Dassault Aviation a de très fortes chances de signer un contrat Rafale à l'exportation en Inde d'ici à la fin de l'année. Les négociations sont finalisées, à l'exception de celles de MBDA. Ce qui retarde la signature de la transaction.« Je pense qu'on peut attendre un autre contrat (Rafale, ndlr) avant la fin de l'année. Je l'espère », a indiqué samedi soir le PDG de Dassault Aviation sur Europe 1 deux jours seulement après la signature du contrat en Serbie (12 Rafale). Une petite phrase loin d'être anodine dans la bouche d'Eric Trappier, qui n'a pas bien sûr cité le pays avec lequel il était en négociations, ni le nombre d'appareils en discussion. Ce pays est très certainement l'Inde, qui avait annoncé en juillet 2023 la sélection du Rafale Marine pour équiper l'Indian Navy.
Et selon des sources concordantes, l'avionneur tricolore et ses partenaires du Team Rafale (Thales et Safran) ont finalisé les discussions avec New Delhi pour la vente de 26 Rafale Marine. D'autant que l'équipementier maîtrise à nouveau la technologie des trains d'atterrissage renforcé (titane) pour répondre aux conditions d'appontage et de catapultage. Contacté par La Tribune, Dassault Aviation n'a pas souhaité faire de commentaires.
Rafale d'occasion ?
La petite phrase d'Eric Trappier démontre également la confiance de l'avionneur dans les avancées décisives avec l'Inde, qui a déjà acheté 36 Rafale pour l'Indian Air Force en 2016. Des appareils qui ont déjà été tous livrés. Mais Dassault Aviation doit encore attendre la fin des négociations entre MBDA, qui retarderaient la conclusion de cette transaction. Le missilier européen renégocie sous la bienveillance du ministère des Armées, selon nos informations, certaines clauses portant sur les prix des missiles (inflation, notamment). Ce qui n'est pas négligeable dans un pays comme l'Inde où ce type de négociations peuvent durer...
Dans cette transaction avec les autorités indiennes, il est possible que la France vende un ou deux Rafale Marine d'occasion parmi les 26 exemplaires. Ils pourraient servir à la formation des pilotes de l'aéronavale indienne. En outre, ce contrat pourrait également permettre à la marine française, qui dispose de trois flottilles de Rafale (36 appareils sur un parc de 41) de commander de nouveaux avions pour remplacer les premiers Rafale Marine entrés en service en 2002 ainsi que les quatre qui se sont crashés.