2,77 milliards d'euros de bénéfice : Inditex, la maison mère de Zara écrase la concurrence
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Le géant espagnol Inditex, propriétaire de la marque Zara, conforte sa place de numéro un mondial du prêt-à-porter.
Yves Herman
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Le géant espagnol Inditex, propriétaire de la marque Zara, conforte sa place de numéro un mondial du prêt-à-porter.
Yves Herman
Résultats record pour le géant espagnol Inditex, propriétaire de la marque Zara. Confortant sa place de numéro un mondial du prêt-à-porter dans un contexte de concurrence accrue dans le secteur textile, le groupe basé en Galice, dans le nord-ouest de l'Espagne, a dégagé un total de 2,77 milliards d'euros de bénéfice net durant ce premier semestre décalé, qui s'est achevé le 31 juillet, selon les résultats publiés ce mercredi. Pour rappel, Inditex avait déjà engrangé de résultats inédits au premier trimestre, en pleine offensive du chinois Shein, avec un bénéfice net de 1,29 milliard d'euros durant son premier trimestre décalé, qui s'est achevé au 30 avril.
Le chiffre du premier semestre 2024 est en hausse de 10% par rapport aux 2,51 milliards du premier semestre 2023, date du précédent record. Il est conforme aux attentes des analystes interrogés par le fournisseur d'informations financières Factset, qui tablaient sur 2,78 milliards d'euros. Cette dynamique, atteinte dans un contexte de forte concurrence, montre « la solidité » du « modèle » économique d'Inditex, qui « continue de générer des opportunités de croissance », souligne le directeur général Oscar García Maceiras, cité dans un communiqué.
Le groupe aux 165.000 salariés, propriétaire des marques Zara, Pull&Bear, Bershka, Massimo Dutti, Oysho et Stradivarius, explique ces bons résultats par le bon accueil réservé à ses collections printemps-été, notamment sur le marché européen. L'enseigne galicienne a ainsi engrangé 18,06 milliards d'euros de chiffre d'affaires en six mois, soit 7,2% de plus que les 16,85 milliards du premier semestre 2023, avec une « évolution très satisfaisante tant en boutique que sur internet », selon le groupe.
Ce rythme de croissance est inférieur à celui des six premiers mois de 2023 (+13,5%). Mais une partie de ce ralentissement s'explique par un taux de change défavorable : sans cela, les ventes du géant de la mode bon marché auraient progressé de 10,2%, selon le groupe. Cette dynamique était, en outre, largement anticipée par les analystes du secteur, qui s'attendaient à voir la croissance des ventes du géant galicien ralentir légèrement après quatre années de résultats record, liées notamment au rebond post-Covid 19.
A la Bourse de Madrid, les résultats du géant de la mode bon marché, engagé depuis plusieurs années dans une stratégie de montée en gamme, ont été bien accueillis, le titre Inditex gagnant 6%. L'entreprise galicienne se dit optimiste pour les mois à venir, ses ventes ayant continué à progresser au cours des dernières semaines (+11% sur un an pour la période allant du 1er août au 8 septembre) avec l'arrivée des collections automne/hiver.
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La filière textile est en effet confrontée à une concurrence croissante. Depuis plusieurs années, des marques ultra low-cost comme la chinoise Shein ou l'irlandaise Primark, déstabilisent les enseignes traditionnelles de vêtements bon marché. Mais ce contexte défavorable n'a que peu affecté le groupe présidé par Marta Ortega, fille du fondateur multimilliardaire d'Inditex Amancio Ortega : Inditex, solide leader du secteur avec 150 milliards d'euros de capitalisation, a ainsi vu son titre bondir de 38% à la Bourse de Madrid depuis un an.
« C'est une entreprise qui a des accords de long terme avec un nombre limité de fournisseurs » et « qui fabrique localement » : « Cela signifie qu'elle a moins de problèmes que ses concurrents lorsqu'il s'agit de rapatrier toute sa production sur les marchés où elle doit vendre », explique-t-il.
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Deux ans après sa déroute, qui en a fait le symbole du déclin du prêt-à-porter, Camaïeu est de retour depuis fin août dans les vitrines à Lille et dans onze autres magasins, relancée par Celio, repreneur de la marque mais pas des salariés.
Avec son nouveau logo « be camaïeu » placardé à l'entrée du centre commercial Euralille où a eu lieu l'inauguration, le groupe Celio se dote ainsi d'une ligne femme, destinée notamment à être vendue dans ses magasins agrandis. Au total, 100 personnes ont été recrutées, dont dix anciens de Camaïeu. La marque, qui comptait auparavant plus de 500 magasins, est mise à disposition jeudi dans 12 boutiques en France et en Belgique (Bruxelles). Deux magasins sont dédiés uniquement à « be camaïeu », les autres étant intégrés à des boutiques Celio, parfois agrandies.
(Avec AFP)
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