourd'hui les Toques blanches du monde, présentent dans 30 pays, regroupent 3.500 chefs. Et bientôt de nombreux actionnaires.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/08/2016 à 16:33 :
L’Assemblée Générale décide, sur proposition du Conseil d’Administration, d’affecter la perte de l’exercice clos le 31 décembre 2015 qui s’élève à SIX CENT VINGT CINQ MILLE DEUX CENT CINQUANTE SIX euros QUATORZE centimes, ci : - 625 256,14 €

au compte « Report à nouveau » dont le solde débiteur au 31 décembre 2015 de CINQ CENT CINQUANTE NEUF MILLE ONZE euros DOUZE centimes, ci : - 559 011,12 €

se trouve ainsi porté à UN MILLION CENT QUATRE-VINGT QUATRE MILLE DEUX CENT SOIXANTE SEPT euros VINGT-SIX centimes, ci


http://www.journal-officiel.gouv.fr//html/2016/0812/201608121604388.htm
a écrit le 19/06/2013 à 11:43 :
on ne peut pas appeler gastronomie la nourriture fabriquée dans des usines
a écrit le 10/06/2013 à 12:09 :
Les oies blanches qui entrent en bourse ! Elles vont pas être déçues : déplumage assuré !
a écrit le 09/06/2013 à 0:49 :
2 millions d'euros d'ici fin 2014, dont 1 million dès son entrée en Bourse est une forme acceptable pour beaucoup des français, ma voisine me disait hier soir vers 19h12 que nous avions des avions prêts à décoller pour rattraper au vol les toques envolées.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :