Satellites : la fabuleuse commande de OneWeb à Airbus

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Airbus Defence and Space a été sélectionné par OneWeb Ltd pour la conception et la fabrication d'une flotte de plus de 900 microsatellites, pesant chacun moins de 150 kilos et destinés à une constellation satellitaire destinée à l'internet
Airbus Defence and Space a été sélectionné par OneWeb Ltd pour la conception et la fabrication d'une flotte de plus de 900 microsatellites, pesant chacun moins de 150 kilos et destinés à une constellation satellitaire destinée à l'internet (Crédits : Airbus Defence & Space)
Airbus Defence and Space a été sélectionné par OneWeb Ltd pour la conception et la fabrication d'une flotte de plus de 900 microsatellites. La conception et la fabrication des 10 premiers satellites sera réalisée à Toulouse tandis que la production de série le sera aux États-Unis.

Décidément pour Airbus Defence and Space (DS), ça plane après une très belle année commerciale en 2014. La filiale spatiale d'Airbus Group a été sélectionnée par OneWeb Ltd en tant que partenaire industriel pour la conception et la fabrication d'une flotte de plus de 900 microsatellites, pesant chacun moins de 150 kilos, pour une constellation satellitaire destinée à l'internet. "Nous nous réjouissons de travailler avec Airbus Defence and Space afin d'offrir les meilleures connexions internet à l'ensemble des habitants de la planète et au meilleur prix", a expliqué le directeur des systèmes spatiaux de OneWeb, Brian Holz, cité dans le communiqué d'Airbus DS publié ce lundi, lors de la journée d'ouverture du salon du Bourget. OneWeb est une start-up créée à l'automne 2014 par l'homme d'affaires américain Greg Wyler.

"Ce partenariat ouvre un nouveau chapitre de l'histoire spatiale, a estimé le directeur général de Space Systems, François Auque, cité dans le communiqué. Être sélectionné par One Web pour produire plusieurs petits satellites par jour a été une source d'inspiration pour le développement de modes de conceptions innovants et de processus de productions d'applications spatiales de haute performance, à très grande échelle et à des  coûts extrêmement compétitifs". La filiale spatiale d'Airbus Group n'a pas souhaité indiquer le montant du contrat. Pour autant, le PDG de Oneweb, Greg Wyler avait indiqué qu'il ne voulait pas payer plus de 400.000 dollars par satellite, soit dix à vingt fois moins que les prix habituellement pratiqués.

Une production à la vitesse de l'éclair

La production initiale est prévue au lancement début 2018 vers une orbite basse "pour offrir un accès internet bon marché à l'ensemble des habitants de la planète", a précisé Airbus DS dans le communiqué. Arianespace est en autre en piste pour lancer cette constellation. La conception et la fabrication des dix premiers satellites sera réalisée à Toulouse tandis que la production de série sera mise en place dans une usine installée aux États-Unis. Airbus DS devra fabriquer ces satellites en série en un temps record, soit de l'ordre d'un an. Des standards de production qui se rapprochent un peu de ceux d'Airbus pour les avions.

"En combinant innovation, techniques de production à grande échelle de son A350 et expérience des systèmes spatiaux ultra-fiables et performants, « l'équipe Airbus » va nous permettre de développer le système OneWeb en un temps record pour fournir des liaisons internet fiables à nos clients », a d'ailleurs assuré Brian Holz.

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a écrit le 16/06/2015 à 11:17 :
Je conseillerai quand même d'être prudent sur les suites de ce contrat.
En ce qui concerne la présumée nullité des équipes d'Airbus, je me permets de faire remarquer que toutees les sociétés de ce domaine souhaitaient avoir ce contrat. Que celui-ci soit effectif ou non dans la suite.
Il est déplorable que certains critiquent sans arrêt. Habitude bien française qui veut que ceux qui ne font pas grand-chose et ont souvent des poils dans la main en forme de baobab passent leur temps à critiquer tout ce qui marche en France, et à se plaindre....
a écrit le 16/06/2015 à 7:47 :
C'est bien, mais il est dommage que l'exploitation et la fabrication ne soient pas chez nous. D'autre part, y a-t-il des informations sur la fin de vie de ces satellites? 900, c'est beaucoup...
a écrit le 15/06/2015 à 22:30 :
Question, par qui et comment seront-ils lancés?
Les lanceurs traditionnels paraissent exclus.
F16, Rafale?
Autre?
a écrit le 15/06/2015 à 21:05 :
Start-up créée il y a 6 mois ! Quelles sont les garanties de paiement ? Les clauses d'annulation ?
Non mais je rêve ! Plus les chiffres sont gros, plus les vendeurs deviennent c...!
Ou alors c'est le contribuable français qui régale !!
Réponse de le 15/06/2015 à 21:46 :
Bien sûr, les dirigeants d'Airbus sont d'aimables charlots, un peu neuneus, même. En plus ils n'ont pas l'habitude, les pauvres, de signer des contrats un peu compliqués....Et comme vous avez certainement accès à toutes les subtilités du contrat vous allez nous en faire profiter.
Vraiment français ça, de critiquer une boite dès qu'elle a du succès.
Réponse de le 15/06/2015 à 22:47 :
@Bidonnant
Les vendeurs chez Airbus et Thalès sont tellement nuls qu'Arianespace a lancé 11 satellites en 2014
Airbus a pris 14 commandes
Thalès a aussi signé de nombreuses commandes.
Avec tout cela, la France est le n°1 du satellite.
Vraiment des nuls ces vendeurs.......
Réponse de le 16/06/2015 à 20:49 :
Thales mais il plus juste de dire quand même Thales Alenia (Finmeccanica est rappelons-le détenteur de 33 % du consortium Thales Alenia). N'oublions pas cette contribution italienne.

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