Et si la finance devenait la meilleure « amie » du climat ?

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En cinq ans, l'action d'ExxonMobil, premier pétrolier mondial,a chuté de plus de 20%.
En cinq ans, l'action d'ExxonMobil, premier pétrolier mondial,a chuté de plus de 20%. (Crédits : Reuters)
De plus en plus d'investisseurs institutionnels mettent la pression sur les entreprises pour qu’elles sortent des industries les plus polluantes. Par conviction ? Ou par peur que n’éclate une « bulle carbone » ?

« Nous sommes à l'aube d'une transformation fondamentale de la finance », prédit Larry Fink. Dans sa lettre annuelle, publiée mardi 14 janvier, le patron de BlackRock annonce ainsi un changement radical de sa politique d'investissements. Désormais, le plus important gestionnaire d'actifs du monde promet de placer le développement durable au cœur de sa stratégie. Et donc d'abandonner les secteurs les plus polluants, à commencer par le charbon. « Nous voterons plus volontiers contre la direction et les administrateurs des entreprises ne faisant pas assez de progrès », promet-il par ailleurs. Certes, ces engagements ne portent pas sur la gestion indicielle, qui représente environ deux-tiers des 7.500 milliards d'actifs gérés. Et s'ils devront être confirmés dans les faits, ils pourraient, en raison du poids et de l'influence de BlackRock, entraîner d'autres fonds dans son sillage.

En attendant, cette décision constitue déjà un argument supplémentaire pour les plus optimistes, qui prédisent que la finance va devenir un moteur de la transition écologique. Bien davantage encore que l'opinion publique qui tente de faire bouger les gouvernements, que les consommateurs qui peuvent changer leurs habitudes d'achat ou que les jeunes diplômés et les salariés qui refusent de travailler pour une entreprise non vertueuse. En effet, leur impact reste encore bien trop limité vis-à-vis de l'urgence climatique, faisant dire à l'essayiste américaine Naomi Klein, dans son dernier livre (On fire, non traduit), qu'il serait « fou de croire que les gens, même s'ils sont nombreux, peuvent jouer un rôle significatif dans la stabilisation des systèmes climatiques ».

La finance, elle, peut avoir un impact plus marqué. Et elle commence à bouger. Lancé en 2017, le groupement Climate Action 100+, qui rassemble près de 400 investisseurs institutionnels, a déjà obtenu des engagements de réduction de CO2 de la part des dirigeants des groupes pétroliers Shell et BP. D'autres investisseurs, notamment des fonds de pension ou des fondations qui gèrent des centaines de milliards de dollars d'actifs, se détournent de plus en plus des énergies fossiles.

La société française Amundi, leader européen de la gestion d'actifs, constate ainsi un « point de bascule très rapide ». Un sentiment partagé par le dirigeant français d'une grande compagnie pétrolière européenne. « De plus en plus d'actionnaires...

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Commentaires
a écrit le 20/01/2020 à 9:28 :
Vu que c'est la première source de pollution mondiale du fait de la marge bénéficiaire de l'actionnaire, et de très loin, il n'y a aucune chance qu’elle devienne la meilleur amie du climat et par extension, puisque déjà climat ne va pas, de la nature.

Ce titre est résolument obscurantiste c'est un peu comme si vous titriez "Et si la FNSEA était la meilleur amie de votre santé ?".

J'espère que l'on vous paye bien, au moins hein...
a écrit le 20/01/2020 à 9:23 :
voila la preuve de la plus grande escroquerie que le monde est connu
des variation du climat combien la terre en a connu
et tout ceci dans le seule but est de faire payer l'eau tres cher et apres l'air
a écrit le 19/01/2020 à 18:36 :
la finance a un ami : elle même et son argent... nothing else
a écrit le 19/01/2020 à 9:36 :
Avec de l'argent, la meilleure façon de ne pas polluer est de ne pas le dépenser. Consommer pollue et l'argent permet de consommer et la finance permet d'avoir de l'argent. Bref j'ai ri en lisant le titre !
a écrit le 18/01/2020 à 10:38 :
C'est plutôt le climat qui est l'ami de la finance!
a écrit le 18/01/2020 à 9:55 :
Si la finance n'était pas faite pour faire de l'argent, elle n'existerait pas. Cela sous entend que toute activité qui peut générer de l'argent
Intéresse la finance. L'écologie est une source potentielle de gain, non pas pour le Bien être de la planète, mais pour l'argent qu'il y aura à prendre. Le prix du CO2 et les malversations autour en sont un exemple.
a écrit le 17/01/2020 à 12:15 :
La finance se moque de la façon d'obtenir de la monnaie, elle vous taxera aussi bien le rejet de carbone qu'elle vous le vendra une seconde plus tard!
a écrit le 17/01/2020 à 11:23 :
ça va loin !!! La finance est l'amie que d'elle même lorsque la rentabilité le permet.
La nature et le climat dépend d'aléas qui vont a l'inverse de la finance.

Alors il n'est pas que nous ayons que des financiers haut fonctionnaires qui raconte une belle musique, que celle ci existe.

Les financiers n'ont juste que l'idée de savoir combien on peut y gagner. Si il n'y a déjà pas d'état d'âme pour l'humain qui est la nature, disons que la question permet de laisser croire qu'il en serait autrement.

La com, c'est bon, mais les faits c'est mieux !
Réponse de le 17/01/2020 à 12:48 :
"Les financiers haut fonctionnaires". Un oxymore. voilà qui doit faire marrer Wall Street.
a écrit le 17/01/2020 à 11:18 :
La finance n'est ni l'amie, ni l'ennemie du climat. Ceux qui contribuent à brûler des énergies fossiles sont les ennemis du climat. Le bétonnage des terres agricoles, ou de la forêt, est clairement l'ennemi du climat et l'ami du réchauffement.. L'agriculture, comme la forêt, stocke aussi beaucoup de CO2 (moins de couverture végétale dans le temps, mais avec des plantes qui sont de véritables machines, très performantes grâce à l'amélioration génétique, à stocker du carbone.. Enfin, ceux qui prônent des programmes de compensation illusoires (planter des arbres qui peuvent brûler en quelques semaines, lesquels auraient pu se régénérer tous seuls si les conditions sont adéquates,..) sont également les ennemis du climat, voire de la biodiversité..
a écrit le 17/01/2020 à 9:19 :
La finance ne peut pas devenir l'amie du climat, la seule chose vraiment écologique, c'est la pauvreté.
Réponse de le 17/01/2020 à 12:52 :
La pauvreté ? Je n'en suis pas si sûr quand on voit qu'à Madagascar par exemple, les pauvres sont obligés de détruire la forêt et tout son écosystème pour avoir du combustible. Je pencherai plutôt pour la frugalité.

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