"Le gouvernement proposera une nouvelle marche à trois milliards d'euros" en faveur du budget des armées en 2023, a assuré le ministre des Armées Sébastien Lecornu.Quelques jours avant le défilé du 14 juillet, le nouveau ministre des Armées a envoyé deux premiers signaux budgétaires positifs pour les armées même s'ils devront encore être confirmés lors des arbitrages macro-économiques. Sébastien Lecornu a annoncé le 7 juillet lors de son audition à la commission de la défense de l'Assemblée nationale que "le gouvernement proposera une nouvelle marche à trois milliards d'euros" l'an prochain. C'est la première des trois marches à trois milliards (2023, 2024 et 2025) prévue par la loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 et qui doit porter le budget des armées à 50 milliards d'euros à cet horizon. Cette marche permettra de porter le budget des armées à 44 milliards d'euros en 2023.
Deuxième bonne nouvelle, les "fameux" (sic) 300 millions d'euros supprimés à la fin de l'hiver par le gouvernement Castex pour financer des mesures urgentes du plan de résilience réapparaissent dans le cadre de la loi de finances rectificative dans le budget des Armées : 202 millions prévus pour l'équipement des forces (programme 146), 50 millions pour le programme Environnement et prospective de la politique de défense et 47,9 millions pour le soutien de la politique de défense. En outre, 45,7 millions d'euros, qui avaient été supprimés, ont été également réintégrés au budget du secrétariat d'État en charge des Anciens combattants. "Ce sont évidemment des jeux de gestion qui nous ont permis de financer d'autres opérations urgentes", a confirmé Sébastien Lecornu lors de son audition.
Sébastien Lecornu souffle le chaud mais...
"Est-ce qu'il faut continuer à faire des efforts ? La réponse est oui. Est-ce qu'il faut continuer d'augmenter le budget des armées ? La réponse est oui", a expliqué aux députés le ministre. Mais, dans la foulée, il a fait observer aux députés que "cela renverra après à des discussions avec la Première ministre et le ministre de l'Économie et des Finances que vous aurez en tant que parlementaires dans le vote global des équilibres budgétaires pour la Nation tout entière". Et de rappeler que "la souveraineté de la France par ces équilibres budgétaires est aussi une question qui compte". En clair, la hausse du budget des armées pourrait être mise en balance par la représentation nationale avec les équilibres budgétaires macro-économiques défendus par la Cour des comptes.