La start-up parisienne Blue Spirit Aero a choisi Le Mans (Sarthe) pour présenter son prototype d’avion à hydrogène, le Dragonfly, qu’elle va désormais développer sur l’aéroport.Alors qu'il fera escale au salon aérospatial du Bourget la semaine prochaine, c'est au Mans que le Dragonfly et ses 12 moteurs électriques (six sous chaque aile), alimentés par une pile à combustible à hydrogène, a été dévoilé ce 10 juin sur le tarmac de l'aéroport situé à proximité du mythique circuit des 24 heures.
« Nous présentons enfin notre démonstrateur après des années de calculs, de dessins et d'études. C'est une première mondiale », vante Olivier Savin, fondateur de la start-up Blue Spirit Aero créée en 2020 et implantée en région parisienne et à Toulouse, à l'origine de cette « initiative pionnière ». Dragonfly est « le premier avion à hydrogène dessiné à partir d'une feuille blanche », contrairement à la dizaine d'autres projets similaires, selon lui. Airbus projette en effet de faire voler un avion régional à hydrogène d'ici à 2035, tandis que le Beyond Aero peaufine son futur avion d'affaires à hydrogène depuis Toulouse.
Le Mans, un choix évident
Si Toulouse reste le cœur de l'activité aéronautique en France, la ville du Mans s'est révélée être un choix évident pour le fondateur du Dragonfly pour cette première apparition en public. C'est en effet ici qu'a eu lieu, en 1908, le premier vol habité des frères Wright. Cette ville veut aussi montrer son engagement sur la question de l'hydrogène.