La banque RBS supprime près de 500 postes en Grande-Bretagne

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Le groupe bancaire a fait état le mois dernier d'une perte annuelle de 1,97 milliard de livres sterling (2,51 milliards d'euros), s'affichant dans le rouge pour une huitième année consécutive
Le groupe bancaire a fait état le mois dernier d'une perte annuelle de 1,97 milliard de livres sterling (2,51 milliards d'euros), s'affichant dans le rouge pour une huitième année consécutive (Crédits : © Stefan Wermuth / Reuters)
Royal Bank of Scotland a annoncé mardi la suppression de 448 emplois dans la division CIB (banque corporate et institutionnels) en Grande-Bretagne, et la relocalisation de 300 postes en Inde.

La banque britannique RBS va supprimer un millier d'emplois au Royaume-Uni, dont certains seront délocalisés en Inde, dans le cadre d'une vaste restructuration, rapporte une source proche du dossier à l'AFP.

Royal Bank of Scotland va supprimer notamment quelque 448 postes, essentiellement dans des fonctions de support ("back office") de sa banque d'investissement, a expliqué cette source.

"Nous restructurons notre banque d'investissement et réduisons sa taille", a expliqué pour sa part un porte-parole de la banque, interrogé par l'AFP, sans donner de chiffres.

Délocalisation en Inde

Environ 300 des postes supprimés au Royaume-Uni seront relocalisés en Inde, a précisé la source proche du dossier.

Un responsable régional du syndicat Unite, John Morgan-Evans, s'est dit "déçu" que "des emplois continuent d'être délocalisés hors du Royaume-Uni (...) malgré la promesse de RBS de construire une banque focalisée sur le Royaume-Uni", dans des propos cités par l'agence Bloomberg.

Des conseillers remplacés par des robots

En outre, la source, interrogée par l'AFP, a confirmé la suppression de 550 emplois supplémentaires, dont la presse britannique s'était faite l'écho ces derniers jours.

Les emplois visés par ce plan sont des postes de conseillers à destination de la clientèle disposant de moins de 250.000 livres à investir, et d'autres spécialisés notamment dans l'assurance-vie. Ils doivent être remplacés par des «conseillers-robots», rapportait le Guardian dimanche.

Cure drastique

Le directeur général de RBS, Ross McEwan, a engagé une restructuration drastique de la banque, notamment son activité internationale de banque d'investissement : la cure d'amaigrissement doit faire passer sa présence de 38 pays à la fin 2014 à bientôt seulement 13.

Sauvée de la faillite par l'Etat britannique pendant la crise financière internationale, RBS reste détenue à 72,9% par les pouvoirs publics. Fin février, elle a annoncé être restée dans le rouge en 2015  (perte annuelle de 1,97 milliard de livres sterling (2,49 milliards d'euros) pour la huitième année consécutive, grevée notamment par une série de scandales.

(Avec AFP et Reuters)

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a écrit le 16/03/2016 à 12:54 :
On a promis - Brown- de conserver l'ancrage écossais de cette banque, comme affirmation que les intérêts de cette zone seraient préservés. Pari insensé. Les autorités européïstes exigent après une longue attente que ces anomalies de concurrence soient effacées au plus vite. Ainsi la banque va vendre tous les actifs possibles pour tenter de parvenir à se dégager de l'état. Pari encore plus insensé car ce faisant elle perd tout attrait commercial. L'état catastrophique des banques anglaises voudrait pourtant que quelques fusions se fassent pour amortir au mieux les importantes évolutions à venir. Cette inertie de décision pèse sur toute l'économie du pays qui voudrait maintenir son lustre d'antan et ne fait rien. On voit aussi que le Brexit laisse à penser à certains -hormis d'autres considérations légitimes- qu'une sortie réglerait tous les problèmes comme par enchantement. Le rêve est mauvais conseiller.

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