Les billets de cinq euros remplacés par des pièces ?

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La Monnaie de Paris met en avant la longévité des pièces (en moyenne de 40 ans), bien supérieure à celle des billets (estimée à 1 an), qui pourrait permettre d'importantes économies.
La Monnaie de Paris met en avant la longévité des pièces (en moyenne de 40 ans), bien supérieure à celle des billets (estimée à 1 an), qui pourrait permettre d'importantes économies. (Crédits : Reuters)
La Monnaie de Paris a ressorti de son placard cette proposition déjà rejetée en 2011. Selon le patron de l'institut de frappe, "la zone euro ferait une économie collective de 10 milliards d'euros". Mais ce projet a peu de chances de voir le jour car il n'a ni les faveurs de la BCE ni celles de Bercy.

La Monnaie de Paris ne rend pas les armes. Deux ans après une première tentative, l'institut relance sa campagne en faveur de la création d'une pièce de 5 euros, qui viendrait concurrencer le billet de même valeur.

"La zone euro ferait une économie collective de 10 milliards d'euros"

"Si on transformait tous les billets de 5 euros en pièces, la zone euro ferait une économie collective de 10 milliards d'euros", a fait valoir ce vendredi auprès nos confrères de l'AFP Christophe Beaux, le patron de la Monnaie de Paris. Le groupe public met en avant la longévité des pièces (en moyenne de 40 ans), bien supérieure à celle des billets (estimée à 1 an), qui pourrait permettre d'importantes économies.

Ce dernier a également fait valoir son point de vue lors d'une réunion à Bruxelles ce vendredi. Celle-ci réunissait des représentants des Etats membres de la zone euro, de la Banque centrale européenne et des instituts de frappe monétaires.

L'hostilité de la BCE

Même s'il obtenait l'accord des autorités politiques, en l'occurrence en France de la direction du Trésor qui dépend de Bercy, Christophe  Beaux risquerait de buter comme en 2011 sur l'hostilité de la Banque centrale européenne (BCE) qui est opposée à une telle idée.

D'autant que les banques centrales nationales sont celles qui fabriquent le billet de 5 euros considéré avec le billet de 10 euros comme l'un des plus rentables de toutes les coupures.

"Franchement, ce n'est pas possible", affirme un responsable de Bercy

Pour la Monnaie de Paris, se voir confier la fabrication d'une pièce de 5 euros relancerait son activité séculaire de frappe de monnaies pour le compte de l'Etat, en perte de vitesse. Le chiffre d'affaires de cette activité historique a baissé en 2012 de 9%, à 42 millions d'euros. Elle ne représente plus que 27% des revenus de la Monnaie de Paris contre 60% en 2007.

Si l'Etat a commandé 800 millions par an de pièces à la Monnaie pour les trois prochaines années, ce montant devrait diminuer par la suite, indique le groupe public. "Faut-il autoriser la production d'une pièce de 5 euros pour occuper des salariés de Pessac. Franchement ce n'est pas possible", ironise un responsable de Bercy.

En 2011, plusieurs instituts de frappe avait déjà fait campagne pour la création d'une pièce de 5 euros calquée sur la pièce de 5 francs suisse

En 2011, avec entre autres les instituts de frappe danois, italien et espagnol, la Monnaie de Paris avait déjà fait campagne auprès des autorités européennes pour la création d'une pièce de 5 euros calquée sur le modèle de la pièce de 5 francs suisse. L'essai n'avait pas été concluant.

Cette initiative s'inscrit dans une campagne générale de la Monnaie de Paris, qui milite pour une restructuration de l'industrie européenne de la frappe monétaire, comptant une vingtaine d'acteurs. Bousculée comme ses rivaux européens par la multiplication des moyens de paiement électroniques, la Monnaie de Paris se doit en effet de réagir si elle veut survivre.

A lire aussi :

>> La Monnaie de Paris lance de nouvelles pièces de 5 et 25 euros

>> La Monnaie de Paris frappe une pièce en or de 500 euros pour célébrer la Troisième république

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Commentaires
a écrit le 11/11/2013 à 18:19 :
A mon avis, il y a un autre enjeu que le durée de vie. D'un point de vue comptabilité nationale, à mon avis, un billet n'a pas la même valeur qu'une pièce : faut-il une contre partie en or pour les pièces ? Vous noterez quand même (ça ce n'est pas de la finance) que la possibilité de change en une autre monnaie n'est pas la même. Le journaliste ou un forumeur sérieux et compétent pourrait-il nous éclairer au lieu de laisser raconter un tas de balivernes.
Réponse de le 14/11/2013 à 17:51 :
La contre-valeur d'une monnaie nationale (fiduciaire càd basée sur la confiance) est garantie par l'état peu importe que ce soit des pièces ou des billets. Seul l'état peut décider d'étalonner ou non sa monnaie sur une matière première comme l'or et d'autoriser sa convertibilité. Par exemple, la Chine a récemment acheté pas mal d'or en vue d'autoriser la convertibilité yuan/or. De même, l'Allemagne a rapatrié une part de ses avoirs en or stockés aux USA dans l'hypothèse d'un effondrement de l'Euro.
a écrit le 11/11/2013 à 16:40 :
Ils n'en veulent pas car l'euro va bientôt disparaitre, au profit d'une nouvelle monnaie, liée au dollar américain, c'est pour cela les tractations transatlantiques actuelles, ainsi les américains( les seuls à avoir la planche à billet) pourront absorber la richesse de l'europe et la paupériser en quelques décennies.
Sinon dans les faits, on pourrait virer les billets de 5 euros pour les pièces de 5 euros, mais on pourrait purement annuler les pièces de 1 et 2 centimes d'euros qui ne servent à rien, certains parlent aussi d'annuler le billet de 500 euros, les études montrent qu'ils ne sert surtout qu'aux trafics.
Les hauts financiers ont décidé il y a 4 à 5 ans( voir leurs interviews), que vers 2015, les monnaies soient entièrement dématérialisées, pour ainsi pouvoir en taxer les transactions électroniques( une sorte de tva privée) et imprimer sans que les gens s'en rendent compte pour s'auto-financer, de façon à créer un nouveau moyen-âge en détruisant la classe moyenne et créer une nouvelle noblesse qui cherche à justifier leur richesse par leur position sociale et leur position sociale par leur richesse( ça tourne en rond, mais cela est leur argument depuis 1000 ans). Comme ce que disent certains depuis quelques temps, nous vivons l'anti-1789, et nos propres dirigeants ne font rien contre, un état surendetté est un état faible qui est réduit au rôle de fermier général( collecteur d'impôt), il finance les riches et accable les pauvres de taxes( et surtout pas l'inverse).
Réponse de le 12/11/2013 à 11:32 :
Je suis assez étonné de lire ce commentaire ici. Je me suis fait la même analyse, en partant de la certitude d'une zone intégrée atlantique qui est en gestation depuis une bonne vingtaine d'année (plus en réalité). La nouvelle monnaie, le nouvel ordre ainsi imposé sera présenté comme salvateur après la crise qui ne manquera pas d'intervenir. En attendant, il suffit de voir la pléthore de textes votés à tous les niveaux, tant ici qu'aux US, pour comprendre qu'on prépare une telle construction.
A chaque fois la réaction d'incrédulité des peuples est orienté vers une "incompétence" de nos politiques ou un besoin de diversion de nos édiles. Je crois aussi que rien n'est plus faux. Il est vrai que leur rôle est en ce sens difficile, même si je le conçois coupable. Et les procès en incompétence permettent in fine la mise en place d'une nouvelle équipe qui ne fera pas non plus ce pour quoi elle a été élu, mais finira comme par hasard par parachever ce que ses adversaires officiels ont entrepris ou au contraire mettre en oeuvre ce qui était manifestement trop coûteux pour eux politiquement.
Quant à ceux qui verraient là une quelconque théorie du complot, qu'ils se contentent justement de ne regarder que les faits, abstraction faite des arguties politiciennes, en prêtant attention en particulier à tous les textes qui paraissent hors de propos ou circonstance. Pourquoi une loi qui viendrait interdire soudain la publicité sur le vin? Pourquoi la mise en place de l'agenda 21, pourquoi l'idée tout à coup de lier l'impôt sur le revenu à la nationalité, comme aux US, oupourquoi ces derniers viennent de mettre en place un système d'assurance santé proche du nôtre, et nous un transfert de la sécu vers les mutuelles comme aux US, en les rendant obligatoires, pourquoi les mêmes attitudes sur les politiques migratoires non discutées démocratiquement mais imposées identiquement par l'état, y compris jusque dans les politiques d'amnistie massives, etc.
a écrit le 11/11/2013 à 16:40 :
Ils n'en veulent pas car l'euro va bientôt disparaitre, au profit d'une nouvelle monnaie, liée au dollar américain, c'est pour cela les tractations transatlantiques actuelles, ainsi les américains( les seuls à avoir la planche à billet) pourront absorber la richesse de l'europe et la paupériser en quelques décennies.
Sinon dans les faits, on pourrait virer les billets de 5 euros pour les pièces de 5 euros, mais on pourrait purement annuler les pièces de 1 et 2 centimes d'euros qui ne servent à rien, certains parlent aussi d'annuler le billet de 500 euros, les études montrent qu'ils ne sert surtout qu'aux trafics.
Les hauts financiers ont décidé il y a 4 à 5 ans( voir leurs interviews), que vers 2015, les monnaies soient entièrement dématérialisées, pour ainsi pouvoir en taxer les transactions électroniques( une sorte de tva privée) et imprimer sans que les gens s'en rendent compte pour s'auto-financer, de façon à créer un nouveau moyen-âge en détruisant la classe moyenne et créer une nouvelle noblesse qui cherche à justifier leur richesse par leur position sociale et leur position sociale par leur richesse( ça tourne en rond, mais cela est leur argument depuis 1000 ans). Comme ce que disent certains depuis quelques temps, nous vivons l'anti-1789, et nos propres dirigeants ne font rien contre, un état surendetté est un état faible qui est réduit au rôle de fermier général( collecteur d'impôt), il finance les riches et accable les pauvres de taxes( et surtout pas l'inverse).
a écrit le 11/11/2013 à 9:20 :
Economies grâce à la longévité des pièces... mais les billets sont moins lourds à transporter et prennent moins de place à stocker, ce qui crée aussi des économies en logistiques. L'un dans l'autre, les coûts ne doivent pas être très différents.
a écrit le 10/11/2013 à 21:40 :
Et le billet de 1 euro, c'est pour quand ? Ah, c'est vrai, l'euro est une monnaie sans Etat.
Réponse de le 10/11/2013 à 22:23 :
En effet, copier l'oncle Sam en négligeant la coupure de 1 dollar relève de l'amateurisme.
a écrit le 10/11/2013 à 15:31 :
Remplaces par des francs et bientot !
a écrit le 10/11/2013 à 14:32 :
...et quel sera l'économie si on supprimait les pièces de 1 et 2 ct.??? Ce sera beaucoup plus utile et allègerait le portefeuille.
a écrit le 10/11/2013 à 13:02 :
Non ,les billets de cinq euros seront bientot remplaces par des francs !! l'euro est une monnaie d'escroc
a écrit le 10/11/2013 à 12:02 :
il faut bien faire des dépenses inutiles pour faire travailler du monde ,contribution à la lutte contre le chômage en socialie.
a écrit le 09/11/2013 à 23:10 :
Pourquoi pas , mais ne serait-ce pas une sorte de d'évaluation non reconnue? En effet une pièce de monnaie devient de la " mitraille " d'ajustement . Ce qui voudrait dire que la pièce de 5€ est peu différente de celle de 20 ou 50 cents. Je m'interroge ! ...
a écrit le 09/11/2013 à 20:43 :
Non aux pièces de 5 € . Maintenant il faut remettre à plat la monnaie de Paris pour faire une bonne restructuration
a écrit le 09/11/2013 à 19:48 :
Les français aiment bine les pièces qui ne valent rien....du temps du franc, on avait des 5, 10, 20, 50, 1, 2, 5, 10 et 20 francs = 9 pièces!!!! NON, NON,NON.....je propose de faire comme les USA:
1 cent, 5 cents, 10 cents 25 cents = 4 pièces.
$1, 2, 5, 10, 20, 50 et $100.... = 7 billets dont 6 utilisés ( le $2 étant fabriqués mais pas utilisé)
En EU nous avons le 5, 10, 20, 50, 100, 200, 500... les deux derniers ne servant qu'au blanchiment de l'argent... voilà les billets à supprimer!
Réponse de le 10/11/2013 à 14:55 :
En Finlande, les pièces de 1 et 2 cts sont réservées aux collectionneurs, et sont introuvables dans le circuit "normal" mais les prix sont bien indiqués en centimes. L'astuce se trouve au niveau des caisses (intelligentes) : elles arrondissent le ticket à une valeur "réelle". 1,01 + 2,01 = 3,00 à payer. 1,01 + 2,03 = 3,05 à payer. 10 * 1,01 = 10,10 à payer. Quand on veut simplifier chez nous, les gens proposent d'arrondir tous les prix à 5cts supérieurs, non !! En Suède, pareil, la pièce la plus petite fait 1/2 couronne (50 öre), et le système est le même pour les prix, affiché 'vrai' et le total est ajusté.
a écrit le 09/11/2013 à 18:57 :
Le billet de cinq euros bientot remplace par des pieces oui ,mais des pieces de cinq francs!
a écrit le 09/11/2013 à 18:04 :
Avec plus de monnaye ont aurait des cloches dans les poches.....!!!
Réponse de le 09/11/2013 à 20:41 :
On monnaye et on paie en monnaie de singe.
Merci Olaff pour l'orthographe!
a écrit le 09/11/2013 à 18:04 :
Avec plus de monnaye ont aurait des cloches dans les poches.....!!!
a écrit le 09/11/2013 à 18:04 :
Avec plus de monnaye ont aurait des cloches dans les poches.....!!!
a écrit le 09/11/2013 à 15:19 :
NON merci....Pourquoi pas revenir à la mitraille d'avant l'euro ? Merci à la BCE et l'Allemagne qui sont contre .....Il faudrait d'abord supprimer les pièces de 2 euros et rationaliser les pièces.... 1 cent, 5 cents, 20 cents et 50 cents et basta!
Réponse de le 09/11/2013 à 15:57 :
Je ne suis pas convaincu que rationaliser les pièces soit une bonne solution car 2 pièces de 1 centime doit coûter bien plus cher à produire qu'une seule pièce de 2 centimes sachant que la pièce de 2 centimes est légèrement plus grande celle de 1 centime. La dématérialisation de la monnaie semble la solution la plus économique si l'état était prêt à prendre en charge le coût d'une carte bancaire au même titre que celui d'une carte vitale. Cela aurait pour effet de réduire la fraude fiscale (cf. coût des redressement fiscaux) et le nombre de braquages (cf. coût de la force publique) tout en économisant le coût de frappe ou d'impression d'une monnaie physique. Les inconvénients semblent plutôt du côté des fraudeurs qui prétendront défendre la "vie privée" alors qu'ils disposent déjà d'une carte de crédit à usage licite.
Réponse de le 09/11/2013 à 18:03 :
Sauf que les banques prennent une commission sur la monnaie dématérialisée...
Réponse de le 09/11/2013 à 19:11 :
@Sub

Cette commission vous la payer déjà sur le prix de vos achats par carte bancaire... ou pas.
Réponse de le 10/11/2013 à 0:23 :
c'est le commerçant qui la paye....... et je pense que la monnaie.... est la respiration du système..... je paye tout ce que je peux en liquide.......... sans traçabilité..... ni du fisc, ni de mon banquier......
Réponse de le 10/11/2013 à 16:06 :
@curieux37

C'est le client qui la paie au commerçant tout comme la TVA. C'est bien ce que je disais, l'espèce est le mode de paiement privilégié des fraudeurs...
a écrit le 09/11/2013 à 14:10 :
qu'est ce qui se cache derrière ce mic mac encore ? qu'ils passent aux billets de 1 euros plutôt , non mais je suis abasourdi devant tant d'incurie ..
a écrit le 09/11/2013 à 13:42 :
Holllande est malin, des pièces à la place des billets.....vue le poids, les gens vont croirent qu' ils ont plus d' argent en poche !!!!! Le problème, c' est que je vais être obligé d' aller porter ma paye à la banque avec une brouette, les billets étaient plus pratiques !!!!!
a écrit le 09/11/2013 à 13:39 :
Encore du lobbying de la Monnaie de Paris pour profiter de l'argent public... à priori le "succès" des pièces de collection semble plus à l'ordre du jour. Ce que la Monnaie de Paris omets de dire c'est que frapper du métal est bien plus onéreux qu'imprimer du papier et l'amortissement n'en est que plus difficile. A l'heure du numérique et de la lutte contre la fraude fiscale, la monnaie physique n'a plus lieu d'être. Au contraire, l'Europe devrait imprimer plus de papier et dévaluer sa monnaie.

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