Notation sociale et environnementale : le marché de toutes les convoitises

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L’analyse extrafinancière entre les mains des anglo-saxons
L’analyse extrafinancière entre les mains des anglo-saxons (Crédits : DR)
Évaluer les entreprises uniquement selon des critères financiers ne suffit plus. Les investisseurs veulent aussi les ausculter sur le plan environnemental, social et de la gouvernance. Un marché en pleine ébullition, de plus en plus dominé par les Américains.

En septembre dernier, l'américain MSCI, l'un des plus grands producteurs d'indices financiers, a mis la main sur Carbon Delta, une petite start-up suisse spécialisée dans l'analyse du risque climat grâce à des algorithmes d'intelligence artificielle. Cette acquisition est loin d'être anodine. Elle est la dernière d'une longue liste de rachats de sociétés spécialisées dans l'évaluation des risques extrafinanciers, qui
recouvrent les fameux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), par des poids lourds de la finance traditionnelle.

Lire aussi : Le baromètre des entreprises les mieux préparées à la transition écologique

Enjeux de long terme

Ces critères ESG permettent d'évaluer la prise en compte du développement durable et des enjeux de long terme dans la stratégie des entreprises. Cela peut être, par exemple, les émissions de CO2 pour le pilier E, la formation des salariés pour le pilier S, ou encore la féminisation des conseils d'administration pour le pilier G. En l'espace de quatre ans, la plupart des pionniers de cette analyse extrafinancière sont...

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Commentaires
a écrit le 20/01/2020 à 11:23 :
Enfermé dans une politique de l'offre, on est obligé de pédaler dans la semoule pour avoir l'air d'avancer!
a écrit le 20/01/2020 à 9:05 :
"Un marché en pleine ébullition, de plus en plus dominé par les Américains. "

Non. Une tendance générée par les américains qui dans les mots disent ne pas se soucier de l’environnement mais dans les faits vont plus loin que notre europe qui ne sait plus que gémir et se plaindre d'être trop grasse et dorénavant incapable de bouger. Parler oui elle sait encore même si elle ne fait plus que balbutier.

Tant qu'il lui reste un peu de pognon les autres continueront un temps soit peu de faire semblant de l'écouter mais elle n'est plus respectée ni entendu depuis belle lurette cette montagne de corruption politico-financière.

Donc tandis que la finance européenne dis qu'elle est écologique tout en polluant massivement, les américains eux semblent vouloir générer ce mouvement dont il convient prudemment d'en attendre un minimum de résultats.

Maintenant c'est déjà rassurant que ce phénomène ne soit déjà plus dans les mains de l'oligarchie financière complètement dégénérée et incapable de toucher à quoi que ce soit sans le casser.

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