Chute des cours : le baril de pétrole retrouve niveau d'avant la guerre en Iran
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Dans plusieurs stations, le prix du gazole est déjà redescendu sous les 2 euros le litre.
eg/JS - REUTERS - ERIC GAILLARD
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Dans plusieurs stations, le prix du gazole est déjà redescendu sous les 2 euros le litre.
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C'était une conséquence de la signature par Donald Trump d'un accord permettant la réouverture du détroit d'Ormuz : les prix du pétrole ont chuté à leur plus bas niveau depuis le début de l'offensive américano-israélienne sur l'Iran
A 16 h à Paris, le prix du baril de pétrole Brent (européen) est retombé sous les 76 dollars. Un point bas jamais atteint depuis l'offensive américaine du 28 février. Le WTI américain est, lui, tombé sous les 75 dollars le baril.
Le protocole d'accord est salué par les marchés financiers qui espèrent une reprise imminente de l'envoi de marchandises passant par le détroit stratégique - dont le pétrole et le gaz - sur les marchés mondiaux. Pour rappel, 20 % des flux de pétrole mondiaux passent par le détroit. Pour autant, un retour complet à la normale des opérations de transport maritime prendra probablement plusieurs mois.
« L’attention se porte désormais sur le rythme de reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz », ont déclaré les analystes de Saxo Bank. « On estime à 100 millions de barils la quantité de pétrole brut et de produits raffinés déjà chargés sur des pétroliers et prêts à quitter le Golfe, tandis que les producteurs régionaux prennent des mesures pour relancer la production interrompue. »
La production iranienne devrait se redresser plus rapidement que la production ailleurs dans le Golfe, car la levée du blocus naval pourrait permettre une reprise rapide des exportations et soutenir un rebond rapide de la production et des chargements, selon Homayoun Falakshahi, responsable de l'analyse du pétrole brut chez Kpler.
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Si le retour à la normale de l'approvisionnement en pétrole va prendre encore un peu de temps, les prix du carburant « ont commencé à baisser et ça doit continuer à baisser », a affirmé sur BFMTV/RMC la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Énergie, Maud Brégeon. Dans plusieurs stations, le prix du gazole est déjà redescendu sous les 2 euros le litre. « On peut retrouver de la confiance et quitter l'attentisme », a déclaré Serge Papin sur Public Sénat, estimant que la baisse des cours du pétrole allait « se répercuter à la pompe très vite ».
Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a toutefois prévenu sur RTL qu'un retour du carburant à 1,70 euro le litre prendrait « un peu de temps parce qu'il va y avoir encore des incertitudes ».
Aux États-Unis, le prix moyen de l'essence à la pompe est repassé sous le seuil des 4 dollars le gallon pour la première fois depuis la mi-avril. Le franchissement du seuil des 4 dollars le gallon est largement considéré comme une barrière psychologique à partir de laquelle certains consommateurs modifient leurs comportements, notamment en réduisant leur consommation de carburant.
L'essence de base coûte désormais en moyenne 3,999 dollars le gallon (soit 3,8 litres, volume de référence dans le pays), selon les relevés de l'association automobile américaine (AAA).
Les prix avaient bondi après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient par les États-Unis et Israël et la paralysie du détroit d'Ormuz, passant d'environ trois dollars à plus de 4,50 dollars.
Cette hausse, très impopulaire, a propulsé l'inflation globale à un plus haut depuis trois ans, gênant le camp présidentiel à quelques mois des midterms.
Le diesel, qui sert aux camions et tracteurs, est aussi moins onéreux : 5,13 dollars en moyenne contre 5,63 dollars un mois plus tôt.
Les États-Unis sont le premier producteur mondial de pétrole et les prix – bien qu'influencés par les cours mondiaux - y sont nettement moins élevés que ceux pratiqués en Europe.
(Avec agences)
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