Londres débute la privatisation de RBS en cédant 5,2% du capital

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La privatisation de RBS sera progressive et durera cinq ans.
La privatisation de RBS sera progressive et durera cinq ans. (Crédits : reuters.com)
L'agence britannique des participations de l'Etat, qui possède 78% du capital de la banque britannique après l'avoir renflouée pendant la crise financière, a annoncé la mise sur le marché d'un premier lot d'actions. L'opération de désengagement de l'Etat doit s'étaler sur une durée de cinq ans.

Le gouvernement britannique a annoncé, lundi, avoir commencé à vendre la participation de l'Etat dans Royal Bank of Scotland (RBS) avec une cession d'actions pour 2 milliards de livres (2,8 milliards d'euros) à des investisseurs institutionnels.

L'Ukfi (UK Financial Investments), l'organisme qui détient les parts de l'Etat britannique, a annoncé qu'il allait mettre sur le marché 600 millions d'actions représentant 5,2% du capital de la banque.

L'Etat avait apporté quelque 45,8 milliards de livres à RBS pendant la crise financière de 2007-2009, et il détient aujourd'hui encore 78% de son capital.

Une privatisation sur 5 ans

Le ministre des Finances George Osborne avait déclaré le mois dernier vouloir entamer rapidement le désengagement de l'Etat du capital de RBS et vendre au moins les trois quarts de sa participation sur cinq ans.

Une moins-value est attendue sur la premier lot mis en vente. L'Ukfi a inscrit les actions dans son livre d'ordres à 455 pence pièce alors que l'Etat les avaient achetées 502 pence pièce en moyenne.

L'action RBS a clôturé lundi à 337,6 pence. Les actions devraient être mises en vente à un prix légèrement inférieur, comme c'est généralement le cas pour les ventes massives de titres, autour de 325-330 pence pièce.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 03/08/2015 à 21:54 :
En 2008 RBS était en faillite. L’État a quand même prélevé 20 milliards d'équivalent-euros sur le contribuable pour racheter une entreprise qui valait peanuts.
Et maintenant, après l'avoir assainie, il la revend à prix cassé.
Ah, le capitalisme libéral assisté par l'argent public, c'est beau comme de l'antique !

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