Union des marchés de capitaux : comment le sujet est devenu prioritaire en quelques mois
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Avec un taux d'épargne de 13 %, les européens ont accumulé 35.000 milliards d'euros d'épargne financière.
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Avec un taux d'épargne de 13 %, les européens ont accumulé 35.000 milliards d'euros d'épargne financière.
DR
L'Union des marchés des capitaux est un (vieux) sujet qui est revenu au top des priorités des chefs d'Etat européens. C'est du moins le message du dernier sommet sur la compétitivité en avril dernier. Sur un terrain plus technique, les travaux et les recommandations se multiplient depuis le début de l'année. Le rapport d'Enrico Letta sur l'épargne et les investissements, présenté au sommet, a été chaudement accueilli à Bruxelles.
En France, la mission de Christian Noyer, lancée à l'initiative du ministre de l'économie, Bruno Le Maire, partage d'ailleurs de nombreuses pistes de réforme avancées par l'ancien premier ministre italien.
En mai, l'Esma, qui regroupe tous les régulateurs européens des marchés, a publié de son côté une vingtaine de recommandations pour relancer le projet d'un marché des capitaux unifié. « C'est la première fois que le collectif des régulateurs européens prend une position forte dans ce domaine », se félicite Marie-Anne Barbat-Layani, présidente de l'Autorité des marchés financiers (AMF). Même si le sujet n'est visiblement pas au top des priorités des têtes de liste aux élections européennes, et du débat politique en général !
Mobiliser l'épargne face à des immenses besoins gigantesques
L'Europe a réussi la monnaie unique, et sans doute fatiguée par l'ampleur de la tâche, a laissé de côté la suite logique de cette construction monétaire, l'union des marchés de capitaux et l'union bancaire. Trop de divergences entre les pays européens en termes de fiscalité et de produits financiers rend, il est vrai, la tâche compliquée.
À lire également
Mais face à des besoins considérables de financement en Europe, notamment pour assurer la transition énergétique - 2.500 milliards d'euros d'ici 2050 - les décideurs et les banquiers s'intéressent à nouveau à cette épargne longue européenne excédentaire, qui s'évapore dans les déficits publics européens mais aussi de plus en plus vers les Etats-Unis. Et cette hémorragie risque de s'accroître avec les déficits publics mais aussi avec le découplage qui s'annonce des politiques monétaires européennes et américaine.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie