Le poste de Délégué général pour l'armement suscite de très nombreuses candidatures
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Article réactualisé à 14h18
On prend les mêmes et on recommence ? Pas tout à fait. Certains des candidats au poste de Délégué général pour l'armement (DGA) ont disparu de la course par rapport à fin 2021, début 2022 quand le poste a failli être vacant début mars, Joël Barre ayant fêté ses 67 ans le 8 mars (limite d'âge). Mais cela n'a pas été le cas, le Délégué ayant été finalement reconduit jusqu'au 31 juillet. Thierry Carlier, directeur du développement international à la DGA, qui a été entretemps choisi pour succéder à Camille Grand en tant que secrétaire général adjoint pour l'investissement de défense à l'OTAN, et Hervé Grandjean, l'ancien conseiller industrie de Florence Parly, qui doit prochainement atterrir chez EDF, selon des sources concordantes, ne sont plus, semble-t-il, dans la course. Les noms des industriels, Antoine Bouvier (Airbus) et Pierre Eric Pommellet (Naval Group), ne circulent plus.
Mais de nouveaux noms avec des profils beaucoup plus numériques sont apparus pour remplacer le DGA, dont le mandat devrait s'achever fin juillet, et propulser définitivement la direction générale de l'armement et les programmes d'armement dans le monde du numérique, qui envahit aujourd'hui tous les systèmes d'armes. Ainsi, Guillaume Poupard se montre très intéressé par le poste. L'actuel patron de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information n'a d'ailleurs pas souhaité demander son renouvellement à la tête de l'ANSSI. C'est également le cas de l'ancien directeur technique de la DGSE, Patrick Pailloux, nommé en juin au conseil d'État. Cela pourrait être enfin le cas de l'IGA Dominique Luzeaux, le directeur de la nouvelle Agence du numérique de défense (AND) créée en 2021. L'AND a pour mission de répondre aux enjeux de modernisation et de cohérence globale du numérique au sein du ministère.
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Au-delà de tous ces profils numériques, qui pourraient faire pencher la balance, trois autres candidats, outre Guillaume Poupard, sont en haut de la pile des observateurs. Directrice de la maintenance aéronautique au ministère des Armées, Monique Legrand-Larroche, qui avait déjà été candidate à la succession de Laurent Collet-Billon en 2017, apparait légitime pour être la première femme à la tête de la DGA. Elle saurait sans difficulté bousculer les industriels de la défense français pour qu'ils collent à la demande express du président de la République : produire plus vite et différemment. Le patron de la DGE à Bercy, Thomas Courbe, lui aussi candidat en 2017, était dans la course. Il faisait partie des favoris mais il va finalement rester à la tête de la direction générale des entreprises.
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