Avec l’aide du fonds de gestion d’actifs Sycomore, « La Tribune » publie le baromètre des sociétés les mieux alignées avec la transition écologique. Et celles qui le sont le moins.
Evolution de la demande des consommateurs, prise de conscience écologique chez les jeunes diplômés, nouvelles contraintes environnementales, instauration d'une taxe carbone nationale ou aux frontières... Pour les entreprises, la transition écologique et énergétique est devenue un enjeu stratégique. Qui pourrait avoir un impact important sur leur activité et leur rentabilité à moyen et long terme.
En ce début 2020, une année cruciale dans la lutte contre le changement climatique, La Tribune a voulu savoir quelles sociétés étaient les mieux positionnées pour faire face au monde de demain, compatible avec l'accord de Paris qui voudrait limiter à +2°C le réchauffement climatique, et celles qui avaient encore le plus à faire. Notre outil: la NEC (Net Environmental contribution), une mesure du degré d'exposition des grandes entreprises cotées à la transition écologique. Décryptage du baromètre avec Jean-Guillaume Péladan, directeur de la stratégie environnement chez Sycomore Asset Management.
Source majeure d'émission de CO2, de NOx et de particules fines, l'automobile affiche une NEC légèrement négative. Ce chiffre cache des disparités importantes. La voiture diesel est très mal notée à cause de ses atteintes à la qualité de l'air, alors que l'électrique affiche une NEC maximale. La notation des constructeurs dépend fortement de leur catalogue. Les bolides de Ferrari sont logiquement en bas de classement. Daimler est aussi dans le rouge, à l'inverse de PSA et Renault. Les deux constructeurs français « proposent un mix comprenant plus de petites voitures, plus efficaces sur le plan environnemental », explique Jean-Guillaume Péladan. Toyota fait encore mieux « grâce à ses véhicules hybrides et l'arrêt du diesel ». Si Tesla s'affiche en tête de notre baromètre, sa note n'atteint pas les sommets de la voiture électrique. Explication : « Ses berlines sont plus lourdes, donc moins efficaces » et « ses ventes sont majoritairement réalisées aux États-Unis, où le mix électrique est très carboné ».