Vente du Rafale au Brésil et aux Emirats : "ça avance", promet Juppé

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Interrogé par l'agence Reuters sur l'évolution des négociations avec les autorités brésiliennes et les Emiratis, le ministre français de la Défense, Alain Juppé, a assuré que la vente à ces deux pays de l'avion de chasse de Dassault était "en bonne voie".

Les négociations sur la vente d'avions de combat Rafale au Brésil et aux Emirats arabes unis "avancent", a assuré mardi Alain Juppé. Le ministre français de la Défense s'exprimait en marge des voeux du président Nicolas Sarkozy aux armées, sur la base aérienne de Saint-Dizier, dans l'est de la France, où sont basés une cinquantaine de ces avions de combat polyvalents que la France et Dassault Aviation n'ont pas encore réussi à exporter.

"Ça avance avec le Brésil, ça avance avec les Emirats arabes unis puisque la négociation est repartie. On verra, c'est en bonne voie", a dit Alain Juppé à l'agence Reuters sans autre précision.

Le président sortant du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, a laissé à son successeur, Dilma Rousseff, le soin de décider d'acheter ou non 32 Rafale - une décision que la France a longtemps donnée pour acquise en 2010. Du côté des Emirats arabes unis, les discussions portent sur une soixantaine d'avions et achoppent sur les exigences d'Abou Dhabi, qui a en outre pris ombrage, fin juin, d'un article du Figaro, propriété de Serge Dassault, principal actionnaire de Dassault Aviation, sur les relations entre les EAU et Israël.

Selon la présidence française, le sujet a été évoqué par Nicolas Sarkozy et le prince héritier d'Abou Dhabi, cheikh Mohammed bin Zayed al Nahyan, le 15 décembre dernier lors d'un déjeuner à l'Elysée.

Les négociations avec les EAU ont été réactivées après plusieurs mois de suspension, rapporte mardi le quotidien économique Les Echos, ce qu'Alain Juppé a confirmé. Selon le journal, qui cite des sources "concordantes", la fâcherie entre Abou Dhabi et Paris appartient au passé et la rencontre entre le président français et le prince héritier "a permis de corriger tous les malentendus et de lever les inquiétudes".

Quant aux tractations sur la vente de 14 Rafale à la Libye, elles sont soumises au bon vouloir politique du numéro un libyen Mouammar Kadhafi et ne semblent pas près d'aboutir. Il n'y a "pas de nouvelles de ce côté-là", a déclaré Alain Juppé .

Le Koweït et l'Inde ont aussi montré de l'intérêt pour le Rafale mais, dans leur cas, les discussions sont encore moins avancées et l'avion français est confronté à une forte concurrence, notamment américaine.

Avant d'adresser ses voeux aux armées, Nicolas Sarkozy s'est fait présenter quatre Rafale mono et biplaces et a discuté quelques instants avec les pilotes, dont certains ont été en mission en Afghanistan. Le président de la République, chefs des armées, s'est également fait présenter un des quatre postes de simulation de pilotage de la base de Saint-Dizier, où sont formés les pilotes de Rafale de l'armée de l'air et de la marine françaises.

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Commentaires
a écrit le 07/02/2011 à 15:54 :
Si nous ne réintroduisons pas le système des commissions (tout en interdisant les rétro-commissions) nous ne sommes pas prêts de vendre de l'armement à l'étranger. Nous sommes le seul pays à avoir supprimer ces commissions et depuis nous ne vendons plus rien (c'était sous le gouvernement Jospin si ma mémoire est bonne )

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