Ravitailleurs américains : le partenaire d'EADS renonce à l'appel d'offres

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Northrop Grumann, le partenaire d'EADS dans le mégacontrat des ravitailleurs de l'armée américaine, renonce à participer à l'appel d'offres. Il estime que les caractéristiques de ce dernier favorisent Boeing. Le groupe européen dit soutenir la décision de son partenaire.

Le groupe aéronautique américain Northrop Grumman a annoncé qu'il ne participera pas à un appel d'offres de 50 milliards de dollars portant sur le renouvellement des avions ravitailleurs de l'armée américaine, un contrat pour lequel il s'était associé avec EADS. Northrop Grumann estime que les exigences techniques du contrat favorisaient Boeing et a demandé à ce qu'ils soient changés. Guy Hicks, porte-parole d' EADS, a déclaré de son côté que le groupesoutenait totalement la décision de Northrop de se retirer de la course si rien n'était changé.

Quelques heures auparavant, le Pentagone avait déjà fait savoir que le groupe de défense américain et Airbus, la principale filiale d'EADS, menaçaient de se retirer de la compétition. Les autorités américaines ont donc réagi avec flegme à l'annonce de Northrop. Le Pentagone a déclaré regretter cette décision, tout en ajoutant qu'il ne modifierait pas ses exigences pour ne pas favoriser l'un ou l'autre candidat.

"Le département de la Défense a été équilibré jusqu'au bout", a déclaré Bryan Whitman, porte-parole du Pentagone, soulignant que Boeing et Northrop avaient tous deux préconisé des changements susceptibles de favoriser leurs offres respectives. "Le département ne changera pas les exigences militaires pour les ravitailleurs pour avantager l'un ou l'autre candidat. Le département souhaite qu'il y ait une compétition mais ne peut forcer les deux constructeurs aéronautiques à prendre part à l'appel d'offres", a-t-il ajouté.

L'an dernier, l'attribution du contrat, estimé à l'époque à 35 milliards de dollars (23,65 milliards d'euros) à Northrop et EADS, avait été annulée après un recours de Boeing, les autorités de contrôle ayant jugé la procédure "trop subjective".

Le Pentagone a conclu sa déclaration en espérant que Northrop Grumann et EADS changeront d'avis lorsque les termes définitifs du contrat auront été annoncés, vraisemblablement en janvier.

Toujours dans le secteur des avions militaires, EADS a dû démentir hier la rumeur véhiculée par la presse allemande selon laquelle il allait se retirer du contrat de l'A400M, l'avion de transport militaire européen, en raison d'un surcoût de 40% soit plus de cinq milliards d'euros identifié par un audit réalisé par PricewaterhouseCoopers.

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Commentaires
a écrit le 02/12/2009 à 21:32 :
libéralisme quand tu nous tient .....
a écrit le 02/12/2009 à 16:47 :
le jour ou l'Europe prendra en compte ses citoyens, elle les protégera peut-être comme le font les US, qui trouvent des moyens de faire barrage aux entreprises non américaines comme EADS. Les US sont une grande nation, l'Europe est un marché libéral au profit des nantis.

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