Salon du Bourget, la pluie de commandes n'a pas eu lieu pour Airbus et Boeing

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(Crédits : PASCAL ROSSIGNOL)
Non seulement les commandes fermes sont rares parmi les annonces d'Airbus et de Boeing, mais les contrats ou pré-contrats sont moins nombreux que ceux enregistrés lors des dernières éditions.

Des protocoles d'accord, des lettres d'intention, et même des protocoles d'accord avec des compagnies dont on tait le nom, mais très peu de commandes fermes au Salon du Bourget pour Airbus et Boeing, à part quelques contrats comme ceux signés avec les sociétés de leasing AerCap (100 B737Max) et GECAS (60 A320neo)

Deux fois moins de commandes fermes qu'en 2013

Certes, l'expérience a montré que les protocoles d'accord se transformaient généralement en commandes fermes rapidement (celles qui font l'objet d'un acompte et sont comptabilisées dans le carnet de commandes de l'avionneur). Il n'empêche. Si l'on songe que les avionneurs, en particulier Airbus (Boeing annonce davantage ses contrats au fll de l'eau) concentrent leurs annonces lors des grands salons aéronautiques, le bilan est bien maigre. Pour l'heure, les commandes fermes d'Airbus et se montent à 16 milliards de dollars au prix catalogue, légèrement moins que Boeing (16,7 milliards), soit moins de la moitié des bilans des deux rivaux au salon de 2013. C'est un salon normal, c'est le précédent qui ne l'était pas », fait-on remarquer chez Airbus.

Les carnets de commandes sont pleins

Le bilan est maigre même en additionnant les contrats avec les pré-contrats. Les compagnies freinent donc leurs achats. Certaines parce qu'elles ont déjà fait leurs emplettes ces dernières années et attendent de recevoir leurs avions, d'autres parce qu'elles sont effrayées de constater que les carnets de commandes des constructeurs sont tels qu'il leur faudrait attendre 8 ans avant d'être livrées.

Par ailleurs, l'absence de nouveaux programmes à commercialiser ne favorise pas non plus les prises de commandes. A tel point que certains s'inquiètent déjà. « Qu'allons nous pouvoir annoncer au prochain Salon du Bourget en 2017 ? », explique-t-on au sein d'un équipementier ?

Chez les constructeurs d'avions régionaux, on n'a pas non plus usé beaucoup d'encre pour signer des contrats, à part le constructeur d'avions à hélices ATR qui tire une nouvelle fois son épingle du jeu. Bombardier qui a fait beaucoup de bruit autour de la présence du C-Series n'a pas enregistré de nouvelles commandes. Embraer a enregistré lundi des commandes pour 93 appareils, dont 50 fermes.

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a écrit le 18/06/2015 à 10:05 :
La bulle aéronautique est en train de dégonfler. Après des années de commandes à tout va, les compagnies aériennes n'ont plus qu'à travailler avec ces avions … qui sont appelés à opérer une trentaine d’années !! Ajoutez à ca la facture énergétique, car pour le moment le kérosène est relativement bas, mais une fois que les pays du golfe auront réussi à anéantir l’économie américaine basée sur les pétroles de schiste, le tarif va remonter. En 2008, lors des premières études, le point de rentabilité d’un A350 était basé sur un baril à 100$... On imagine facilement les conséquences d’un pétrole qui remonterait à 120 / 130$ : avions cloués au sol, compagnes aériennes en sous activité …Il serait de bon ton de penser à un autre avenir que celui basé sur l’ aéronautique pour relancer notre économie… toujours l’énergie, mais pas le fiasco du nucléaire non plus !
Réponse de le 18/06/2015 à 16:19 :
La Tribune n'entend pas de cette oreille, elle va continuer à renchérir cette bulle jusqu'à ..… BOUM !
a écrit le 18/06/2015 à 9:07 :
La compagnie russe Airflot, on apprend ce matin, envisage de résilier le contrat pour les Boeing 787 Dreamliner. Si l'on continue dans ce régime insensé de sanctions contre la Russie, le même pourrait aussi se passer aussi pour les nouveaux modèles d'Airbus en pré-contrats. Demain ce genre de mesure pourrait s'étendre aussi ailleurs (Chine, Inde, les BRICS…), au grand détriment des industries aéronautiques occidentales. Nos politiciens tirent une balle dans le pied.
Réponse de le 18/06/2015 à 9:36 :
Bravo, j'allais le dire. Il est temps de donner une bonne leçon aux orgueilleux et prétentieux occidentaux et qu'ils remettent les pieds sur terre. Les compagnies aériennes peuvent commander chez les BRICs et faire tourner leurs industries.
Réponse de le 18/06/2015 à 21:03 :
@Alpha Bravo: T'inquiètes pas, il y a une cellule de crise mise en place depuis des mois et des mois au sein d'Airbus!

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